dimanche 4 mars 2012

Quand ça veut pas ... ça veut pas !

Il a eu vachement raison Sarkozy de choisir la métaphore maritime pour marquer sa campagne. D'abord l'idée extraordinaire de l'affiche, avec la mer Égée (tout un symbole) puis se désigner lui-même comme le courageux capitaine du bateau. Cet homme est un visionnaire car lui et son parti sont à la dérive complète.

Comment peut-il en être autrement, lorsqu'on observe l'atmosphère qui règne dans ses meetings.

Plus que jamais auparavant, la droite paraît engoncée dans son carcan idéologique et semble même aller au delà de sa propre caricature. Un parti poussiéreux, enfermé dans des vêtements et des certitudes héritées de ses vieux parents. La vieille France incrédule et interdite devant la marche du monde, recroquevillée dans ses principes moraux sentant la naphtaline et la moisissure. 

Toujours victime de son incapacité maladive à innover et à impulser une dynamique de progrès et d'union, elle revient toujours à son point de départ. Elle revient à ce qu'elle sait faire le mieux : montrer du doigt et dénoncer l'autre, l'étranger. Ce n'est plus une idéologie, ça devient une pathologie. Risible.

Ainsi, être obligé de touiller une fois de plus dans cette idéologie raciste et réactionnaire car tous les sondages montrent que les courbes, au lieu de se croiser comme prévu cette semaine, s'éloignent une fois encore. Preuve s'il en fallait une, que les citoyens sont plus sensibles au sujet de leur  pouvoir d'achat, du chômage, de leur protection sociale et le futur de leurs enfants que sur des sujets accessoires et épisodiques. Faire peur pour masquer l'incurie. Les gens ne sont plus dupes.

Au lieu de cela, on assiste à ces perpétuelles séances d'onanisme présidentiel à grand spectacle qui compromettent de plus en plus la carrière politique de ceux qui, assis dans les premiers rangs, essuient les plus gros outrages

Lorsqu'on écoute la tonalité du discours du candidat socialiste, on se rend bien compte qu'il est plusieurs crans au-dessus. Qu'il a une vision pour le pays et un projet. Il fait de la politique dans le sens noble du terme et propose des solutions dans l'union et l'apaisement républicain. Il montre que la France est encore capable d'accompagner le mouvement vers un progrès social et humain et de revenir à la place qui est la sienne parmi les nations. Par son discours, il veut ouvrir les fenêtres et changer l'air vicié dans lequel l'engeance des héritiers et des rentiers nous a enfermé.

La droite à la dérive complète en attendant le naufrage et le sauve-qui-peut .


6 commentaires:

  1. Costa Concordia ou Costa Allegra ?
    Peu importe c'est la même compagnie ...

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  2. Oui c'est un mauvais choix stratégique .

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  3. "Lorsqu'on écoute la tonalité du discours du candidat socialiste, on se rend bien compte qu'il est plusieurs crans au-dessus. Qu'il a une vision pour le pays et un projet."...
    Certes, et ce n'est pas difficile pour lui, compte tenu de la médiocrité (et le mot est faible !) de la campagne du candidat-président...
    Mais il existe aussi un autre candidat de gauche qui redonne l'espoir à des milliers de travailleurs et même à des militants qui pensaient être désabusés et qui se reprennent à rêver...Alors pourquoi faire l'impasse sur son programme qui remet l'humain au centre de la revendication ?
    Pourquoi systématiquement faire l'impasse sur le Front de Gauche, alors que beaucoup d'observateurs internationaux constatent "qu'il se passe quelque chose à gauche en France" (Cf le Courrier international)?

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  4. Kalondour, je suis d'accord, le candidat Mélenchon a un bon programme et j'aurai une préférence particulière pour ce qu'il propose. Seulement, je voudrais personnellement m'inscrire dans une dynamique de premier tour pour toutes les raisons que tu sais. Pour cela je soutiens FH.

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    1. Tu as bien sûr entièrement le droit de t'inscrire dans une démarche qui te semble être la meilleure pour "une dynamique du premier tour"...Mais c'est quoi cette "dynamique" pour les électeurs de "la gauche" ?
      Soit, c'est le "Sarko, dehors", et en effet il faut voter "utile"...Mais la question se pose alors de savoir si voter "utile" sert vraiment le "peuple de gauche"...Car cette démarche s'inscrit, à mon avis, dans une délégation de pouvoir qui ne garantit en rien que dans l'alternance qui sera actée, les aspirations exprimées trouveront leur aboutissement.
      Soit, et c'est ma position, il faut tout faire pour qu'au 1er tour, le candidat qui se présente avec le seul programme qui porte les aspirations populaires (progressistes, bien entendu), réalise un score qui sera incontournable pour le candidat Hollande.
      Et ce sera tout l'enjeu des élections législatives qui suivront : une majorité de gauche à l'Assemblée avec un maximum de députés du Front de gauche, pourra sans doute répondre un peu mieux aux aspirations de la majorité de nos concitoyens qui se paupérisent de plus en plus.
      Le Front de gauche et son candidat, sont en train de réussir ce que tous les vieux militants dont je suis, n'espéraient plus : ils redonnent l'espoir et ils redonnent l'envie de repartir au combat...Rien que pour ca, mon choix est déjà fait pour le 1er tour...

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    2. Pour redonner l'espoir, il faut se donner toutes les chances de faire gagner la gauche. La vote pour les législatives sera bien différent et ce sera l'occasion de peser sur les décisions. Nos institutions sont malheureusement comme ça et je le déplore, crois-moi. Mais je ne désespère pas de voir un bon groupe FDG se former à l'assemblée nationale bientôt :)

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