Les faits sont aussi têtus que l'instant Karma est cruel.
Nous subissons une troisième vague de chaleur, quelques jours seulement après la tenue du G7 dans notre beau pays, pourtant plein de bonnes intentions climatiques et de COP 21 lancés naguère entre larmes et fanfare.
En réalité, il n'en est rien.
Les tourniquets, les coups de menton et les velléités de puissance "pour être craint" deviennent tout à coup du pipi de chat. Car lorsqu'il s'agit de dérouler la red carpet au demeuré de la maison blanche, on ne recule devant aucun sacrifice.
Surtout sur les questions climatiques.
Car pour ne pas froisser le Donald, il fallait retirer des discussions du G7 tout ce qui pouvait s'apparenter à des problématiques liées au climat. Pas une ligne, pas un mot.
Pourtant les choses sont simples : le gugusse aime l'odeur du pétrole (avec l'âge, il a dû perdre de celui des pussies qu'il adorait grabber dans les soirées).
L'homme orange continue à mouliner du délit d'initié en veux-tu en voilà et ce devant le monde qui préfère regarder ailleurs. Il est seul à décider du cours du baril en appuyant le bouton ON/OFF de la guerre en Iran, permettant à sa famille et ses proches d'encaisser les marges d'achats-ventes. Non content de faire tourner l'épicerie familiale avec le fric des amerloques et leur matos militaire, il démantèle scrupuleusement (entre autres) tous les systèmes de surveillance sur les océans, pourtant essentiels pour la climatologie.
Et tout ça pour combien ? Moins de 400 millions de dollars, soit 3 ans de déplacements présidentiels juste pour aller jouer au golf dans son bunga-bunga palace de Floride.
Lorsqu'il sera parti, lâchement soulagés, nous danserons joyeusement sur les cendres du monde.






