lundi 15 octobre 2012

Habemus oppositio .

Je suis un blogueur de mauvaise foi car dans mon billet hier j'accablais la droite et l'accusais de ne pas remplir correctement son rôle d'opposition. Je me repens. Mea culpa, mea maxima etc ...

Comme pour me contredire, Copé est sorti ce matin de sa boulangerie en remuant fortement la tête, regonflé à bloc contre la gau-gauche laxiste qui voudrait distribuer du haschich dans la cour des écoles  maternelles.

Le chef de file (à dent) de la droite dure est allé hoqueter toute son indignation, surjouer et dramatiser à outrance une petite phrase du ministre de l'éducation nationale qui simplement évoquait la dépénalisation comme une "question qui doit se poser sérieusement". Rien de plus.

La droite est grotesque ! Infoutue d'apporter quoique ce soit de constructif ni d'avancer des propositions pour des questions graves et importantes auxquelles les français font face - crise économique, chômage etc ...- et pour lesquelles elle a une grande part de responsabilité, continue bêtement à s'accrocher aux questions de société pour enfumer les citoyens. Mariages et adoption pour les couples homosexuels, dépénalisation des drogues douces, droit de vote pour les étrangers non U.E pour les locales etc ... Ce n'est pas parce que la droite ne veut pas en parler que ces sujets n'existent pas.

C'est pendant les périodes d'alternance de gauche que la société française est soumise à ces questions importantes et c'est aussi là qu'on mesure l'étendue des conservatismes qui paralysent notre société. La droite en profite pour montrer son penchant naturel à la facilité et à l'érection de tabous.

La dépénalisation des drogues douces est un sujet dont notre société ne doit pas faire l'économie. Débats ou pas, la drogue continue à circuler dans les cours des collèges et des lycées sans discernement, c'est un fait et toutes les gesticulations de Jean-François n'y feront rien. Traiter du sujet et en parler a au moins le mérite d'informer et de faire de la prévention. Et si dépénalisation il y a, il est fort à parier que le trafic en serait grandement déstabilisé et ce sera toujours ça de gagné.

La droite continue à nous jouer les vierges effarouchées et prône l'immobilisme outragé face à des sujets de société sur lesquels le citoyen aimerait qu'on avance une bonne fois pour toutes.  La gauche sait ce qui lui reste à faire.


dimanche 14 octobre 2012

N'habite plus à l'adresse indiquée.

La droite française ne sait plus où elle habite. Elle ne se remet toujours pas des échecs électoraux cuisants qu'elle a subi à cause de ses récents mauvais choix.

L'erreur de casting fatale : Sarkozy.

Même ses ténors,  habituellement loquaces, ne cherchent plus à s'exprimer devant les médias, à notre grand malheur nous les blogs de gauche car on commence sérieusement à manquer de matière à rigoler. 

Moi je les comprends car la famille régnante est toujours en place et ne laisserait aucune chance à un éventuel droit d'inventaire. L'ombre du croc de boucher plane toujours au dessus de l'UMP.

Même la bataille pour la présidence du parti qu'on pressentait âpre et animée, a tourné à la bagarre de polochons. Des vraies fillettes ! Au départ, on nous annonçait une lame de fond démocratique et une refonte des modes de nomination, des primaires. Qu'on allait voir ce qu'on allait voir et qu'il n 'y a pas que les socialistes qui sont capables de le faire. Résultat, les candidats demi-sels ont vite fait de dégager de la scène après avoir fait diversion quelques jours, laissant la place aux deux ennemis jurés (du milieu). L'un se casse la jambe à mobylette et l'autre s'englue les panards dans le brunasse.

Et puis, plus rien. Même au niveau des représentations nationales, c'est nul. L'opposition semble inhibée et incapable de trouver les chiches pour aller pisser.

Alors on laisse faire les médias qui eux, ont horreur du vide et qui dans leur désarroi, se mettent à racler les fonds de tiroirs à écouter la rumeur et twitter et à faire de l'opposition systématique au gouvernement comme un point d'honneur. Faut les comprendre : c'est tellement mieux de respirer sans la muselière sarkozyste. Les autres, les de droite, publient tous les jours un sondage différent et contradictoire sur ce que pensent les français d'un éventuel retour de Sarkozy ... combien voteraient-ils pour lui etc ... pitoyable ! Il leur faudra tenir 5 ans comme ça ! Bon courage !

Alors on laisse  les officines libérales et le syndicat des patrons monter au créneau. Taxer la télévision dans une résidence secondaire, quel scandale ! Taxer les monstrueuses plus-values opérées par des héritiers qui jouent aux start-up managers qui revendent leur bouzin monté à la va vite par douze stagiaires bénévoles et deux smicards à mi-temps, quelle horreur ! Réguler le secteur  non-conventionné et les honoraires exorbitants des médecins de ville qui vous font la consultation à 70 euros le quart d'heure, quel malheur ! Les pauvres milliardaires qui s'exilent au pays des frites et les mauvais acteurs de série B qui préfèrent se planquer sous les jupons de la Queen  et de son joufflu prime minister, shocking ! On fait même défiler les petits vieux qui s'inquiètent de ne plus pouvoir payer des bonnes croquettes de marque pour leur chats, miaou !

Je demande officiellement à l'UMP  de se remettre en rang d'oignons et de se mettre au boulot bordel car nous on a un second mandat à gagner. De rameuter Morano, et Lefebvre et de nommer Douillet porte-parole de l'opposition. Continuer à faire du Sarkozy et danser le tamouré à la famille lapine avec une plume dans l'oigne. Bref remuez-vous les gars !

vendredi 12 octobre 2012

Hollande l'Africain.

Il y a des moments comme ça où on ressent une certaine fierté d'entendre son président parler face à une assemblée nationale étrangère. Ça fait beaucoup de bien de se voir représenter avec classe et dignité et ça remet les pendules à l'heure.

Le hasard a voulu cette quasi-synchronisation entre le discours de mon président (oui, je suis un blogueur de gouvernement et je l'assume) et la grotesque intervention de l'ancien président, invité par une banque  d'investissements qui pue du fion. Pendant que l'un nous redonne une stature et nous rend notre dignité, l'autre continue à se vautrer dans son cloaque habituel : les palaces de luxe et l'argent facile. Deux visions, deux mondes.

L'ex, fringant comme jamais, la barbe de trois jours et l'œil rusé du maquignon a réussi à obtenir au forceps, je présume, ce come-back étincelant (croyait-il) sous forme de conférencier hautement rétribué. Je parie les roustons de votre arrière-grand oncle Hubert que ce sera la dernière. La banque machin avait au choix : l'obligation de renvoyer l'ascenseur pour service rendu précédemment, ou bien voudrait  donner du lustre à son enseigne en payant un ex-président de la 6ème puissance mondiale. Un peu comme si un charcutier chinois, riche parvenu, se payait Mireille Mathieu pour une animation à l'hyper de Chenzhou.

Soyons honnête ! J'ai lu en diagonale le verbatim blablatim rapporté par le Lab du discours du de cujus  : lamentable ! Un scandale ! Il a plagié l'exposé d'un élève de première ES !

Selon ses laudateurs balkaniques, il a fait part de son immense expérience en matière d'économie et de relations internationales. Défense de rire ! Sarko, son bilan parle pour lui : un pays laissé dans la détresse économique et sociale et des relations pourries avec le reste du monde. Mais, on est rassurés, il a quand même parlé de lui. Beaucoup. Ainsi du moins il aura pu dire des choses positives : bonne cuisine à l’Élysée, avion personnel tout confort, entregent et bonnes relations : Madame, vos petits fours sont absolument délicieux !

Hollande a déclaré à Dakar qu'il n'était pas venu donner des leçons aux africains. La souillure est lavée Et le come-back de l'autre a fait plouf !

Merci François.




lundi 8 octobre 2012

Un grand pas pour le féminisme.

Qui a dit que les mille et une nuits n'étaient toujours pas terminées pour les femmes en Arabie  ?

Je fais partie de ceux qui croyaient bêtement que la mondialisation, internet et tout le cirque n'arriveraient pas à venir à bout des gardiens de la foi enturbannés d'Arabie. 

Je pensais que tout le fric qu'ils dépensent en Europe en produits de luxe, en soirées privées au Champagne millésimé ne modifierait jamais leur vision des choses et ne parviendrait pas à leur assouplir le cuir idéologique.

J'avais tort !

Certes, il reste quelques améliorations à faire concernant l'interdiction faite aux femmes de conduire un véhicule automobile, de voyager seule et de profiter d' un calibrage plus fin des cailloux en cas de lapidation mais il faut avouer tout de même que des grandes avancées ont été faites dans le domaine des droits de la femme dans ce pays.

La preuve cette ville entièrement réservée aux femmes qui va voir le jour. Les houris du coin, fraîchement libérées du regard concupiscent du berger édenté, pourront choisir leur petites culottes à dentelles friponnes en toute quiétude dans les centres commerciaux rutilants. Il y aura également des consultations médicales strictement féminines : pas question d'espérer aller se faire un toucher rectal en cas de crise de prostate les mecs ! Dorénavant, les hommes avec les hommes ! Il y aura même des usines pour y faire trimer l'ouvrière ... mais là, je m'inscris en faux : ce sera des ouvrières bengalies ou venant d'autres pays gros fournisseurs de tacherons, les Saoudiens étant donné leur PIB en or massif travaillent peu ou pas.  Mais c'est le geste qui compte.

On ne nous a encore rien dit sur des éventuels lieux de perdition ...

L'influence de ce nouveau féminisme s'étend même aux grandes enseignes mondialisées. Ainsi, nous apprenons que le géant suédois Ikéa a accepté de retirer de ses catalogues toutes les femmes pour complaire à ses nouveaux clients à moustache. Il s'agit là, pour les inconscients d'européens que nous sommes d'un pas gigantesque et une remise en question profonde des fondements de notre civilisation basée un machisme insolent et étanche. Des siècles de bourrage idéologique et d'endoctrinement foutues, pensez-donc ! Toute la symbolique du mâle dominant européen flanquée par terre par d'anciens chameliers aux portugaises encore ensablées. 

Oui les filles, l'Arabie Saoudite vous a enfin libérées du joug : désormais vous n'êtes plus systématiquement associées à la vie domestique. On ne vous représente plus avec un tablier, souriant bêtement en préparant le rata du soir à vos veaux et leur papa dans une cuisine à monter soi-même. Nous attendons avec fièvre l'implantation de Darty pour ne plus vous voir exhibées dans les catalogues utilisant le dernier fer à repasser ultra-léger, ou la dernière I-friteuse programmable depuis un smartphone.

Un grand pas vous dis-je.

samedi 6 octobre 2012

Là ou la raison ne peut plus rien.

C'est le deuxième billet consécutif que je fais sur des présumés innocents ou présumés coupables, tout dépend de la vitesse  avec laquelle le loufiat de votre rade préféré vous sert votre premier pastaga de la matinée.

Comme je n'aime pas nommer les gens pour pas les stigmatiser c'est pour ça que le titre original qui me venait c'est : Bruno Beschizza ou la limite de tout entendement.

L'immense Bruno se trouvait par hasard devant les micros d'une chaîne de conneries d'informations continues en tant qu'ancien chef de syndicat de policiers de droite, passé par la grâce de Sarkozy simple flic, conseiller UMP et candidat malheureux à la députation d'un quartier de banlieue en 2012, pour réagir face au scandale des policiers ripoux de la bac nord de Marseille.

Fidèle à lui-même, l'extraordinaire a d'abord fustigé comme il se doit, la bien-pensance qui généralise et fait preuve de "flicophobie" manifeste. Fier de son néologisme étincelant, le faramineux n'a cessé de répéter ce terme afin de tenter de saisir par lui-même les contours improbables et le sens profond. Oui, la gauche serait anti-flics et d'ailleurs ne respecterait même pas la présomption d'innocence alors même que le président du conseil général de cette même ville, socialiste donc, serait en mauvais termes avec la justice, s'empressa t-il de rappeler. Sortir l'affaire Guérini  lorsqu'on est invité pour parler policier ripoux, c'est un peu comme parler pain au chocolat pour dénoncer le racisme anti-boulangers blancs. C'est de droite !

L'insurmontable a ensuite fait la preuve par a+b que la police, au même titre que tout autre institution, n'est pas dispensée de contrôle et ne bénéficie pas d'une soi-disant impunité, la preuve. Le journaliste enchaîne ensuite par la question à 1000 francs : pourquoi le ménage n'avait-il pas été fait à l'époque de Guéant alors qu'on commence à savoir que les agissements dataient déjà de quelques temps ? Réponse ? Un fatras verbal du flamboyant et usage répété de mots saillants comme flicophobie, idéologie de tous pourris etc ...

J'écoutais auparavant une interview d'un spécialiste du sujet dans laquelle il expliquait clairement et sans ambages que cette pratique "était tolérée tant que les gars amenaient des affaires". Traduction : la droite sarkozyste dans sa course imbécile aux chiffres et la culture du résultat  laissait faire. Cela n'expliquait pas tout naturellement. Il y avait également, disait-il, la propension à créer des services dans les services, des brigades qui finissaient par devenir autonomes.

La droite parle de sécurité, de rétablir l'autorité dans les quartiers et de respect des valeurs républicaines mais ça ne reste que de l'affichage électoraliste : c'est pour cela qu'elle a échoué. Pour le moment,  c'est la gauche qui agit vraiment.

mardi 2 octobre 2012

On a perdu mais on a gagné

Moi vous me connaissez, j'adore le sportif . Attention, je parle du vrai : celui qui roule en Porsche et se fait photographier aux bras de mannequins langoureuses.

Le sportif est toujours présenté comme un modèle à suivre pour nos jeunes en situation d'échec scolaire. Comme si l'un ne va jamais sans l'autre. 

Le sportif est un curieux animal : il gagne énormément de pognon mais ne crée aucune richesse. 

Le sportif s'exile en Suisse ou un autre pays honnête et propre pour ne pas avoir à payer des impôts qui serviraient peut-être à aider ces  pauvres mômes qui ont collé leurs trognes pas  étanches sur le papier peint défraîchi de leurs chambres dans les HLM.

Mais le sportif est une espèce à protéger.

Je m'amuse de voir la réaction de certains à propos de l'affaire des paris sur la défaite de l'équipe de Montpellier : je résume. Des joueurs et leurs familles auraient été pris la main dans le sac à donner Montpellier perdant contre une équipe faible, gains estimés 70,000 euros. Un paille . Résultat : arrestations à la sortie des vestiaires et panier à salade pour les dieux de l'Olympe.

Certains commentateurs font preuve de mille précautions et de pudeurs journalistiques à outrance en qualifiant déjà l'affaire de coup d'éclat médiatique et de justice spectacle. Habituellement, on attendait les non-lieu ou les relaxes des tribunaux pour commencer le mea-culpa. Le fait que le sport-spectacle-people soit considéré comme une valeur populaire forte oblige certains à s'excuser par avance qu'on pense ce qu'ils ne disent pas et inversement.  Les annonceurs apprécieront le moment venu.

Bref, tout ce fatras journalistique cache en réalité un malaise grandissant face aux scandales à répétition qui souillent les sportifs, leurs sponsors,  leurs propriétaires et le fond de leur slip. Le monde du sport professionnel est de plus en plus associé à la fraude fiscale, la drogue, la prostitution, la triche et le dopage.

En ce qui concerne l'affaire des paris, il est ébouriffant d'entendre l'un des avocats des présumés tricheurs (parmi eux un as du barreau ... toujours ce curieux hasard) annoncer sans rire et sans craindre le grotesque sa ligne de défense : mes clients avoueront sans doute avoir parié mais jamais avoir fait perdre leur équipe sciemment. L'équipe de Cesson peut être fière, sa victoire est entièrement méritée.

Ouf ! On est rassurés, les valeurs du sport défendues par Ferrero, Asics, Betclic et les établissements Madame Claude sont sauves.

lundi 1 octobre 2012

C'était mieux avant.

Avant, quand il y avait manif, plus personne ne s'en rendait compte,  ainsi, il n'y  en avait pas ou presque plus. C'est d'une imparable logique. 

Depuis le début de la crise en 2007/2008, le gouvernement de Sarkozy multipliait les plans de rigueur sans les nommer. Il appelait ça RGPP ou bien TEPA, ou encore STFU (shut the fuck up) qu'importe. 

Les résultats se sont fait sentir bien profond dans les rangs du français moyen et cela a conduit à la déliquescence programmée de tout ses moyens qui lui permettaient de rester propre et digne : système de santé, système judiciaire,  éducation nationale et mécanismes de solidarité et de protection au travail. La droite, fidèle à ses principes judéo-chrétiens, devait laisser en guise d'aumône, juste de quoi vivoter, se remplir la panse et s'occuper le neurone.

Aucune grande manifestation contre la rigueur n'avait vu le jour à Paris.  

Aujourd'hui, le gouvernement actuel tente de reprendre la main et rendre droit au chapitre aux organisations intermédiaires longtemps méprisées et fortement bâillonnées par une série de décrets féroces relatifs aux déclarations préalables, service minimum et autres chantages pécuniaires. Et c'est justement l'occasion pour certains de mener des milliers de citoyens dans la rue pour crier des slogans hostiles à ce gouvernement. Paradoxal ? Non pas tout à fait.

La gauche de la gauche montre davantage d'animosité vis-à-vis du PS car cette fois-ci et contrairement à la tradition, les communistes ne font pas partie du gouvernement. Le phagocytage en règle opéré par le  FDG sur le PC et le putsch mené par Mélenchon sur la gauche de la gauche, lui a permis de fédérer une frange importante du peuple dit de gauche par la séduction,  le mot intelligent, le verbe haut et bien senti.

Seulement, les mots ne suffisent pas pour gérer tout un pays. Sinon comment expliquer le refus du FDG d’intégrer ce gouvernement sinon par la peur de se voir échouer un jour ? Le président du FDG sait bien que les meilleurs combats sont ceux qu'on mène à l'intérieur de la bataille. Gouverner c'est à mon point de vue l'idée d'essayer d'éviter l'échec, et non pas d'en avoir peur. 

Mélenchon restera un simple spectateur avec comme seul outil un zapette sociale ou il aura loisir d'appuyer : Bzz licenciements, Bzz traité européen, Bzz sécurité etc ... c'est tellement plus facile de rester assis face à sa télé.

Avec ça, la droite a tout son temps pour se recomposer et tranquillement repartir à l'offensive.
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