lundi 31 octobre 2011

Le Figaro parle aux français

Habituellement, les sondages menés suite à des événements télévisuels sont rapidement portés à la connaissance du péquin pour l'informer de la relative perception de l'opinion sur le sujet et éventuellement, pour l'aider à décider s'il doit ou non penser quelque chose du machin. La fraîcheur du résultat est, comme en poissonnerie, gage de qualité et de sincérité du produit.

Ici, un sondage Opinion Way commandé pour le Figaro a mis cinq long jours pour arriver. Une gestation inhabituelle qui laisse la porte ouverte au doute et aux soupçons de rectificatifs idéologiques. Je me suis cependant penché sur le pdf mis en lien qui permet de s'informer sur le détail de l'affaire. 

La dernière page du rapport est très intéressante, elle raconte une histoire beaucoup plus nuancée que les manchettes triomphantes de l'organe principal du parti.

Le budget déficitaire de la France et les mesures d'économie à mettre en place : convaincant 49 %, pas convaincant 49 % .

Pour un président qui se voudrait protecteur, les sondés sont à moitié seulement convaincus qu'il est en mesure d'apporter des bonnes solution aux problèmes économiques du pays. Ce qui sous-entend, qu'ils ne croient qu'à moitié à sa stature d'homme de la situation.

Sa possible candidature à l'élection présidentielle de 2012 : 46 % convaincant, 52 % pas convaincant.

Deux lectures possibles : la première étant de savoir si sa posture actuelle de non-candidat était crédible, dans ce cas, une majorité pense que c'est du flan et qu'il est réellement candidat. La seconde lecture, si sa candidature est ou non convaincante ( voudrait-on le voir se représenter). Là, une majorité indique que non.

La réindustrialisation de la France : 46 % convaincant, 52 % pas convaincant.

Clairement, une majorité pense qu'il est incapable de remettre de l'activité industrielle dans le pays, ce qui implique de la création d'emplois et donc baisse du chômage.

Le financement de la campagne d'Edouard Balladur : 36 % convaincant, 62 % pas convaincant.

Et c'est le plus croustillant du sondage ! Une majorité écrasante (avec un même taux de NSP) croit dur comme fer qu'il aurait plein de choses à raconter sur le financement de la campagne de sa courtoise suffisance, son ancien mentor. Les affaires semblent intéresser les français. Voyons comment cela se traduira devant les urnes.

Finalement, quand on les regarde de plus près, les sondages peuvent révéler des trucs assez intéressants, non ?

dimanche 30 octobre 2011

PSG : gazon maudit

Bon, j'admets que le titre n'était pas plus dur à dénicher qu'une culotte fendue dans les tiroirs du bureau d'un directeur de FMI. 

Le club de football de Paris, depuis qu'ils est devenu propriété d'un cheikh (sans provisions) du Qatar, fait systématiquement la une des journaux sportifs (écrits en grand et avec beaucoup d'images à colorier) car il gagne tous les matches. Normal me direz-vous lorsqu'on sait que le cheikh (en bois) a dépensé des tonnes de barils de pétrole pour s'offrir une belle écurie de champions.

Seulement voilà, le prestigieux club ne veut pas que l'équipe des filles joue dans son bac à sable favori arguant qu'elles en abimeraient le gazon. Qu'est-ce à dire ? Serait-ce une nouvelle fatwa, ou bien juste un épisode de l'interminable guerre des sexes ?

Après le plafond de verre, allons nous avoir droit à la pelouse interdite ? Allons nous encore* voir fleurir des blogs féministes qui défendent le droit des gonzesses à jouer dans la cour des grands ? Et demain, pourquoi pas une équipe rugby féminine pour faire un calendrier sexy pour  camionneurs bulgares...(ah on me dit que pour le calendrier chochotte, c'est déjà fait).

M'enfin, faut rester raisonnable les filles ! En France vous n'avez obtenu le droit de vote  que 70 ans  après les gnères des iles Pitcairn et les rombières de l'état du Wyoming et depuis, vous n'êtes même pas encore foutues de gagner le même salaire smic que les mecs, alors si en plus vous vous en prenez à l'institution masculine de référence : le foot ! 

Ce n'est pas parce que quelques rédactions, en quête de quota minoritaires, ont mis des gonzesses pour présenter la page des sports à la télé qu'il faudrait vous croire tout permis. Le foot c'est une question de testostérone, d'hommes qui se saoulent et qui montrent leur culs velus, d' hommes qui enculent l'équipe adverse et règlent leurs comptes avec ses supporters à coups de boules à la sortie des stades. 

Faudrait d'abord s'entraîner à la castagne, au bourre-pif, à la baston, à la marave avant de vouloir fouler l'herbe consacrée du prince du parc.

* smiley évidement.


samedi 29 octobre 2011

L'homme qui murmurait à l'oreille des bourricots

Laurent Wauquiez existe. Il tente de le prouver de temps en temps, non pas en donnant des perspectives d'avenir à la France dans le domaine de la recherche et de l'enseignement supérieur, comme l'indique l'intitulé de l'affectation ministérielle de la voiture de fonction qui le promène à nos frais, mais en faisant du conseil en habitat social au grand dam de son pote Apparu qui se mord les couilles de ne pas en avoir eu l'idée le premier.

Après le cancer social de l'assistanat, il nous ressort le bon vieux filon frontiste de l'habitat social réservé aux travailleurs. Une bonne idée tiens ! Cela fera sortir tous les ouvriers du bâtiment et de l'agricole des résidences et sonacotras où il pourrissent dans des condition inhumaines. Cela permettrait aussi de faire le ménage dans le HLM parisien où parfois se terrent des hauts revenus ainsi que leur méritante descendance. Et pourquoi pas, cela permettrait de remettre à plat le problème des villes qui ne respectent pas leur SRU. Trop compliqué ?

Dans cet intéressant article, on apprend comment Wauquiez a finalement gardé le faux intitulé "droite sociale" sur un groupuscule de députés au départ assez droitiers qui finalement se sont mieux retrouvés à la "droite populaire". Une partie de la tendance centriste UMP se retrouvait sans maman, sont restés avec Laurent, pendant que l'autre se donnait à Leonetti pour créer la "droite humaniste". 

La vérité est que ces sous-produits de l'UMP ne sont là que pour donner l'illusion d'une diversité au sein d'un parti monocolore.  Car comme leur nom ne l'indique pas, ils ont tous les trois la même ligne idéologique que le vaisseau mère : taper sur les pauvres, sur les immigrés, les chômeurs et les salariés.

Entre les populaires qui font de l'apéro saucisson-vin rouge et veulent un fichier d'allocataires, les sociaux qui parlent de cancer social et veulent mettre les chômeurs et leurs enfants sur le pavé et les  humanistes (défense de rire!) qui veulent une journée du drapeau, il y a un lien : Guillaume Peltier. C'est le communicant le plus hype du moment. Le must have droitier. En réalité un jeune loup du FNJ, passé par la case Megret puis celle du regretté De Villiers qui a naturellement trouvé sa place pour développer ses talents à l'UMP. Paraît qu'on se l'arrache à droite.

L'UMP n'a plus aucune solution d'avenir à proposer aux français. Et faute de programme, elle s'obstine à recycler les vieilles lubies frontistes dont même l'héritière à son papa n'arrive plus à faire son beurre. Créer des sous-partis pour faire croire qu'il y a de la diversité et du débat  en son sein alors que tous ces gens vont chercher leur feuille de route et leurs éléments de langage chez les mêmes communicants, anciens soutiers chez les fachos, qui aujourd'hui sont dûment labellisés par l'Elysée. 

Ce sont eux qui leur murmurent à l'oreille ce qu'il doivent dire et quand il doivent le dire.

vendredi 28 octobre 2011

L'UMP bascule vers des terres inconnues

On ne pouvait rêver meilleure expression que celle du premier ministre : " Un échec du sommet franco-allemand ferait basculer l'Europe vers des terres inconnues " . A moins qu'il ne disait cela en pensant à son propres parachutage en terre inconnue du VII arrondissement.

Ce qui a retenu mon attention suite au naufrage télévisé du président, c'est l'image qu'a voulu donner Copé d'un parti raide dans ses bottes et en ordre de bataille derrière son champion. 

La mise en scène était bien soignée : debout et alignés comme un seul homme, des gugusses autour d'un Copé qui avait du mal à lire sa fiche, incapable qu'il était de faire trois mots de compliments sincères à son président. Tout cela faisait penser à une théatralisation digne des propagandes politiques soviétiques les plus soignées.

Sinon, à l'instar des mes chers camarades blogueurs, je tiens également à apporter lancer ma tomate pourrie à l'édifice déjà bien haut que les commentateurs professionnels ont construit sur la pauvre intervention du chef d'état. 

Le bonhomme nous a fait un pot-pourri de tous les bons mots qu'il a pu tenir dans ses déclarations publiques depuis son accession au pouvoir. On trouvait les grand classiques de la pensée bourgeoise de Neuilly. Le bon poujadisme petit commerçant et les vieux épouvantails droitiers avec une petite pincée xénophobe comme il se doit.

La roue présidentielle a grincé principalement sur les retraites et les fonctionnaires, élevés au rang de calamités nationales suprêmes, responsables de la crise financière mondiale, du déficit commercial, de la dette, du chômage, de l'inflation, de l'échec scolaire et des hémorroïdes du vieil oncle Armand . 

Ensuite il a agité le hochet des 35 heures, véritable répulsif à commerçant de proximité. 

Le comble du ridicule fut atteint par l'évocation, à plusieurs reprises, des syndicats. Vieille peur du capitaliste héritier français qui n'a pas lieu d'être vu l'état pitoyable de ces derniers. Le syndicalisme français c'est comme De Gaulle, il sont tous deux morts depuis très longtemps, mais il est si utile d'en déterrer la carcasse de temps en temps pour des besoins idéologiques. Pas un mot sur le chômage, pas un mot sur le pouvoir d'achat des français. Aucune perspective, aucun projet, aucune solution.

Bien que le cirque ait été intitulé "France face à la crise" il fut question un moment des affaires qui comme des bombes miraculeuses, tombent obstinément toujours à-côté, bizarrement il n' y a pas eu un mot sur la Libye. A croire que la charia a eu raison du grand chef de guerre.

Puis, toujours cette violence larvée envers celui qui ose demander des détails à qui ne sait quoi dire ni quoi penser. De la violence du châtelain qui  maltraite sa domesticité. Juste venu dire que les prévisions de croissance au doigt mouillé de son gouvernement étaient bien grotesques et qu'il fallait en conséquence agrandir la main qui prend et réduire celle qui donne. Il est venu dire qu'il n'y peut rien, que c'est comme ça et qu'il n'avait rien d'autre à proposer. Les français apprécieront le moment venu.

Ce fut un discours de dilettante, de celui qui ne connaît pas ses dossiers... bref, une perte de temps. 

Mais si à  l'UMP tout le monde est content, nous sommes heureux pour eux et nous leurs souhaitons une bonne continuation et une bonne bourre les gars !


mardi 25 octobre 2011

Dati n'aime pas les rillettes

Entre deux séances de shopping de luxe l'ancienne garde des sceaux nous offre un spectacle des plus plaisants et confirme, pour ceux qui en doutaient encore,  l'ambiance de fin de règne pourrie que vit l'UMP.

Dati attaque bille en tête le premier ministre en l'accusant de parachutage intempestif sur sa circonscription. Elle le soupçonne d'user des moyens de l'état pour mettre en place des équipes sensées préparer son arrivée à Paris. Elle va jusqu'à l'accuser d'abus d'autorité, évoquant sans retenue ses doutes sur la nomination du fils Tibéri à Bercy comme un joli cadeau du futur candidat. Il m'est avis que des plaintes en justices vont voler bas les prochains jours à Paris. Youpi !

L'ex égérie du sarkozisme décomplexé, folle de rage, a oublié qu'elle-même avait été parachutée dans cette circonscription sans électeurs comme elle le dit si bien, en guise de lot de consolation après son éviction honteuse du gouvernement sous la pression de Fillon. Alors comment peut-elle dénoncer les petits arrangements politiques de la droite parisienne alors qu'elle en a pleinement bénéficié ? Tsss !

Il y a quelques jours, Copé venait pleurer devant les caméras pour se plaindre du "hold-up" médiatique du PS qui aurait éclipsé la droite des écrans à l'occasion des primaires. Des cris d'orfraie et de vierges effarouchées ont suivi de concert ce faux lamento grotesque et sont allés jusqu'à exiger du CSA un équilibrage du temps de parole. Mais à l'évidence, dès que la droite revient aux micros c'est pour étaler ses turpitudes et ses penchants maladifs à l'affairisme politique et aux coups tordus entre amis.

Fillon qui nommerait le fils Tibéri (rejeton de l'inoubliable famille aux casseroles) à Bercy comme fonctionnaire de luxe malgré l'avis contraire des experts du ministère alors que l'état multiplie les suppressions de postes de fonctionnaires. C'est ce qui s'appelle faire une politique de rigueur budgétaire. 

D'ailleurs, à ce sujet, Dati évoque également le dispendieux et inutile voyage du premier ministre en Asie en disant qu'il ne résoudra pas les problèmes des français en Corée et au Japon. Pour une fois, je lui donne entièrement raison, je ne vois pas pourquoi Fillon, flanqué d'un Woerth revenu en grâce, se farcirait des milliers de km pour défendre les positions du G20 en Asie alors que son champion se fait ridiculiser par Angela Merkel à quelques encablures de Paris. A moins que ce ne soit pour assister au concert donné par son frêrot, médiocre pianiste de jazz, au Japon.

La droite commence à baliser à l'arrivée des élections, à tel point que le premier ministre use maladroitement de tout ce qui en son pouvoir pour se faire élire à Paris. Cette grotesque gesticulation politique témoigne de la nervosité croissante de l'UMP pour 2012. Les rats quittent le navire.

Pourvu que ça dure !
 

lundi 24 octobre 2011

Charia en Libye

A peine installé au pouvoir, le nouveau chef de la Libye déclare que les lois qui prévalaient auparavant dans son pays seront abrogées lorsqu'elles iront à l'encontre de la charia. Il annonce clairement la couleur : état islamique.

Ainsi donc, sans attendre la mise en place d'élections qui établiraient une nouvelle assemblée qui serait en mesure de légiférer, l'homme de confiance que nous a tant vanté Bernard-Henri met les pieds dans le plat et décrète tout seul comme un grand.

Il ne pouvait pas attendre plus longtemps pour annoncer en priorité absolue qu'il allait autoriser la polygamie et interdire le divorce (preuve supplémentaire s'il en fallait, que les questions touchant aux femmes taraudent tous les bigots , quelque soit leur religion)  

Il n 'y avait rien de plus urgent à annoncer. Par exemple : amnistier les condamnés pour délit d'opinion, autoriser les partis politiques et le retour des exilés politiques, parler de démocratie, mettre en place un moyen de désarmer les citoyens ...non, rien de tout cela. 

Il fallait immédiatement s'attaquer au principal fléau national  de ce pays : les acquis de la femme libyenne.

Incroyable cette malédiction sarkozienne : il désirait tellement effacer l'image déplorable qu'il avait donnée en invitant en grandes pompes Mouammar lorsqu'il était encore son ami, qu'il a obtenu de le faire lyncher devant les caméras du monde et installer à sa place un ayatollah sans turban. Décidément, tout ce qu'il touche tourne en eau de boudin.

Nous voilà donc prévenus, il se pourrait que ce nouveau régime qui a vu le jour dans un grotesque bain de sang, installe à quelques encablures de l'Europe un régime intégriste islamiste extrêmement dur. 

Faudrait maintenant que Nicolas et son pote Bernard reviennent devant les caméras pour nous expliquer que non, la région ne sera pas entièrement déstabilisée, que non les guerriers islamistes qui font la loi dans le Sahara ne trouveront pas un parasol et des transats sur les bords de la méditerranée et surtout que les 10.000 missiles qui se sont évanouis dans la nature pendant cette guerre civile ne serviront qu'à la chasse à l'antilope du désert.

samedi 22 octobre 2011

Eléctions suisses : simple et stupide

"Faire simple et stupide" en jargon publicitaire KISS :  Keep It Simple and Stupid . C'est le principe que revendique le plus gros fournisseur d'affiches xénophobes de l'UDC Suisse. Vous vous souvenez sans doute des affiches qui sentaient le bon air des alpes avec les minarets en forme d'ogives,  les moutons noirs et les  figures basanées patibulaires, eh bien c'est lui.

En voilà une idée qu'elle très bonne.

Le patron de l'agence de publicité qui fournit l'UDC en propagande nazifiante dit clairement et sans ambiguïtés ce qu'il pense de l'électorat de base de l'extrême droite et c'est très intéressant comme point de vue. J'invite d'ailleurs les électeurs du front national français à se pencher de plus près sur ce concept pour voir si leurs leaders sont d'accord avec Alexander Segert.

Ce dimanche on vote pour les fédérales dans le joli paradis Suisse . L'Union Démocratique du Centre est un parti d'extrême droite dont la fausse appellation de Centre et Démocratique, qui pourrait en tromper plus d'un, est le parti le plus doté financièrement et fait figure de favori.

Normal car il faut rappeler que le patron de ce parti est un brillant homme d'affaires, de surcroît  milliardaire, à l'image de tout ses riches petits camarades européens du même bord politique qui ont décidé de jouer aux politiciens et font mumuse avec les bas du front de leurs contrées. Ils se permettent même des envolées patriotico-prolétaro-anti-mondialistes alors qu'ils sont eux-même le résultat et les uniques bénéficiaires de la sauvagerie libérale et financière qui plonge les peuples dans la crise et la misère. Merci les cons !

(Voilà pour  "le vote populaire qui se détourne de la gauche et gnagnagna...." dont je n'ai personnellement rien à cirer.)

En attendant que notre clown national en finisse avec les paradis fiscaux, nous apprenons par ce journal qui n'est pas connu pour être franchement une feuille gauchiste que la Suisse reste le pays le plus opaque du monde et qu'il demeure la patrie de toutes les évasions fiscales internationales, tout le blanchiment d'argent sale et de  toute autres transactions illicites . 

Alors juste une petite proposition comme ça en passant :  au lieu de faire semblant de s'agiter et d'aller "voir Angela" tous les deux jours (internet et le téléphone c'est pas pour les chiens)  il faudrait peut-être commencer par aller voir du côté des banquiers Suisses. C'est eux qui planquent tout le pognon.

Mais il faudra faire vite car si les fâcheux molosses prennent le pouvoir, il sera bien gardé!

Extrême droite et financiers la main dans la main . La boucle est bouclée.

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