Billet estival oblige, je me plie à l'exercice annuel habituel que nous livrent les médias désormais orphelins de l'agitation pluriannuelle sarkozyste et privés d'une opposition qui a laissé à Boutin un stock de salive juste suffisant pour coller quelques timbres.
Car maintenant que nous avons tous perdu du poids (environ 230 gr) sur les conseils des diététiciennes et des revendeurs de maillots de bains dument appointés par les revues en papier glacé, nous sommes parés pour aller vaillamment défendre nos centimètres carrés de serviette, subrepticement et traîtreusement refoulées du pied par le couple bedaine-replis-gourmette bronzé jusqu'à l'anus (artificiel) qui arrive toujours au même endroit de la plage pour poser les chaises en toile sous prétésque qui sont pas des tourisses, eux ! Que c'est des autochtones qui paient les impôts locaux, môssieur !
Oui, amis ... en ces temps chauds, propices à la gaudriole et au sexe, je vous invite (une fois n'est pas coutume) à parler des deux bombasses qui font la Une dans nos magazines d'été et qui créent tant de tension matinale dans les slips de nos ados adorés : Zahia et Nabila.
Ces deux créatures aux prénoms bien exotiques, n'en déplaise aux nationalistes de la libido et autres identitaires de la reproduction sexuée de mes deux, ont gagné leur ticket d'égéries de la mode française en devenant mannequin pour les plus grandes maisons de haute couture, symbole du luxe à la française et désormais ultime secteur qui exporte. Le redressement productif français comme promis par notre ministre le plus beau gosse, en quelque sorte.
Seulement, les chemins empruntés par ces statues de la puberté en chairs pour en arriver là sont curieux et néanmoins explicables pour l'époque formidable que nous vivons : le sport et la téléréalité. La première fut découverte par la grâce d'un scandale sexuel tellement banal dans le football si les protagonistes n'avaient pas été d'aussi importants membres d'une équipe nationale, portant haut les couleurs du pays. Zahia, repos d'un guerrier des vestiaires méritant dont le prix de la passe laisserait sur la paille la moitié des habitants de votre HLM est devenue créatrice de mode en lingerie et fervente défenseur des droits des travailleurs en soutenant les ouvrières de Lejaby au grand dam de Mélenchon qui pourtant est célèbre pour sa vergve légendaire. Le combat continue camarades.
La seconde s'est révélée au monde par une expression entrée dans la légende grâce à l'activisme forcené des producteurs de son émission sur Tweeter, outil de communication qui permet aux cerveaux les plus réticents de donner une opinion essentielle et incontournable et naturellement grâce à une paire de nichons qui vous regardent droit dans le calbute avec beaucoup d'intelligence et d'esprit.
Phénomènes de société qui intéresse même les sociologues, les deux bombasses en plastique thermoformé sont bien la preuve que l'intégration à la française est une réussite et que l'esprit d'entreprise dans notre pays ne s'est pas éteint comme le prédisent certains économistes qui bandent mou.





