vendredi 3 décembre 2010

Qatar : l'essentiel c'est de ... banquer.

Il y a comme un parfum de fond de poubelle dans le monde fantastique du sport, vous ne sentez pas ? 

Le sport, domaine ô combien noble où l'adversité est érigée en vertu, le dépassement de soi comme une victoire et l'esprit d'équipe comme un principe de vie en société. Le sport lieu social par excellence où les castes se rencontrent, se mêlent et font même des enfants. 

Les enfants grandissent avec dans leur rêves des images de leurs grands héros de carte Panini. Ces personnages à qui on donne toutes les vertus pour ensuite les proposer comme modèle à nos mômes.

Les scandales  à répétition pour corruption qui visent la FIFA, n'ont pas empêché cette mascarade d'attribution de l'organisation de la coupe du monde à la Russie puis au Qatar en 2022 ! Cet émirat d'à peine un million d'habitants  n'est pas franchement connu pour être une nation de football, à part pour les professionnels mondiaux retraités qui y sont recrutés à coup de millions de dollars pour y jouer quelques mois histoire de distraire le grand Cheick Yerbouti du coin. On sait l'affection du Cheik pour ses voitures de luxe, son amour pour les chevaux et son intérêt pour les footballeurs.

Oui, le Qatar va faire construire neuf stades aussi grands que le Maracana mais attention, avec la clim, jacuzzi dans les loges VIP ,  piste de ski et remontées mécaniques pour s'occuper pendant la mi-temps. Les chantiers seront comme d'habitude confiés à des entreprises spécialisées dans le recrutement de Bengalis et d'Indiens faméliques dans des normes "environnement durable" tout ce qu'il y a de plus parfaitement. 

Mais loin de nous tout ce fatras et ces turpitudes. Nous en France, on se contente de faire comme si de rien n'était et on continue à dévoiler le prochain tracé du tour de France avec fanfare et cotillons.

Vive le sport ! 

jeudi 2 décembre 2010

Mangez des pommes !

Encore une étude qui fait pas mal de bruit en ce moment et dans laquelle il est prouvé qu'un enfant de dix ans ingère en moyenne 80 produits chimiques par jour.  L'étude a pris en compte les recommandations sur la consommation de 5 fruits/légumes par jour et intègre même les goûters. 

Les experts ont décelé pas moins de quinze sortes de pesticides, ainsi que d'autres substances interdites dans l'UE. Un article intéressant est à consulter ici. Comme d'habitude, ce genre d'études est toujours tempéré par d'autres experts et nutritionnistes qui crient halte à la "paranoïa" et à "la conspiration" et qui tentent d'en minimiser l'impact . Comme d'habitude, quand on gratte un peu, on en trouvera bien quelques uns qui émargent régulièrement dans des grosse boîtes d'agro-alimentaire, mais passons.

(Tiens, c'est vachement à la mode cette façon de discréditer tout ce qui voudrait nager à contre-courant ) Réflexion typique et gratuite,  issue d'un esprit mal intentionné.

Cette façon d'opérer me fait penser au scandale de la dioxine. Dans cette affaire qui dure depuis 1995, la montagne a accouché d'une minuscule souris :  le gros du bataillon ainsi que les politiques a été relaxé. Circulez y a plus rien à voir.

Pourtant, il y aurait de quoi faire : dans l'excellent article de rue89, on apprend que dans les environs directs de l'usine d'incinération et dans une même rue, on a recensé 80 cas de cancers. 


Voilà ce qui s'apparente à un gros scandale sanitaire mais dont personne n'a de comptes à rendre.

Vieille tradition française qui voudrait que les affaires impliquant les secteurs économiques stratégiques soient traitées avec des grosses pincettes. Il ne faudrait pas que nos belles entreprises aient à souffrir d'une image détériorée qui serait nuisible à l'économie du pays. Conspiration ! Populisme ! Dictature de la transparence ! A moi Wikileaks ! Taïaut !   

Depuis des décennies, le législateur français freine des quatre fers pour empêcher l'instauration de l'action de groupe, autrement dit "class action".  C'est en clair,  une action qui permet à un groupe de poursuivre en justice une entreprise ou une institution publique  afin d'obtenir une indemnisation morale ou financière. 

Chaque fois promise, chaque fois reportée cette disposition qui existe dans d'autres pays européens est devenue un vrai serpent de mer dans notre pays. Le dernier rapport commandé sur la question dort avec les 196 autres au fond d'un tiroir à l'Élysée. Les premiers à l'exiger sont les associations de protection du consommateur qui voient là le meilleur moyen pour que les plaintes (comme celles de l'entente sur les tarifs téléphoniques)  soient efficacement regroupées dans une seule et unique procédure qui favoriserait l'intérêt des plaignants. Mais il ne faut pas trop rêver.

Inutile de vous dire que ce genre de dispositifs ne verra jamais le jour en France, car le medef y est fermement hostile pour les raisons énumérées plus haut  (non, pas là ! Encore plus haut ) : compétitivité économique, image de marque et gnagnagna ! Ah oui  : "mécanisme juridique  étranger totalement extérieur à notre culture juridique" .   Ça c'est de l'argument ma brave dame !

Concernant l'affaire de la dioxine, combien de tonnes de lait ont pu être commercialisées et ainsi passer à travers les mailles ? Combien de vaches contaminées ont échappé au massacre et se sont retrouvées dans les assiettes des restaurateurs ? Combien reste-t-il de foin contaminé ? Pourquoi n'entend-on que les avis qui  affirment que les cas de cancers ne sont pas liés à la contamination ?  

Concernant la première étude, pourquoi l'agriculture biologique n'est-elle pas soutenue au même titre que l'agriculture classique productiviste dont toutes les études démontrent la nocivité des pratiques autant sur l'homme que sur la biodiversité ainsi que sur la nature ? Jusqu'à quand  laissera-t-on empoisonner nos mômes au nom de la compétitivité de notre agriculture et de la rentabilité de notre industrie alimentaire ?

mercredi 1 décembre 2010

La dolce vita.

Le mari de Carla, en bon stratège qu'il est, a déclaré ouverte la lutte pour sa succession ... en 2017. Les quadragénaires prometteurs de la droite politique française des Hauts de Seine se préparent déjà à  se mener une lutte sanglante. 

Ce joli coup bien tordu a dû faire énormément plaisir à Copé qui se croyait l'unique prétendant au trône, mais c'était sans compter le sens aigu de la magouille du patron. Ce dernier a  habilement choisi  quelques blanches brebis du sérail, y a implanté une petite graine qui doucement s'en va germer et gonfler d'ambition. 

Pauvre J.François  se voir ainsi relégué quasiment en maternelle, au même rang que Morizet, Wauquiez, Baroin, et autre Lemaire ! 

Cette déclaration, considérée par les observateurs en politique comme une candidature à un second mandat est lourde en sous-entendus.  

Regardons d'abord le contexte : invitation à l'Élysée d'une poignée de députés et de sénateurs membres du groupuscule "droite sociale",  courant qui fédère  «ceux qui pensent que la droite, ce n’est pas seulement la sécurité et le CAC 40» . Autre preuve que le virage au centre devient une réalité bien ancrée dans une logique de reconquête de l'opinion et que les dérives facho, c'est fini (pour le moment). Le président voudrait poser quelques garde-fous et se prémunir contre un échec éventuel de Borloo et surtout casser les genoux à Fillon qui bénéficie d'une meilleure opinion que lui dans les rangs de la droite dite classique. 

Ensuite regardons les échéances : "Je suis là  pour deux mandats, pas plus " La dernière précision est inutile car la constitution ne permet pas plus. (Mais une constitution  n'a jamais été une entrave pour le bonhomme) . Clairement, il indique aux siens qu'il ne tolérera aucune candidature et qu'il reste maître de l'UMP et du temps.
Inutile de vous préciser que ce n'est même pas la peine d'organiser  un suffrage et d'aller voter en 2012 vu que le résultat est déjà connu d'avance ( je plaisante évidemment) .

Penchons-nous aussi sur le temps médiatique : la sentence intervient suite à la déclaration de candidature de Ségolène R. à la primaire/présidentielles prochaines. On se retrouverait dans le même cas de figure qu'en 2007. Les mêmes causes entraînant les mêmes conséquences, on reprend les mêmes et on recommence le cirque. Le seul qui aurait pu représenter un danger pour les deux, c'est DSK, qui a déclaré clairement qu'il garderait ses 500 mille dollars annuels jusqu'à Novembre 2012. Donc le gus est out pour la présidentielle. (Nicolas l'avait chaudement suggéré pour le poste au FMI, il lui trouvera bien un machin prestigieux à présider en 2013) .  

Pour finir, les termes choisis : il suggèrent que sa charge serait un fardeau insurmontable, une souffrance. Jolie manière de s'exonérer des reproches qui lui sont faits. Président dépensier et Bling-Bling, aimant les yachts,  les belles montres et les beaux avions de luxe.  Pour finir, l'expression dolce vita vient nous montrer que désormais il a changé de références artistiques et cinématographiques. Finis les Bigard, Mireille Mathieu et autres Camping 2. Dorénavant, il revendique toute sa place dans les salons où l'on cause et a gagné son ticket d'entrée dans la belle et bonne société parisienne.  

Ou peut-être voulait-il juste sous-entendre qu'il comptait finir sa carrière chez GDF... ? 


mardi 30 novembre 2010

Réconfortons les marchés.

Phrase abondamment entendue dans les médias : réconforter les marchés. 

Les ministres des économies de la zone euro se sont réunis pour apporter un soutien financier à l'Irlande pour "réconforter les marchés" . 

C'est une belle expression qui  fait tout de suite penser à l'enfance qui rime avec innocence et insouciance. L'enfant n'est pas responsable de ses actes, il est imprévoyant et léger. Il faut sans cesse lui faire les yeux ronds, le menacer,  le réprimander, mais on finit toujours par lui céder.

Le marché serait donc une petite entité faible et inquiète et qui a besoin que les états viennent à son chevet pour la cajoler et le rassurer à coup de milliards. 

Les banques font en sorte que l'unique préoccupation de l'union européenne soit la solidité et la fiabilité de son système financier. Toute l'énergie déployée et tous les moyens vont en direction du secteur bancaire et de la finance. 

Pourtant il y aurait tant à faire. Il y aurait tant de secteurs et tant de gens qui ont besoin d'être réconfortés eux aussi. Je pense à ces salariés qui se font maltraiter pour un SMIC. A ces travailleurs qui se font virer peu de temps avant leurs retraite. A ces jeunes qui perdent leur motivation dans les stages gratuits et les emplois précaires. A cette économie sous perfusion et sans innovation. A ces banlieues sans avenir. A ces SDF.  A ces mal-logés, mal chauffés, mal soignés, malmenés.

L'Europe est riche. Beaucoup trop pour que cette richesse profite aux citoyens. 

Xavier Bertrand est parti hier se faire photographier aux Restos du cœur. Pourquoi  faire ? Pour  réconforter les pauvres ? Pour leur assurer de sa solidarité et celle de son gouvernement fantoche ? Ou bien pour signifier  aux autres : voilà ce qui pourrait vous arriver si vous n'êtes pas sages. Cessez de râler et de manifester. Estimez vous chanceux et pensez à votre repas de noël,  on s'occupe du reste.

Je ne sais pas vous, mais je ne me sens pas complétement réconforté moi.

lundi 29 novembre 2010

Quand la vérité menace la démocratie.

La sortie des derniers bulletins de wikileaks semblent mettre pas mal de monde mal à l'aise. Je peux le comprendre mais je ne suis pas d'accord avec l'analyse qu'on en fait. 

Effarant ce matin,  B.Guetta sur Inter et la manière dont il s'est pris pour vilipender l'information quand elle circule sur le net. Voilà donc l'angle d'attaque que la plupart des journalistes "responsables" ont choisi pour exprimer leur méfiance et leur dédain de wikileaks et tout ce qui circule sur le net  : on met tout dos à dos : journalistes d'investigation, blogs , sites porno ou d'astro-voyance ! Ce manque d'objectivité et de recul  laisse sans voix.

Une société transparente est totalitaire. C'est exactement ce que l'on ne cesse de crier depuis des années  lorsque les pays dits- développés  restreignaient les libertés fondamentales pour soi-disant combattre le terrorisme : écoutes téléphoniques abusives, hackage informatique, surveillance des sources journalistiques, caméras vidéo et surveillance dans tous les coins de rue et fichiers ADN outranciers. Oui, je le dis moi aussi  tout haut : une société transparente est totalitaire.

Sinon de quelle société parle t-on exactement ?

Faudrait-il juste laisser les pays de l'alliance envoyer les gosses (de pauvres ou d'immigrés) se faire trouer la peau en Afghanistan et en Irak et interdire de photos les cercueils qui en reviennent.  Poursuivre impunément  des opérations contre des civils et pratiquer la torture. Continuer à faire tranquillement de la vente d'armes à des pays peu recommandables au nom de la compétitivité économique et utiliser les personnels diplomatiques comme des indics. A ce sujet, personne n'est venu rappeler la lamentable affaire Plame-Wilson survenue pendant l'ère de l'ami Bush. Pourtant il y aurait matière à grouiner là aussi, M Baroin.

Ce qui ne passe surtout pas, c'est le fait que dorénavant le plus gros travail journalistique se fait en dehors des rédactions habituelles et que l'événement arrive par les sites internet. La horde de journalistes qui recopient les dépêches, qui rient des plaisanteries douteuses du président sur leurs collègues et qui accourent au dîners du siècle enragent contre les journalistes en ligne et  contre les révélations qui arrivent par le web. On peut les comprendre les pauvres,  ils ont choisi de ne pas décevoir l'actionnaire.  

Guetta parlait ce matin de "choisir" l'information  à divulguer et ne pas envoyer la sauce sans distinction. En vertu de quoi, un journaliste devrait-il choisir entre telle information et telle autre? De ses convictions politiques? Que devrait-il craindre? Que des révélations menacent notre démocratie ? Qu'elles portent atteinte à "la sureté de l'état" ?  

Tous les jours, au nom de je-ne-sais quelle éthique de fumiste qui se voudrait préserver la démocratie et la cohésion nationale, nous découvrons de nouveaux scandales. Ainsi au nom de ces belles valeurs, M.Roland Dumas, président du conseil constitutionnel en 1995 et grand amateur de chaussures de luxe, nous apprend que les comptes des candidats de droite Chirac et Balladur recelaient de notables irrégularités qu'il ne fallait surtout pas divulguer.  C'est un vrai scandale dans une démocratie d'estimer que dénoncer un délit serait beaucoup plus grave que le délit  lui-même. 

De cette façon, le conseil a préféré poser un couvercle de plomb sur la marmite débectante des pratiques électorales en France donnant ainsi implicitement l'absolution et le feu vert pour que l'élite politique continue à gruger le citoyen.  

"Peut-on prendre le risque d'annuler l'élection présidentielle et de s'opposer, nous, Conseil constitutionnel, à des millions d'électeurs et ainsi remettre en cause la démocratie ?", aurait-il déclaré.

Que Wikileaks révèle que Berlusconi fréquente les prostituées ou que Nicolas est un teigneux, on en a fondamentalement rien à cirer et on le sait. Mais que tout le monde sache  que cela se raconte dans les couloirs  feutrés de la diplomatie mondiale, ça prend tout de suite une dimension très importante et c'est bien cela qui les emmerde. 

Dévoiler les comptes de campagnes truqués d'un candidat n'est nullement une atteinte à la démocratie n'en déplaise, et livrer des documents qui pourraient compromettre des personnalités influentes n'est pas une atteinte à la sécurité de l'état.   

Alors messieurs, sortez-vous la tête du sable et dites que la vérité, même si à court terme pourrait provoquer quelques remous et contrariétés, elle ne peut qu'être bénéfique pour  l'exercice de la démocratie. La chasse aux sorcières engagée contre certains journalistes et contre l'information sur le web en général est l'expression d'un grand malaise chez certains politiques. Leurs fonds de  tiroirs recèlent des choses bien peu avouables pour qu'ils veuillent obstinément de les garder fermés.

samedi 27 novembre 2010

Un siècle de partouze.

Beaucoup parmi vous ont entendu parler des dîners du "Siècle" , confrérie secrète qui réunit chaque mois l'élite politique de droite et de gauche, industriels et journalistes dans des endroits cossus et feutrés de la capitale. 

Cette mystérieuse société présidée actuellement par l'inoubliable Nicole Notat représente à ma connaissance la source et l'essence même de toutes les avanies que subit notre démocratie moderne. C'est la réunion de toutes les compromissions, de tous les accommodements, des mélanges des genres  des népotismes et des petits arrangements entre gens de bonne famille. 

Lorsqu'on parcours la liste des quelques personnalités qui accourent à la soupe on comprend plus facilement l'origine de la plupart des scandales politico-financiers qui affaiblissent nos institutions avec la complicité bienveillante des grands médias populaires. L'on saisit aussi les objectifs de la plupart des décisions politiques et des réformes structurelles imposées dans ce pays au mépris de la volonté des citoyens depuis des lustres.   

Toujours moins pour la collectivité, toujours plus pour les intérêts privés et ce au nom d'un certaine idéologie qui se voudrait dominante et qui se dit émanant d'on ne sait quelle logique naturelle des choses. Des décisions  présentées comme nécessaires et justes à une population privée de tout moyen de discernement.

Quand on se met à regarder de plus près d'où vient ce bidule, on se retrouve avec un fondateur qui a été haut responsable dans un quotidien collabo en 1940 qui se targuait déjà de pouvoir arrimer une certaine gauche à des idées typiquement droitières. Tout est là !

Les derniers dîners mensuels ont été l'objet d'une protection très serrée de la part de bataillons de CRS car il existe des gens informés qui s'insurgent et qui manifestent leur désaccord face à cette réminiscence des pires périodes de notre république. Des gens qui dénoncent cet outrage fait à la démocratie et aux citoyens. 
  
Je relaye ici leur dernier communiqué ainsi que le récit détaillé de l'arrestation musclée dont ils ont été victimes et je souhaiterais que les blogueurs en fassent autant  pour donner un maximum d'écho à tout cela. Il faut que les gens sachent comment la démocratie est confisquée dans ce pays et connaissent la vraie identité de ceux qui  priveront  leurs enfants d'une vie meilleure.

vendredi 26 novembre 2010

Le PS est une grande famille.

J'avais gardé cet article sous la main en me disant que je trouverais bien un de ces jours,  quoi en penser.  

J'ai cru comprendre que Ségolène Royal ne trouverait pas saugrenu de rapatrier vers le parti socialiste les recalés estampillés "ouverture" du dernier remaniement ministériel à savoir : Kouchner, Bocquel ou Amara s'ils en faisaient la demande.  La porte resterait ouverte à ces personnalités, qui selon certains, pourraient représenter une sensibilité non négligeable au niveau de l'électorat centriste. Toujours cette course fatidique au centre !  

Certains autres glosent sur le fait que les anciens trophées de Bwana 1er avaient soutenu jusqu'au bout sa politique  depuis le début et qu'ils se retrouvent malgré cela sur le carreau sans l'avoir vraiment voulu. Il ne s'agirait donc pas d'un retour au bercail motivé par la contrition et le regret mais seulement par défaut.  

Je pense qu'il faut se rappeller les circonstances dans lesquelles s'est faite la transhumance de ces gugusses à l'époque et quel fût la jouissance qu'elle a pu procurer rue de la Boétie.  Je ne parle même pas du reniement et l'image désastreuse qu'ils se sont construit dans l'esprit du citoyen lambda de gauche (et parfois même de droite car je ne doute pas qu'il y ait des gens de droite qui n'apprécient guère les opportunistes) .  

Alors de là à penser ne serait-ce qu'un moment à les récupérer dans le giron ...

J'avais gardé cet article sous la main en me disant que je trouverais bien un de ces jours,  quoi en penser. Eh bien maintenant c'est fait : je pense que c'est une belle connerie.

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