samedi 17 mars 2012

Ma bagnole, ma femme ...

La journée de la femme à peine refroidie que le salon de l'auto de Genève ouvre ses portes pour accueillir le chaland exorbité qui bave devant les tas de ferraille à moteur et ... les hôtesses.

Un peu comme le salon de l'agriculture qui n'intéresse que parce que les politiciens viennent s'y faire filmer serrant la paluche aux vaches et flattant le cul des bouseux (ou bien l'inverse), le salon de l'auto de cette année paraît n'intéresser le plumitif que par  la présence des plus belles filles sur les stands. 

Ce n'est pas mon camarade El Camino qui va me contredire lorsque je rappelle que les nanas et les chignoles ont toujours été associées dans les salons et les magazines en papier-glacé. Les unes vantant les courbes des autres. Le regard salingue des unes et la rutilance des autres promettant maintes jouissances aux mâles chanceux qui ont encore la possibilité de pouvoir jouir d'un crédit revolving auprès de leur banquier soiffard. 

Les autres peuvent toujours aller y faire un tour, rêver à peu de frais puis rentrer dans leur trapadelles fumantes rejoindre leur bobonne édentées dans leur deux pièces sentant la pisse de chat puis attendre le soir pour se faire une projection au plafond.

Bref, trois longs reportages où les reines du salon ne sont pas celles qu'on croit et où on se rend compte qu'à la MLF tout reste encore à faire.

vendredi 16 mars 2012

Copé : la brasse coulée

Je voudrais avertir le passant égaré que le billet qui vient est clairement partisan, alors les souffreteux de l'idéologie n'ont qu'à passer leur chemin en allant directement à la rubrique commentaires. Ce sera plus rapide.

Il est vraiment étrange comme garçon Copé. Il a été envoyé hier sur le plateau de France deux avec l'ordre de dire le plus de choses possible, le plus fort possible et sans forcément attendre son tour. Depuis quelques années, à l'UMP on s'est habitués aux long monologues ronronnants dans lesquels les éléments de langages sont répétés en boucle jusqu'à  devenir réalité. A croire que la notion du débat, qui chez le commun des mortels se définit par un échange de silences de part et d'autre, a été distordue sous l'effet du sarkozysme et transformée en glapissements métalliques dont l'unique objectif est de rendre la parole du vis-à-vis inaudible.

C'est une manie à droite : remplir les intervalles en permanence avec ce vacarme assourdissant comme si il en allait de sa survie. Un brouhaha de communiqués, de présence sur les plateaux, d'articles de presse de déclarations officielles, de réformes, d'idées nouvelles, de déplacements et de discours. Un bruit de fond et un clignotement de néons perpétuel qui fait dire à la longiligne NKM qu'elle s'est "ennuyée" lors de l'émission d'hier. Comme je la comprends maintenant.

Copé venait en service commandé muni d'une pauvre petite affiche de propagande, à dominante bleu-blanc-rouge pour murs pisseux de banlieue résidentielle, pour unique preuve de l'existence d'un projet pour les présidentielles à droite. C'est léger.

L'UMP n'ayant pas emprunté aux fachos que les têtes pensantes (?) en tant que conseillers, elle en a également adopté les codes couleurs pour l'affichage propagandiste. La distance et l'absence de logo pouvant faire illusion. C'est ainsi donc muni de la seule matérialisation concrète de l'indigent programme de son parti et de sa batterie de casseroles, que Copé débarquait face à un candidat socialiste serein. Il a donc asséné ses "vérités" à son adversaire en répétant en boucle les affirmations mensongères qui constituent le socle de l'argumentaire politique de son parti faute de programme et de projet.

Il en a profité pour montrer à son propre camp qu'il en avait dans le boxer en préparation de la sanglante bataille qui aura lieu pour la prise du parti en vue des présidentielles 2017. Il a montré qu'il pouvait faire encore plus que Sarkozy dans l’esbroufe et la mauvaise foi. Qu'il était un cran au dessus. Un vrai cador ! Il a montré qu'il pouvait tout oser, jusqu'au ridicule. Au point où Hollande devait constamment attirer son attention pour le sortir de son état d'hébétude et de transe dus à la scansion stroboscopique idéologique qui confine à  l'autisme, conséquence d'un séjour prolongé dans le monde irréel de la droite.

Fillon n'a qu'à bien se tenir ! Car les législatives prochaines risquent de laisser derrière-elles un charnier à l'UMP.

Mon candidat est resté classe et à distance des postillons. Ses propositions étaient on ne peut plus claires : rétablir la sérénité dans ce pays. Réduire les lumières et baisser le son.

* Toi aussi tu penses "piscine" en voyant Copé à la télé ?

jeudi 15 mars 2012

La vérité ...

Moi vous me connaissez, je puise sans cesse dans le marigot du quotidien pour me procurer la boue avec laquelle je barbouille avec une joie cynique la hure impardonnable du vilain de droite. Je dois admettre qu'il est parfois difficile de choisir un sujet de billet tellement les conneries foisonnent malgré ce début de printemps sans pluie.

Cette introduction n'ayant aucune valeur esthétique ne m'empêchera pourtant pas de vous parler culture aujourd'hui. Celle avec un grand Cul, la seule et l'unique qui vaille d’être gargarisée dans la bouche de nos grands nains à nous . 

Tout a commencé par la lecture de cet article, paru sur une gazette économique en ligne. Le flutiau nous y cause des bienfaits de l'installation de Disney land en France. "Ce que DisneyLand a apporté à la France" rien que ça ! Je dois admettre que ce titre m'a tout de suite fait penser à la rencontre de Sarkozy avec Carla.

C'est vrai quoi ! Depuis l'annonce de sa candidature, le président ne cesse de s'épancher sur lui et sa vie privée. Il a tout justifié, absolument tout, par sa situation d'instance de divorce alors qu'il prenait les commandes du pays pour cinq ans. Alors, moi je dis : Merci Mickey ! 

Car aucun chiffre économique, aucune réussite ne vaut le bonheur conjugal enfin retrouvé de notre président. J'ose à peine imaginer notre situation, déjà pas trop flambarde, si d'aventure il s'était retrouvé ce jour là avec une gastro-entérite qui l'aurait cloué aux chiottes.

Je mets de côté l'argumentaire du canard économique sur le nombre de créations d'emplois précaires et tout le bienfait social du management à l'américaine connu pour son humanité exaspérante ainsi que les retombées économiques, notamment l'augmentation inespérée du chiffre d'affaires de la boulangerie de M et Mme Ducoude (les cousins des Dugenou) ce qui leur à permis de s'offrir chaque année une semaine de thalasso entièrement prise en charge par la sécu et une pose de faux sein PIP à madame pour le plus grand bonheur de leur jeune voisin célibataire fripon.

Pour en revenir au sujet qui nous intéresse, je suis passé par là pour lire une interview passionnante sur la vision culturelle de notre président candidat pour la suite: niveau Bac + 26 ! On voit tout de suite qu'il a pris de la bouteille, culturellement parlant, et on ne reconnaît plus l'arriviste à chaussures à glands, heureux d'être entouré par Bigard et Enrico, Faudel et Doc Gynéco le soir de son triomphe. Reste que la mission civilisatrice de Disneyland sur la France a montré ses limites lorsqu'on voit un Depardieu et un Clavier au premier rang au meeting de Villepinte ... mais il semble qu'ils étaient là pour des raisons fiscales, passons.

En attendant le programme, nous languissons la sortie du livre, colorié personnellement par le candidat paraît-il, et remanié par ses multiples scribes, livre dans lequel il nous fera part de sa vérité. Comme si la vérité pouvait être différente en fonction des points de vue et qu'il pouvait en exister plusieurs.



mardi 13 mars 2012

Le président qui enferme

Sarkozy n'a pas de programme mais il a des idées. Et il a décidé de les prendre chez ses concurrents, tout simplement.

Ainsi il fait le grand écart permanent entre l'extrême droite et la gauche, entre les souverainistes et les européens convaincus. Il fait la synthèse sans craindre  la déchirure musculaire ni le ridicule. Il a tout compris !

Il sort simultanément de son chapeau un impôt pour les exilés fiscaux, il aussi découvert que ça existait, et la menace de sortir de l'espace Schengen avec un aplomb incroyable. Il envoie ses petits aboyeurs dire qu'il faudrait édifier un mur entre la Turquie et l'Europe pendant que son riant ministre de l'intérieur et de l'immigration sèche les réunions sur le sujet. Mais la parole paranoïde du président est portée allégrement par les deux chaînes tout infos sans pudeur ni retenue et c'est cela qui compte finalement car les sondages progressent ...normal.

Ce tour de passe passe a ses limites car c'est un fusil à un coup. La prochaine fois qu'il voudra le ressortir, il donnera l'air de courir derrière ses concurrents et ils ne se priveront pas pour le lui signifier car à partir de vendredi, ils en auront le temps médiatique. 

Et il restera le bilan et les chiffres.

Sarkozy entre autres promesses et impostures, avait déclaré qu'il sera le président du droit des victimes et des familles. Comme pour le reste, il ne s'agit que de belles paroles qui n'engagent que ceux qui y croient. L'attentat de Karachi a fait 14 victimes françaises, et à ce jour, l'état sarkozyste oppose le secret-défense à toute demande d'investigations par les juges. Qu'est-ce à dire ? Les familles de victimes ont rencontré François Hollande et ont obtenu l'assurance que tout serait fait pour laisser la justice suivre son cours et démontrer les culpabilités dans cette affaire. L'histoire jugera.

De plus, elles rappellent que depuis que cette affaire a pris un tournant politique, le président refuse systématiquement de rencontrer les familles comme il s'était engagé à le faire chaque année. Monsieur choisit ses victimes.

Alors les courbes peuvent bien se croiser, l'élection se jouera sur la crédibilité des candidats.






lundi 12 mars 2012

De la Suisse dans les idées

Pas fous les helvètes ! Ils ont refusé d'allonger le temps ... de congés payés par une votation le weekend dernier. Enfin ... c'est les retraités et les riches qui ont voté en masse contre le projet et on les comprend : ils ne sont pas concernés !

Le petit pays neutre, bourré de fayots  bien proprets sur eux, refuse d'accorder aux gens qui bossent pour de vrai, c'est à dire en majorité les étrangers, de profiter d'un allongement des congés payés. Normal que ce pays soit considéré comme un paradis sur terre pour les bons petits UMPistes pressés d'aller s'y planquer.

Surtout ne pas imiter la France ! Qu'ils disent. Ce pays peuplé de syndicalistes et de gauchistes sanguinaires, prêts à pendre le riches par leurs boyaux à la moindre occasion. Ce peuple fainéant, qui ne pense qu'à se goberger d'aide sociale en se vautrant sur son canapé à crédit devant son écran plat.

Comme ils ont raison.

Il vaut mieux rester ce pays dont l'essentiel de l'économie repose sur la finance et les banques. Havre de paix fiscal pour les patriotes fuyards de tous pays, dictateurs tiers-mondistes affameurs et meurtriers. Machine à laver géante d'argent de la dope et du pain de fesse international. Paradis fiscal pour entrepreneurs indélicats et optimisateurs en tous genre.

Travailler moins pour eux occasionnerait pauvreté et désindustrialisation, Encore faudrait-il nous expliquer en quoi consiste l'industrialisation Suisse. Nous en France, Sarkozy l'ami des riches, nous avait promis de travailler plus pour gagner plus. Non seulement on a travaillé plus sans gagner plus, mais en cinq ans la pauvreté et la désindustrialisation n'ont pas arrêté de croître. Faudrait savoir.

Les retraités et les banquiers ont décidé que les travailleurs Suisses n'avaient pas besoin de plus de congés. Ils ont joué sur la peur et ont misé encore une fois sur le repli. D'ailleurs la directrice d'une association patronale Suisse a déclaré : «parce qu'au fond, tout au fond de leur mémoire, subsiste encore l'idée que les vacances sont l'invention paresseuse d'une poignée de nantis »  J'aimerais voir cette dame aller dire ce genre de conneries à des ouvriers à une sortie d'usine .

Au lieu de perdre son temps à tenter de convaincre un peuple qui ne comprend rien à l'économie internationale, Sarkozy devrait se présenter aux élections générales de la confédération, il aurait toutes ses chances !

dimanche 11 mars 2012

Fukushima-sur-Seine

Les hasards malencontreux font que l'ultime et grandiose meeting de l'UMP, celui qui décidera de la suite des événements pour le président sortant, tombe exactement le jour de commémoration du premier anniversaire de la catastrophe de Fukushima.

Bien que n'ayant aucune commune mesure avec ce qui s'est passé au Japon, nous en France, on peut dire qu'on a eu notre tsunami. Moins violent certes mais capable d'occasionner d'immenses dégâts sur tout un pays et sur une majorité de sa population.

Une catastrophe sociale et économique doublée d'un fiasco culturel et politique.

Ainsi, cette vague insidieuse qui a déferlé lentement mais sûrement sur la France depuis cinq ans, a emmené avec elle une partie des constructions que des générations ont pris la peine d'édifier pendant plusieurs décennies. Cette vague a emporté avec elle les aspirations d'une partie de la jeunesse en un monde plus juste et plus ouvert. L'espoir qu'un jour les politiques se rapprochent définitivement des citoyens pour en faire partie. Que le pays avance sur les questions historiques pour mieux en chasser les derniers miasmes. L'espoir que la richesse produite soit plus équitablement répartie et profite un peu plus aux plus faibles plutôt qu'enrichir davantage ceux qui n'en ont pas besoin. 

L'espoir qu'enfin on se décide à s'affranchir de la main mise des grands monopoles industriels : pétroliers, agro-alimentaires, de l'armement et du nucléaire.

Au lieu de cela, la droite ressert toujours le même brouet, les mêmes peurs. Villepinte : le candidat montera sur son estrade démesurée, à l'image de son égo, sur une musique effrayante et proférera son discours l'index dénonciateur et la mâchoire crispée. Un discours tendu et menaçant dans lequel tout l'éventail des peurs et des angoisses sera déployé, n'offrant comme unique perspective que la haine et les privations.

Mais quoiqu'il arrive, le 22 Avril prochain nous serons au printemps, saison de renouveau et de renaissance. Je suis certain que même à Fukushima, un fleur poussera quelque part parmi les gravats.

samedi 10 mars 2012

Nice people

Sarkozy ne sait pas ce qu'il veut. Lorsqu'il se fait huer comme à Bayonne, il n'est pas content, et lorsqu'il est devant des groupies motivées, il les fait taire méchamment. Faudrait savoir.

Faut dire que le président est dans son élément à Nice. Second fief après les Hauts-de-Seine, la cité est un haut lieu du sarkozysme-mémère-fourrure-botox. La concentration de cougars édentées et de gigolpinces au cm carré est assez considérable, tout comme celle des gentilles Tatianas et des chirurgiens esthétiques.

D'ailleurs à ce sujet, le ralliement des frères Bogdanoff ne serait, dit-on,  que la conséquence logique de la proximité  notoire des étranges jumeaux avec la première dame de France. Ils seraient unis par les liens botuliques

Cette escapade au pays du luxe et de la retraite dorée sur tranche a été l'occasion pour le candidat de redire aux harkis et à leurs enfants de garder l'espoir en un avenir meilleur. Cinquante ans plus tard mais surtout pas de repentance, juste un désir électoral ardent et la petite Jeannette en otage.
 


Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...