dimanche 31 janvier 2010

Les deux boulets

C'est le branle-bas de combat. Tous les partis politiques lancent leur campagne électorale pour les régionales. Des bataillons en ordre de marche,des mentons orgueilleusement pointés vers le firmament et une marseillaise entonnée avec moult vibratos patriotiques. Ah c'est y pas beau à voir tout ça ? Bon, faudra vite en profiter car cela pourrait être la dernière vu la prochaine réforme des collectivités pour " simplifier"  "le millefeuille administratif " -mmmmm c'est joliment dit-  qui va te remettre tout cela en ordre avec dose de proportionelle et scrutin à  tour unique  favorable à qui vous savez. 
Triste mine qu'ils avaient les potes à Fillon. Depuis que les Gaullistes ont troqué le sigle "Républicain" de RPR, contre celui "Populaire" de UMP, les fientes leur tombent dessus comme des hallebardes. Une atmosphère, comme qui dirait, plombée par les mauvais sondages du taulier. Les affaires Epad, Proglio, clearstream etc...Des contre-réformes votées  parfois à contre-cœur. Une ouverture indigeste pour certains. Une absence de perspectives et d'idées et puis surtout un arrivage massif  d'emmerdements sur le plan social à venir. C'était bien triste ce meeting. M'enfin... à part un jeune pop shooté au champomy, vous avez déjà vu un UMP rigoler, vous  ?

Cette semaine, je tiens à décerner l'entonnoir d'or, gagné haut la main et sans aucun challenger possible à : Georges Frêche. Encore un mot malheureux qui échappe à ce vieux Georges et hop, voilà qu'il se met à dos le peu de camarades qui lui restaient au PS. Heureusement qu'il pourra toujours compter sur le soutien indéfectible  de  Manuel Valls grand expert  lui aussi en  mots malheureux , souvenons-nous.

Chacun son boulet,  au PS comme à L'UMP.

vendredi 29 janvier 2010

Vos papiers !

On parle beaucoup en ce moment de l’augmentation exceptionnelle des gardes à vues  en France. Politique du chiffre qui mène à une explosion de cette procédure dans nos commissariats.  Les intervenants dans ce débat dénoncent surtout les motifs souvent dérisoires qui conduisent certaines personnes à subir un enfermement dans des cellules insalubres, parfois aux côtés de vrais délinquants après avoir subi un interrogatoire poussé et une fouille à nu toujours humiliante. Les témoignages abondent en ce moment et pointent le malaise qui s’est installé entre les citoyens et la police sensée les protéger et les servir.
La profession réagit quand même contre ce constat et le vote  à gauche est en bonne progression aux élections syndicales en cours et c’est une bonne chose car cela reflète le  refus de la politique sécuritaire maboule du gouvernement par une partie de la police.
J’avais suivi une fois un reportage télévisé sur les garde-à-vues et surtout la nouvelle mode de l’arrestation pour outrage et rébellion pour tout et pour un  rien. J’y ai appris entre autre, que les contrevenants accusés pour outrage, étaient la plupart du temps, poursuivis puis condamnés à payer une amende (pour le trésor) et des dommages et intérêts qui vont directement dans la poche du policier plaignant. Je ne sais pas vous, mais je trouve cela assez choquant.  En tout cas  les personnes dans le reportage  n’avaient pas l’air d’en faire mystère. Cela paraissait monnaie courante ( si j’ose l’expression ).

jeudi 28 janvier 2010

Moi personnellement, Je

Le contenu des discours m'intéresse de moins en moins du fait qu'il devienne  récurent. Il  emprunte  des démonstrations tortueuses  pour aboutir  généralement aux mêmes conclusions.
Ce qui est intéressant aussi à examiner, c'est le temps médiatique, l'opportunité.
Le discours sur l'état de l'union, est un moment important dans la politique américaine. Il est d'autant plus attendu, que c'est le premier de B.Obama. C'est l'occasion pour le président américain de décliner les grandes lignes et tracer des perspectives pour son pays tant au niveau local que international.
Alors quel rapport y t-il selon vous entre le discours de l'état de l'union et le discours  de notre président à Davos ?  Réponse : le temps médiatique.
Cette occupation médiatique par tous les moyens, conduit parfois à des manœuvres assez grossières imaginées par des esprits torturés.
Obama tient en ce moment un discours très ferme vis-à-vis des  banquiers et des spéculateurs financiers. Il tente de leur reprendre la main sur l'économie américaine. Pour le marquer à la culotte et tenter de le coiffer au poteau, le président français cherche à le devancer, le reléguer au second plan en allant à Davos pour y tenir un discours ahurissant sur " la moralisation du capitalisme" et autres contes à dormir debout.  Ce discours a évidemment fait doucement rire les personnes présentes qui n'ont même pas applaudi d'ailleurs. Il n y a plus que les lecteurs du Figaro, Xavier Bertrand et Jean Pierre Pernaut  qui y croient encore.
Alors chuut il ne faut pas les réveiller !!!

mercredi 27 janvier 2010

L'assistanat

Parmi les mots utilisés souvent dans le contexte politique actuel, il y a " l 'assistanat ". Ce mot,  désigne à lui tout seul  un concept, un principe à forts relents Poujadistes de l'élite politique droitière. Il représente un des socles sur lesquels repose l'idéologie libérale au pouvoir. C'est un mot évocateur. Il est brandi à la face des petites gens par l'élite qui gouverne dans le seul but de créer chez eux un sentiment de culpabilité en les faisant passer pour des gens  inutiles, parasites ou profiteurs, ou les trois à la fois. Récemment on entendait  lorsqu'il s'agissait de parler de chômeurs en fin de droit  : ASSISTANAT ! Les problèmes dans les Dom-Tom : ASSISTANAT. Allocations familiales : ASSISTANAT. Pendant les débats sur les retraites à venir, il y en aura bien un qui parlera d' ASSISTANAT ?
Ce mot commence à supplanter celui de SOLIDARITE, dans l'inconscient collectif et c'est grave.  L'état a pour charge le devoir de solidarité et de protection envers les citoyens. A travers les services publics, l'état se doit de fournir des prestations à titre égalitaire pour tous.
Les salariés payent des charges sociales mutualisées pour la santé, le chômage, les retraites. Quand ils sont licenciés, qu'ils ne retrouvent pas de travail rapidement, ils sont qualifiés d'ASSISTES ?

Je vais vous dire qui sont les vrais assistés :

Les entreprises et les banques qui touchent de l'argent public à travers des dispositifs de plus en plus nombreux : exonérations des charges sociales, taxes professionnelles, réductions d'impôts, défiscalisations etc... et qui continuent à présenter des bilans économiques très médiocres et une efficacité nulle sur le plan de l'emploi en France, voire même qui licencient. Pour moi, cela s'appelle de l'ASSISTANAT.  Ces entreprises qu'on renfloue sans la moindre contre-partie ni conditions et qui se limitent à enrichir leurs actionnaires sont des ASSISTES.

L'idéologie libérale qui voudrait que le marché soit libre, la concurrence pleine. Pour qui  seuls les principes de rentabilité et de résultats comptent. Qui ne tolère aucun interventionnisme  des états ni  les tentatives de  régulation ;  est une bien  piètre idéologie qui abandonne vite ses soi-disant principes quand il s'agit de toucher l'oseille publique.

Décidément  il ne faut pas trop se fier aux apparences et se laisser piéger par les mots. Les assistés ne sont pas ceux qu'on croit.


Photo : René Maltete.  
http://www.maltete.com/

mardi 26 janvier 2010

Laisser propre après usage

Pendant mes premières années de primaire 1971/1972, nous utilisions encore des portes-plumes. Chaque matin, le chef de classe, remplissait les encriers en porcelaine incrustés dans un coin du bureau et nous distribuait des portes-plumes de toutes les tailles et toutes les couleurs pour le cours d'écriture ( moi je  préférais  le gros bleu, on l'avait bien en main ). Je n'ai pas de nostalgie particulière de cette époque car plus tard, nous étions tous fous de joie de pouvoir utiliser des bics en classe . C'était une révolution. A la fin de l'année scolaire, le directeur de notre école organisait la grande lessive. Ils nous disait : "c'est pour laisser propre après vous...". Alors, tous les garçons de l'école ( hé oui, y avait pas encore les filles malheureusement ) descendaient les petits bureaux doubles dans la grande cour, et dans un joyeux bordel, armés de seaux de lessive et de brosses, nous frottions les bureaux pour ôter les tâches d'encre et autres salissures commises pendant l'année.
Cette petite séquence en noir et blanc m'est  revenue ce matin pendant que j'écoutais et lisais les commentaires sur  ce qui s'était dit   hier à la télé.  Laisseront-ils " propre derrière eux " ? Restera t-il assez de lessive pour effacer la trace de leur passage ?



Photo : Jean Chamoux.

dimanche 24 janvier 2010

Les petits soldats et la femme girafe

Aujourd'hui dimanche, j'ai la flemme de mettre la photo du ciel de Nyons pour Jean-Luc. De toute façons c'est tellement gris et bas que les étourneaux attardés se cognent au plafond en criant :  "mille sabords".
Par contre,  j'aimerais décerner l'entonnoir d'or. Ça fait tellement longtemps que je vais faire un tir groupé histoire de me rattraper un peu .
Cette semaine, l'entonnoir tant convoité,  je le décerne de manière unanime à la droite politique française. Ministres, députés, élus et autres sous fifres.  Comme un seul homme, ces braves soldats, se sont rués vers les micros fiévreusement tendus et les caméras aux aguets  pour nous expliquer que Proglio méritait son double salaire de milliardaire parce que : blabla compétence...sérieux....patrons mal payés  chez nous...doit pas aller chez la concurrence....faut être moderne....assez d'immobilisme et de régression....excellence ....et tout.
On reprend les mêmes quelques jours plus tard :  heu ..il a renoncé au salaire Véolia.....bonne décision....français choqués...comportement éthique du patron....tout super.  Y a pas à dire, les bons petits soldats manquent   d'amour-propre mais ne manquent  pas d'air . Néanmoins, je décerne la médaille d'or du  soldat dévoué à : Christine Lagarde. Notre brillante  et parfaitement bilingue ministre  des caisses vides qui a dû  en faire plus que les autres car au moment de la  nomination de Proglio elle a déclaré : " il n' y aura pas de double salaire " . La suite on la connaît.
Lagarde outragée....Lagarde martyrisée...Lagarde humiliée mais........ Lagarde libérée.

Désolé J.Luc pour la photo du ciel.

vendredi 22 janvier 2010

La plus grosse

Le désastre de Haïti fait des victimes collatérales en France et produit des conséquences inattendues dans la politique française. Dans un élan commun, nombre de commentateurs et observateurs de tous bords dénoncent une hégémonie à venir des USA sur  Haïti tant les forces déployées par ce pays sont gigantesques, comparées aux autres. Dès la catastrophe annoncée, Sarkozy s'est empressé de se mettre  au devant de la scène afin de dire aux Haïtiens et au Monde Entier que la France ne laissera pas tomber  ce  pays qui lui est  lié historiquement et linguistiquement. Cette attitude du président Français relance le duel grotesque qu'il a entamé unilatéralement avec Obama. Le problème est qu'il le fait sur les ruines encore fumantes  de Haïti.  Et l'on va voir ce que l'on allait voir.  Mauvaise pioche et mauvaise idée. Cette réaction était des plus prévisibles. Très rapidement, la réalité reprenant ses droits, la portée du discours se réduisit à l'envoi de secouristes, d' Arno Klarsfeld comme émissaire spécial et de  Alain Joyandet, arrivé à bord d'un jet privé de luxe, loué à un prix prohibitif et  à grand renfort de  caméras  , d'une vingtaine de CRS  pour  " empêcher les pillages "  (où ça ?) , d'un blocage au niveau du rapatriement d'orphelins en attente d'adoption.  Evidemment , tout cela  n'a pas pu échapper aux Haïtiens qui faute de pouvoir se nourrir de grandiloquence ,  se sont rués pour accueillir leurs sauveurs.  L'amertume au niveau français est palpable et on ne sait plus de quel côté pencher.

1 - Continuer à jouer au coq vaniteux qui invoque le mythe d'une grandeur passée  et  dont la belliquosité  n'impressionne plus grand monde.
2 - Se résoudre à n'être finalement qu'un  élément constitutif d'un plus grand groupe,  l'Europe, auquel  il faudra joindre sagement sa voix pour plus de lisibilité et de crédibilité au niveau international.

je doute, pour le moment de la deuxième possibilité car notre pays est   tellement remué, balloté  par les faux débats et les problématiques artificielles pour que l'effort de réflexion et de décisions communes soit mené sereinement et efficacement.

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