lundi 1 octobre 2012

C'était mieux avant.

Avant, quand il y avait manif, plus personne ne s'en rendait compte,  ainsi, il n'y  en avait pas ou presque plus. C'est d'une imparable logique. 

Depuis le début de la crise en 2007/2008, le gouvernement de Sarkozy multipliait les plans de rigueur sans les nommer. Il appelait ça RGPP ou bien TEPA, ou encore STFU (shut the fuck up) qu'importe. 

Les résultats se sont fait sentir bien profond dans les rangs du français moyen et cela a conduit à la déliquescence programmée de tout ses moyens qui lui permettaient de rester propre et digne : système de santé, système judiciaire,  éducation nationale et mécanismes de solidarité et de protection au travail. La droite, fidèle à ses principes judéo-chrétiens, devait laisser en guise d'aumône, juste de quoi vivoter, se remplir la panse et s'occuper le neurone.

Aucune grande manifestation contre la rigueur n'avait vu le jour à Paris.  

Aujourd'hui, le gouvernement actuel tente de reprendre la main et rendre droit au chapitre aux organisations intermédiaires longtemps méprisées et fortement bâillonnées par une série de décrets féroces relatifs aux déclarations préalables, service minimum et autres chantages pécuniaires. Et c'est justement l'occasion pour certains de mener des milliers de citoyens dans la rue pour crier des slogans hostiles à ce gouvernement. Paradoxal ? Non pas tout à fait.

La gauche de la gauche montre davantage d'animosité vis-à-vis du PS car cette fois-ci et contrairement à la tradition, les communistes ne font pas partie du gouvernement. Le phagocytage en règle opéré par le  FDG sur le PC et le putsch mené par Mélenchon sur la gauche de la gauche, lui a permis de fédérer une frange importante du peuple dit de gauche par la séduction,  le mot intelligent, le verbe haut et bien senti.

Seulement, les mots ne suffisent pas pour gérer tout un pays. Sinon comment expliquer le refus du FDG d’intégrer ce gouvernement sinon par la peur de se voir échouer un jour ? Le président du FDG sait bien que les meilleurs combats sont ceux qu'on mène à l'intérieur de la bataille. Gouverner c'est à mon point de vue l'idée d'essayer d'éviter l'échec, et non pas d'en avoir peur. 

Mélenchon restera un simple spectateur avec comme seul outil un zapette sociale ou il aura loisir d'appuyer : Bzz licenciements, Bzz traité européen, Bzz sécurité etc ... c'est tellement plus facile de rester assis face à sa télé.

Avec ça, la droite a tout son temps pour se recomposer et tranquillement repartir à l'offensive.

21 commentaires:

  1. Les clowns au moins, il me font rire.

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  2. On vient d'annoncer la fermeture définitive du site de Florange.
    En promettant qu'il ne laisserait pas faire, le gouvernement s'est mis dans la même posture que Sarko à Gandrange.
    Comment en vouloir à l'ouvrier lambda de ne pas voir la différence ?

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    1. On aura loupé l'opportunité de savoir si avec un ministre de "vraie" gauche aurait pu faire mieux et c'est bien ce que je déplore.

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    2. Je suis bien d'accord avec toi Captain!

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  3. Zappeurs de tous les pays, unissez-vous!

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  4. En promettant qu'il ne laisserait pas faire, le gouvernement s'est mis dans la même posture que Sarko à Gandrange.

    le gvt s'est engagé dans un combat pour que mittal accepte de céder ce site à un repreneur
    certes c'est pas gagné mais c'est pas la même promesse que sarko

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    1. OK, attendons le repreneur ... je ne demande qu'à y croire.

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    2. Faut qu'on finisse par admettre en France que la métallurgie et les aciéries font partie du passé et l'accepter. C'est inéluctable ! Faut se tourner vers autre chose maintenant avant qu'il ne soit trop tard.

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  5. Possible. Mais en attendant, on a un pays a tenter de redresser quand même.

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  6. Si mes souvenirs sont bons, quand Hollande prenait ses distances avec l'accord électoral PS-EELV, il déclarait aussi que son programme n'était pas négociable. Dans ce cas de figure, je ne vois pas trop ce que le FdG ferait dans ce gouvernement, lui qui considère, à tort ou à raison, le programme en question comme un pis-aller, et qui, a tort ou à raison, voit dans le sien la solution de nos problèmes.

    Que pourrait bien faire le FdG dans un gouvernement qui refuse toutes ses idées, et issu d'un parti avec lequel il a été impossible de s'accorder sur aucun point ?

    Si, comme beaucoup en semblent convaincus ici, le FdG n'est qu'un ramassis de clowns, c'est tant mieux qu'il ne participe pas au gouvernement, qui, à mon avis, n'a aucun besoin de clowns supplémentaires.

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  7. Possible. Personne n'est dans le secret des négociations, mais il reste que EELV avec 3 ou 4 % sont au gouvernement et font avancer tant bien que mal leurs idées, de plus ils ont un groupe solide à l'assemblée. Le fdg avec 14 ou 15 se retrouve hors-jeu et avec un seul gus à l'assemblée. Faut pas avoir envie de gouverner !

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    1. Un seul gus à l'Assemblée ? Allons, un peu de sérieux : le FdG a formé un groupe à l'Assemblée.

      Quant à EELV faisant avancer ses idées, j'ai un doute.

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    2. "...au total 9 communistes et un seul député élu front de gauche ..." Le groupe à l'assemblée n'aurait pas pu voir le jour selon les statuts de l'assemblée, le PS a aidé à la fusion de plusieurs députés notamment avec les indépendantistes antillais sous "Gauche démocrate et républicaine" aucune mention de front de gauche. renseigne toi camarade !

      regarde ici ...http://www.assemblee-nationale.fr/qui/xml/organe.asp?id_organe=/14/tribun/xml/xml/organes/656018.xml

      et ici ...

      http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/06/18/le-front-de-gauche-grand-perdant-des-legislatives_1720175_823448.html

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    3. Tu as raison, pas de groupe FdG à l'Assemblée, juste un groupe réunissant Communistes, PG (oui, je sais, un seul élu PG) et quelques autres auxquels il a fallu s'allier pour pouvoir constituer le groupe. Même si les Communistes font parti du FdG, il serait malhonnête de dire qu'il y a un groupe FdG.

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  8. Je fais partie de la génération qui a connu mai 1981. A l'époque , François MITTERRAND a été élu Président de la République, sur la base d'un Programme Commun de Gouvernement élaboré entre le PS, le PCF et le MRG (Mouvement des Radicaux de Gauche)
    Dieu sait (s'il existe !) que j'ai fait la fête comme plusieurs millions de mes compatriotes, toute la nuit du 10 mai 1981.
    Le premier gouvernement qui a été constitué par Pierre MAUROY représentait parfaitement les diverses composantes qui s'étaient engagées à gouverner sur les bases du programme négociées antérieurement, et présentées aux suffrages des électeurs.
    Et il faut bien reconnaître en effet, que sur ces bases, les ministres communistes ont fait leur boulot : Marie Georges BUFFET, Anicet LE PORS, Jack RALITE, Charles FITTERMAN,et surtout Jean AUROUX ont été à l'origine de dispositions législatives qui sont encore applicables aujourd'hui. Malgré les attaques successives des gouvernements de droite, il en reste toujours quelque chose. N'oublions pas que si les CHST nous semblent aujourd'hui faire partie du paysage normal de notre environnement de travail, il n'existent que depuis 1981 de part la volonté de Jean AUROUX.
    Mais je peux aussi témoigner des couleuvres que j'ai du avaler à l'époque en tant que responsable syndical CGT, parce qu'il y avait des ministres communistes au gouvernement. Il ne fallait surtout pas manifester, il fallait laisser faire les politiques...ils avaient besoin de temps...il fallait être réaliste...
    Mais en 1982, la messe était dite : François Mitterrand a réusi à faire ce qu'il avait peaufiné depuis toujours : marginaliser le PCF, quitte à délivrer un brevet de démocratie à un parti d'extrême droite dont personne n'avait jamais entndu parler auparavant: le FN.
    Et depuis, c'est le PS qui s'autoproclame comme le seul parti "de gauche"...C'est ainsi qu'il y a un an, on a vécu l'imposture des primaires du PS plus que complaisament relayée par la majorité des médias, il faut bien le constater. Car c'était quand même énorme : un parti politique demande à l'ensemble des citoyens de désigner celui qui sera le représentant du parti à l'élection présidentielle ! Je n'ai pas oublié d'avoir reçu à l'époque, dans ma boite aux lettres, une invitation de la mairie m'incitant fortement à aller voter pour "désigner mon candidat de gauche à l'élection présidentielle"
    Actuellement, nous ne sommes donc pas dans la même situation qu'en 1981. Se gausser du Front de Gauche, pourquoi pas ? Mais ce serait oublier que pendant la campagne présidentielle, le Front de Gauche a demandé sans cesse qu'un débat public ait lieu entre toutes les composantes de la Gauche. Cette demande a été superbement ignorée par le PS...Il n'y avait donc pas de programme de gouvernement et c'est en toute logique que les autres composantes de la gauche ne se retrouvent pas au gouvernement. A part EELV, mais je ne comprends toujours rien à leur positionnement politique, et encore moins à celui de "Dany le rouge" que j'ai suivi quand j'avais 20 ans en mai 1968 .
    La majorité des électeurs qui ont voté Front de Gauche au premier tour, ont voté François Hollande au 2è tour. Il est donc normal qu'ils demandent des comptes. C'est celà aussi la démocratie...



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  9. Oui, c'est la démocratie. Donc rien n'obligeait JLM d'appeler à voter Hollande au second tour ... il l'a fait pour ne pas se couper de son propre "électorat" qui n'attendait pas ses consignes pour aller voter. Y a erreur de casting à gauche de la gauche.

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