mardi 22 mars 2011

Le médiator de la république.

Une espèce d'atavisme inexplicable me pousse à allumer Inter chaque matin ( je ne me sens pas assez fini intellectuellement pour écouter Culture, mais à force de côtoyer certains blogueurs, ça finira peut-être par m'arriver)  et donc entre deux spots publicitaires, l'un pour vous encourager à prendre une mutuelle et l'autre à vous faire dépister le cancer du trou du cul, je tombe sur Jean Paul Delevoye qui vient nous faire une synthèse du rapport du médiateur de la république. 

Que dire ?

Cet ancien de l'industrie agro-alimentaire, passé ministre de la fonction publique sous Raffarin (l'inoubliable premier ministre des routes droites) vient expliquer doctement que la majorité des citoyens se sent abandonnée des pouvoirs publics et voit se retreindre de jour en jour son accès aux services du même nom. Dans un style rédaction de CM2, ce monsieur bien brave ( comme on dit  par chez nous )  vient dénoncer la désertification médicale, la distance qu'il faut dorénavant parcourir pour obtenir que la justice règle vos problèmes et d'autres joyeusetés du genre.

L'interviewer n'a pas manqué de lui signaler à juste titre que son rapport dénonçait les conséquences attendues des politiques d'économie budgétaire dans les appareils d'état ainsi que les multiples déceptions qu'ont occasionné les promesses non tenues du candidat-président du parti dont il est lui-même issu. Mais Jean Paul qui n'a pas qu'une seule division dans la tête répond tout-à-trac qu'il s'agissait des conséquences d'une politique menée par tous les bords politiques. Il n'hésita pas à mettre dos-à-dos la gauche et la droite et à aucun moment n'a reconnu la faillite de ses copains au pouvoir depuis dix ans.

Delevoye est un coupe-faim politique. Il proclame sa neutralité (avec une carte UMP à jour de cotisation dans la poche) et se contente de dénoncer en évitant soigneusement de nommer ceux qui creusent le fossé entre la république et les gens. Il fait un diagnostic de l'état de la société française sans apporter la moindre solution de rechange. 

Volontairement ou pas, le gugusse tient le  discours du tous pourris,  préférant  tout jeter par dessus bord  plutôt que d'admettre les errements de son camp.  UMP ou la politique de la terre brulée ?

3 commentaires:

  1. Jean-Paul Delevoye, c'est l'équivalent du plancton en langage poulpe, non ?

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  2. MHPA, ce n'est pas Paul le poulpe dont il est question, mais de Jean paul :)

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  3. Je me rappelle qu'il s'était fait battre par MAM aux élections internes du RPR... No comment !

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