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mercredi 8 juillet 2026

Le miracle français

 

Quoi de pire qu'un tribunal pour lancer officiellement la campagne présidentielle de 2027 ?

L’Amérique a donné l'exemple en élisant un délinquant condamné par la justice. Un modèle à suivre pour les démocraties de demain où l'état de droit, l'éthique, toussa, sont joyeusement foulés au pied par les hordes d'aspirants au bonheur instantané, les fous de tickets de grattage de loto et autres éjaculateurs précoces, adeptes de la jouissance paresseuse et immédiate. 

La campagne nous promet donc un vrai déballage d'immondices politiques, un tas de détritus sur lequel grouillera tout un microcosme politique et médiatique jusqu'à la révélation finale du soir de second tour. 

Comme d'hab.

Quoi ? Marine machin a piqué dans la caisse ? Bah, c'est pas grave, celui qui n'y a jamais pensé ou fait un jour lui jette la première pierre. Comment ? Bordello bidule se tape une princesse à Monaco ? Bah, c'est plutôt bien non ? La vie de château, les casinos, les belles bagnoles et les pépées de luxe, tout le monde en veut. 

La fille de Jean-Marie est venue à la télé gémir comme quoi, elle n'envisage pas de faire campagne avec un bracelet électronique, et pas un  gugusse n'a pensé à lui rappeler que le plus grave dans cette affaire c'était de faire campagne avec une condamnation ferme. Mais non ! Tout le monde focalise sur le bracelet et oublie ce qui a motivé son port. Peuchère !

C'est un de nos grands malheurs : regarder le doigt qui montre la lune. 

A force de multiplier les possibilités de recours pour les puissants, la justice fabrique du "présumé innocent" à tour de bras, elle désarme ainsi le droit et la morale en réduisant le périmètre de la décence.

Ce laxisme conduit inéluctablement à l'annihilation de l'état de droit qui garantit nos libertés.

jeudi 4 juin 2026

La grande partouze

 

Me dites pas qu'avec toutes ces têtes de winneurs, on arrivera pas à trouver notre zozo providentiel. Celui qui, d'un coup de grattage de ticket miraculeux, nous sortira de nos nombreux marasmes.

Ah ils sont beaux mes candidats ! 

Hein ? Quoi ? ils sont pas frais mes candidats ?

Cette prolifération montre l'indigence politique que nous vivons. Ils sont le reflet exact de ce que nous sommes devenus : une constellation de gugusses sans idées, sans projets. Chacun son cul ! 

Une politique personnalisable, qu'on peut commander en ligne. On peut la renvoyer si on n'est pas satisfait, lui donner une évaluation, un nombre d'étoiles, des commentaires. Conseiller en se faisant influenceur et promouvoir en tant que "créateur de contenus" sur Y m'entube.

On doit juger sur pièce. Chacun viendra nous expliquer ce qu'il compte faire à propos de ceci de cela, sans dire par quel moyen. Pas le temps de poser des questions, trop nombreux candidats, pas assez de temps d'antenne. Équilibre du temps de parole, on nous objectera. Du brouhaha médiatique, comment débattre à 23 candidats ? On repart sur une impression. Du bruit.

On signera en bas à droite sur une intuition. 

On verra bien.

 

mardi 20 février 2024

L'effet bof

 

L'effet Waow qui devait suivre la nomination du jeune premier ministre  n'aura duré que l'instant d'une éjaculation aussi précoce que le sus-nommé.  

D'abord la formation d'un gouvernement qui tourne à la farce : un Darmannin qui force le passage en mettant le pied dans la porte, Dati qui revient en impératrice sarkozyste à la culture, et une ministre de l'éducation nationale qui défèque d'importance sur l'école publique, et j'en oublie.

Mais n'allons pas nous ridiculiser comme le disait Nicolas en se mettant dans le sillage de Daniel Cohn Bendit qui n'en rate pas une pour cracher sur son ancienne idole. Le cocufiage en politique dépend de la longueur introduite dans le fion de l'électeur. Tout n'a pas été mal fait, et on met au défi quiconque d'avoir eu à affronter le virus et les jaunes. Macron était encore une fois présent au second tour contre Lepen pour la battre. Ni Méluche, ni LR ou autre PS n'ont réussi. Faut-il le rappeler ?

Seulement, faire encore tout ce cirque et continuer à s'acharner sur le corps de LR et PS moribonds en débauchant, rembauchant et jouer les intrigues de palais est une perte de temps considérable car nous avons une élections à gagner en 2027 bordel.

Malgré toutes les bonnes intentions et l'espoir suscité, la fatalité des élections et des revendications corporatistes obligent  une politique à la papa, jeune ou pas. On continue à sortir le chéquier, on pète de trouille devant les risque de grève pendant les J.O puis on tape dans les fonds de tiroir (en épargnant tout de même les profiteurs de guerre). En attendant la fin de mandat, on inaugure les chrysanthèmes, on fait les discours grandiloquents devant des cercueils et on dit des conneries politiques à propos d'arc républicain ... 


vendredi 29 juillet 2022

Ma femme, mon gendre, mon chauffeur

 

La vérole populiste qui s'est emparée d'un partie non-négligeable de la représentation nationale et de la presque-totalité de notre cerveau disponible concernant les affaires politiques, trouve un terrain favorable commun à gauche et à droite.

J'ai déjà causé, dans cet excellent blog, des similitudes qui sautent à la gueule de l'observateur doté d'un cerveau moyen comme le tien, tels que la propension de LFI et RN à promettre un ticket à gratter gagnant au bas du plaftard. Récupérer un maximum de fachos fâchés colériques et atrabilaires. Sans oublier leur amour insatiable pour les potentats belliqueux et débiles. Leur goût immodéré pour les subsides publics et la trouille diarrhéique qui règne parmi leurs seconds couteaux. 

Aujourd'hui, jour de la Sainte Marthe, obscure frangine de l'illustre marcheur miraculé, nous évoquerons la famille et son poids au sein de ces sectes populardières vagissantes et toxiques. 

A gauche : l'arrivée de madame Chikirou (supposée concubine du muchacho supremo ) à la députation. Espérons qu'elle ne facturera pas exagérément au parti, sa première question au gouvernement. Ensuite nous avons le gendre Amard, qui a été élu haut la main au bercail villeurbanais, où parait-il, sa famille a été parachutée depuis le 19è siècle. Dans la famille, on aime les minorités mais on donne l'avantage aux masses laborieuses avec l'arrivée du chauffeur Delogu à l'assemblée après avoir, dit-on, piétiné et utilisé une pauvre jeune militante issue de la diversité chargée de lui rameuter les suffrages d'icelle. En cherchant bien, on trouvera bien d'autres liens distendus dans le groupe LFI.

A droite : le placement familial relève de la tradition et du terroir. Chez Les pens on fait dans la dynastie depuis papy gégéne. Fifille va au charbon et se fait plier en finale en explosant en vol lors du débat final. La nièce ouvre une boîte à cancres et mise sur un canasson miteux. Le compagnon Alliot tente sa chance à la présidence du parti, le petit Bardella se maquerait avec une des petites-filles de Jean-Marie... bref un vrai huis-clos familial. Et faute de faire élire un chauffeur, ils ont pris un garde du corps. J'en oublie certainement.

Qui se ressemble s'assemble dit l'adage. L'assemblée nationale résonnera encore longtemps des rumeurs d'ententes utiles entre les deux camps. 

Souhaitons leur une bonne bourre !


mercredi 27 juillet 2022

Réhydrater la politique

 

J'avoue, j'ai un peu laissé tomber le spectacle de clowns quotidien assuré par les députés de nupes et du rn. La majorité se retrouve comme un chien dans un jeu de quilles, accusée alternativement par les deux groupes de crétins, de jouer le jeu de l'un et de l'autre. Vivement la salve de sondages positifs qui donnera l'initiative au président pour enfin dissoudre ce cloaque.

En attendant, le sergent Garcia de la politique française est revenu de vacances. 

J'ai adoré lire cet article sur Libé, torchon servile de cette nouvelle gauche "je ne veux voir qu'un seule tête!" alignée pour la brosse à reluire comme des godillots boueux.

Je passe l'image de la cathédrale baroque du XVI siècle, le labourage (...) de son imagination politique, la pink tide (?) et la gouvernante espagnole qui déjà l'entourait enfant lui apprenant la langue de Cervantes. L'article conclue avec une perfidie j'imagine toute involontaire de naïveté : "De retour en France ce mardi, Jean-Luc Mélenchon dresse un bilan positif de son périple, qui lui a permis de continuer à forger sa stature d'homme d'état, au-dessus de la mêlée. Tout l'enjeu est maintenant de savoir si les ingrédients récoltés là-bas vont faire recette ici."

Trois échecs aux présidentielles, premier ministrable dans les choux et même plus député. Toute une carrière politique vouée à la haine de ses anciens camarades et à 70 ans prétendre encore se forger une stature d'homme d'état.

Avouez que c'en est comique à se la rallonger et se la mettre en cartouchière !

jeudi 7 juillet 2022

On peut se lever chef ?!

 

Elisabeth Borne, vers la fin de son discours de politique générale,  a rendu hommage à Edith Cresson pionnière en la matière et première première ministre socialiste dans l'histoire de France. Sur les bancs de l'assemblée, peu de députés écolos et socialistes se sont levés pour applaudir et se joindre au témoignage républicain rendu à la femme d'état de gauche. 

Une bonne partie des socialistes a préféré imiter les insoumis en restant le cul vissé au velours du palais Bourbon. 

Ils n'avaient pas prévu le coup, sinon j'imagine qu'ils auraient débattu de l'opportunité de le faire après avoir demandé la permission de leur nouveau maître Mélenchon comme il se doit.  

Mais c'est trop tard. 

Ceux qui croient encore qu'une résurrection du PS est encore possible ont dû en faire définitivement le deuil. Faure a fini de planter les derniers clous du cercueil de ce parti. Il a offert ses restes à Mélenchon et sa bande de clowns.  

La gauche-couille molle dont les reliefs bordent ce groupe d'hystériques allumés, s'est mise ventre à terre allant jusqu'à refuser de saluer l'une des leurs et en assumer l'héritage républicain juste pour ne pas froisser le camarade Jean-Luc. Il semble qu'à ce régime-là, ils devront montrer leur gratitude, remuer la queue et faire papatte à chaque fois que les insoumis lanceront une injonction, des amendements, des abstentions, et des vote contre. 

Ils ont déjà commencé avec leur motion de censure prévue contre un  gouvernement avant même que sa chef ne prononce son discours. La plus grande préoccupation du petit dictateur est de compter ses troupes tout le temps. Alors,  que les socialistes, communistes et verts soient prêts à être éprouvés tous les jours. Ils apprendront à obéir vite et bien sinon leur brevet de gauche leur sera retiré et brûlé en place publique.

mercredi 18 mai 2022

Le bilan de Borne (déjà!)

Les bourricots en politique qui tiennent lieu d'opposition font le bilan de la nouvelle première ministre après un jour seulement d'exercice de la fonction. 

Ils frappent fort et ils sont vraiment très cons. 

Venir faire les malins et s'ériger en opposants est une position bien commode pour ceux qui enchaînent les échecs et les déconvenues politiques. 

Alors ils font le bilan des autres, histoire de monter un joli rideau de fumée devant leur incurie. Ça peut faire illusion un moment, surtout dans leurs réseaux sociaux, véritables stations d'épuration des idées, où sédimentent tranquillement leur idéologies malodorantes, mais la réalité est là et elle est féroce pour leur bilan.

Car il est bien connu : c'est défaite à tous les étages. 

Défaite électorale d'abord avec une succession systématique d'éliminations dès les premiers tours, défaite morale pour avoir abandonné laïcité et principes républicains, défendu et admiré des dictateurs puis défaite idéologique pour avoir abandonné les classes ouvrières à l'extrême-droite. 

Faire de l'opposition est bien commode car ça permet de ne parler que des autres. Facile lorsqu'on n'a aucun projet de société valable à présenter au pays et aucune compétence pour exercer des responsabilités. 

C'est pratique pour ne pas faire le bilan de ses propres échecs.   


 

samedi 19 mars 2022

Hache tague

 

Moi vous me connaissez, je suis féministe pendant les heures creuses ce qui est vachement économique en ces temps de guerre à nos portes. 

J'avoue que ces questions ne m'ont pas beaucoup traversé vu que je n'ai jamais considéré la femme sous l'angle de la différence avec l'homme. J'estime qu'un con n'a pas de sexe, un peu comme les anges. On pourrait conclure que je suis un homme déconstruit, sauf que je ne le savais pas. Aujourd'hui, grâce à quelques houris allumées, c'est fait et je ne sais pas si je devrais me sentir plus rassuré. 

Mais je ne vous ai pas convoqué à ce billet pour parler de moi. 

Comme d'habitude, mes poils de couilles vrillent lorsque je lis sur les journaux de gauche les "manifestes" et autres "appels" voire "collectifs" se constituer autour d'une cause qu'on appelle hashtag comme on dit chez les progressistes du clavier.

D'ailleurs, dièse c'est un terme musical. Personne ne sait ce que c'est parmi les jeunes. Et qu'ils ne comptent pas sur Armanet, Luciani, Booba ou je ne sais quelle Angèle ou Stromachin pour leur expliquer. 

Mais revenons à la politique. Donc ce collectif d'intellectuels anti-Macron lancent un appel #pasdedébatpasdemandat. Dans ce texte, où pas un mot de toutes les insanités entendues durant le quinquennat n'a été oublié, les instigateurs ajoutent la notion de "légitimité" déjà roté par l'ogre du sénat Larcher. 

Attendez au moins qu'il soit élu les gars !

Quant à l'utilité de faire des débats, on peut en débattre. D'abord causer de quoi avec qui? De son programme ? C'est un président qui se représente, cela veut dire que son programme est déjà dans son bilan, précisément dans les promesses non tenues. Débattre avec  les 11 autres candidats c'est essuyer leurs quolibets et leurs injures à la télé. Sommes-nous prêts à voir et à donner un tel spectacle de notre politique à la française ? 

Alors, ne vous gênez pas. Débattez et mettez en face du sortant le meilleur d'entre vous, avec le meilleur programme. En attendant, les prix continueront à flamber et la guerre totale de menacer la démocratie.

La faiblesse du programme de la gauche ne saurait être maquillée par des hashtags d'intellos qui pètent dans la soie et veulent tromper l'ennui en espérant des pugilats sur la place publique.
 

vendredi 11 mars 2022

Veni vidi abruti

 

 Alors j'entends ici ou là que les Russes seraient imperméables à la démocratie, qu'ils ne seraient pas faits du même bois que nous autres Européens pour cause d'une présumée "âme" qui les rendrait rétifs à notre mode de pensée et enclins à accepter de se laisser chier dans les bottes par des tyrannies tsaristes, bolchéviques par naturel et par plaisir sans réagir.

Je conseillerais bien à ces pignoleurs de neurones d'aller se faire téter par les hannetons car avant eux, on a bien causé d'incompatibilité d'"âme" avec successivement, Tchèques, Slovaques, Hongrois, Polonais, voire Ukrainiens et j'en passe. 

Toutes ces populations pour qui les communistes soviétiques ont inventé un concept 'd'Occident' pour se fabriquer un ennemi décadent et partager l'Europe en deux entités prêtes à s'affronter. 

Moralité, les gens sont tous les mêmes, où qu'ils vivent. Ils aspirent tous à la tranquillité dans leur foyer, parmi les leurs, pouvoir se nourrir, se soigner, élever leurs gamins dans la paix et, pourquoi pas, profiter d'un certain confort. A l'instar des Ukrainiens, tous les pays qui ont goûté à ça, ne reviennent jamais en arrière et c'est exactement ce qui fait enrager papy Vladimir.  

Et cela implique un minimum de démocratie et d'alternance politique.

Ceux qui couinent contre la "dictature en France" comme les gilets trucs, les antivax et autres Phillipots (de chambre) devront se demander combien de présidents français a vu passer leur idole Poutine, depuis qu'il a pris le pouvoir ? Combien de premiers ministres britanniques? Combien de présidents amerloques ? 

Je ne cause même pas de président de conseil italiens, comme l'inénarrable néo-mussolo-machin Salvini dont il est question en illustration et dont on rapporte l'humiliation infligée par le maire d'une commune Polonaise accueillant des réfugiés qui lui a rappelé cette image et son soutien indéfectible à son nouveau papa le Duce de Moscou.  Matteo est reparti la tête basse, la queue sous le bras devant caméras et sous les quolibets des journalistes italiens qui l'ont traité de "buffone" et autres amabilités dont seuls les macaronis ont le secret. Et on imagine : "avec des furieuses envies d'envahir la Pologne", comme l'aurait dit Woody Allen.

Comme dans tant d'autres dictatures sous-développées et tiers-mondistes, les tyrans s'efforcent toujours d'inventer des "particularités" à leur populations. Leur créer  une identité menacée de préférence. Le sentiment d'un peuple élu à qui le monde entier veut chercher noise. Ceci afin de cambrioler tranquillement la boutique et s'en mettre plein les fouilles avec les copains. J'ai les noms ! Y a qu'à demander la liste !

Alors, moi je clame ici que les Russes sont tout à fait capables de bouffer la merde de MacDo, boire la pisse de Starbucks et avoir une déco à chier avec des trucs Ikéa, tout comme nous autres, en supportant parfaitement  de vivre dans un environnement politique stable, non-agressif et démocratique. 

Nous vivons là les derniers soubresauts d'un monde déjà mort, agité par un kagébiste arriviste et mafieux, et tôt ou tard, la Russie sera européenne récupérera les milliards volés par le pouvoir et aura adopté les codes d'un pays démocratique normal. 

S'agissant d'ennemis, nous en avons beaucoup d'autres qui frappent à la porte, demandez à Kim-Jong ou bien à l'Ayatollah machin. 

vendredi 4 mars 2022

Déconstruction chez les écolos

 

L'heure est grave. 

Pendant que le papa (idéologique) de Zemmour continue de pilonner l'Ukraine avec l'aide de sympathiques tueurs tchéchènes, des islamistes salafistes de première bourre, ravis de se voir offrir un djihad gratuit avec la bénédiction de l'église orthodoxe, Jadot en profite pour purger son équipe de campagne. 

C'est quoi le chantier ?

Pendant que tout le monde a le dos tourné et le slip encagué de trouille par la perspective d'une vitrification imminente, les écolos français règlent leurs comptes en déconstruisant définitivement  Fabienne  Sandrine Rousselle. 

L'écolo-féminisme- machin-bidule en prend un sacré coup ! 

Bon. En même temps, pas de quoi fouetter un poule bio. EELV et son leader ne sont jamais promis qu'à une déculottée de feurste quality aux prochaines présidentielles histoire de faire oublier les roulements de biscotos et la morgue qu'ils avaient affichés après les municipales en prenant les grandes villes, désormais gentrifiées, de France. 

Mais la course ne sera pas finie pour autant puisque comme on présume, la lutte pour les places aux législatives est déjà lancée et devient féroce à l'intérieur des états-majors des partis gauche. La course aux têtes de listes dans les grandes villes se fait à couteaux tirés. Rien d'étonnant pour les petits rentiers de la politique à la papa-maman dont le seul horizon se trouve réduit à une ambition de petits notables provinciaux. 

Il faut laisser les gens sérieux travailler, on aura un quinquennat compliqué à gérer.    

mardi 22 février 2022

Se tromper d'adversaire

 

L'autre fois j'entendais Maurice Szafran affirmer qu'avec JFK, ils avaient créé Marianne en réaction à ce qui s'est passé pendant les élections de 2002. 

Aujourd'hui avec Natacha aux manettes, je tombai presque de mon bidet de toilettes en regardant le teaser vidéo que la dame propose pour vendre la dernière édition de son torchon en papier glacé.

Sous l'intitulé : Qui sont les macronistes et pourquoi il en reste? Pas moins !

Elle se demande "qu'est-ce qui fait que les électeurs continuent à croire en lui, puisque les sondeurs le donnent toujours à 25%" malgré... 

Malgré quoi ?

Elle précise à deux reprises - pour ceux qui n'auront pas bien compris, cons ou malentendants - 25 % des électeurs,  et non pas 25 % des Français, hein... "ceux-là auraient gain de cause contre (silence éloquent) tous ceux qui ne partagent pas une vision aussi positive de la France". Histoire de déligitimer d'avance le vainqueur de la prochaine présidentielle.

Le journalisme d'opinion prend un sacré coup avec Natacha. 

La dame qui émarge dans plusieurs radios et télévisions, se répand en anti-macronisme primaire presque pavlovien de cette génération qui a vu élire un président plus jeune qu'elle et qui le déteste  déjà rien que pour ça. Je passe sur le ton très "Ah vous avez bien vu ma brave dame, ses revirements, et son bilan catastrophique !" Mais c'est de bonne guerre : les journalistes ne sont pas là pour cirer les souliers du président.

Mais là, ça confine un peu à la mauvaise foi populardière et criarde. 

Ensuite reprendre à son compte, l'idée qu'en France tout va mal et que les 25% qui adhèrent font partie de la France qui "va bien" c'est un peu limite de raisonnement. Le déclinisme n'est pas loin. 

Et oui Nat, il "reste" encore des macronistes comme moi, pourtant je ne vais pas si bien : locataire, vieille bagnole, rares vacances, au chômage la plupart du temps (et j'en passe). Macron est, depuis 2017, le meilleur candidat de la gauche et ça se confirme une nouvelle fois. On ne cesse de nous seriner que Macron : président centriste, européen convaincu et laïque serait un vulgaire populiste sournois dont le seul but serait de détruire son pays.

Minute papillon.

Alors, le bilan il peut être incomplet, imparfait. On a vu pire. Les revirements : oui quelques uns mais pas de quoi fouetter un chat. Globalement la gestion de l'épidémie fut convenable humainement, économiquement efficace. Francis Lalanne n'est pas maire de Paris. Les chiffres du chômage sont plutôt bons et les gens font la queue aux tire-fesses aux stations de ski ! Royal !  

La France va plutôt bien, nonobstant le discours défaitiste et triste de ces oppositions qui ont juré la perte de ce président depuis la proclamation de sa victoire en 2017. Pour constater qu'ils ont eu tort, il n' y a qu'à regarder où ils en sont aujourd'hui : guéguerres de clans, ralliements improbables, défections et boules puantes ! Pitoyables !

Contrairement à ce prétend Natacha et les éditorialistes, ceux qui voteront pour un second mandat représenteront "La France qui réfléchit bien" plutôt que "La France qui va bien".


mercredi 16 février 2022

Le grand agacement

 

C'est le grand bordel en politique et mes blogueurs font la sieste, à part le gros qui revient très fort depuis sa cure d'amaigrissement forcée. Faut dire que les plus assidus nous ont péniblement pondu un œuf unique après plusieurs semaines de silence. Même à la droite réac, on nous cède à reculons des billets de feignasses et on se parfume les doigts à la littérature que personne ne lit plus.

Je m'inclus évidemment dans le lot des silencieux depuis deux semaines pour cause de concert de grillons dans l'oreille gauche. J'ai pas mal regardé la télé pour chasser les insectes qui me bouffent le crâne et soudain me rendis compte que nous avions atteint un niveau de nullité jamais atteint depuis les élections de 1969, année érotico-tabagique comme vous le sachez. 

Ce matin encore, je rendais mon dernier rire sarcastique lorsque j'apprenais que Nathalie Arthaud avait tout ses parrainages alors que l'ancienne garde de sceaux de Hollande peinait encore à les avoir. Cette dernière ayant, comme chacun le sache, perdu le soutien de l'immense PRG.   Non pas que je préfère l'une à l'autre ou bien l'inverse remarquez, mais je trouve ça rudement débile d'en arriver là. Toujours à  gauche (défense de rire) Place Publique de Glucksmuche refuse de soutenir la Hidalga, ce qui lui fera un immense trou dans ses 2.5% d'intentions de vote. Y a même Libé qui affirme que Melentruc au second tour est une possibilité. 

Sans blague ?

Tout ça parce que le Kim Jonluc a endossé les victoires sociales de la gauche sans dire une seule fois le mot "gauche". 

Comment dans une grand démocratie comme la notre -nonobstant l'avis contraire de MM Rodrigues, Lepen et Mélenchon-  on permet ce cirque ?

C'est quoi le délire ? 

Comment des candidats qui recueillent 0.5% dans les sondages obtiennent les parrainages ? Pourquoi Anasse Kazib ? Asselineau ? Pourquoi devrions-nous leur donner un temps de parole et se fader leur programme (s'il existe) ? D'ailleurs je me demande pourquoi on se faderait le programme d'un parti communiste, d'un PS voire des écolos, toutes ces promesses de beaux jours égalitaires, éoliens et durables qui ne riment à rien puisque tout le monde depuis les chutes du Zambèze jusqu'au Nebraskouille sait qu'ils n'y arriveront pas. 

Pourquoi LR on choisi une poule sans tête ? (bon OK pour les féministes, ils auraient pu choisir un coq sans burnes). Il n y a personne autour d'elle qui voudrait qu'elle ait une petite chance en lui déconseillant d'aller sur un terrain où déjà deux candidats d'extrême-droite se livrent bataille pour se disputer un troupeau de beaufs piétinant tout sur leur passage, ne sachant s'il faut aller du côté de mémé chatons ou de pépé malin. 

Va falloir penser à grand remplacer tous ces gugusses !



jeudi 30 décembre 2021

Un dernier fake news pour la route ?

 

Dans un dernier élan suicidaire tout en accélérant vers l'échec cuisant qui l'attend, le leader de LFI continue à racler le cloaque conspirationniste et autre anti-tout pour sauver sa peau en 2022;

Il fait la course avec le FN pour récupérer les derniers poulets sans tête qui courent toujours derrière Bigard, Lalanne, Philippot et Asselineau. 

En Guadeloupe il soutient haut et fort les balivernes des antis en affirmant sans preuve scientifique que la vaccin avait des effets sur la contamination des gens par le chlordécone. 

Sa dernière idée lumineuse pour sortir du marasme, avec madame l'ex-directrice de feu "le média", est de ressortir l'infox anti Europe consistant dans le carnet vaccinal suggéré en 2018 pour faciliter la circulation des personnes pour affirmer, à l'unisson de Marine Lepen, et sans vergogne que l'Europe avait déjà prévu le passe vaccinal pour contrôler les libertés des citoyens. 

Ces deux adulateurs des régimes démocratiques russe et chinois, ne nous épargneront aucune indignité pour sauver la comptabilité de leur épiceries.

Jamais, il ne leur viendrait à l'esprit que ces fake news vont être démolies facilement par le premier fact-checker venu ? Et que les gens ne sont aussi débiles ?



vendredi 26 février 2021

Nous sommes pour

 

Les panneaux d'affichage libre, d'habitude réservé aux associations, expos et concerts dans ma ville, sont toutes crépies de ces affiches qui décrochent la palme en matière de populisme neuneu.

La campagne électorale des mélenchonistes avait démarré le soir même de la déculottée électorale de 2017. Depuis, le parti a quitté la gauche pour se vautrer dans le bourbier populiste. 

Après cinq d'ans d'agitprop, d'hystérie politique et de récupération de tout ce qui remue au fond de la vase médiatique française, le youtubeur va représenter son hologramme et se prévaudra de quelques centaines de milliers de likes sur sa pétition de soutien à sa candidature pour montrer ses petits biceps.

 On n'a pas fini de rigoler.

lundi 22 février 2021

Charlie a tué la gauche

Au moment où la gauche attend d'exister politiquement en faisant gentiment la queue au guichet des déclarations gouvernementales, je vais y aller moi aussi de mon couplet sur l'islamo-gauchisme.

Juste faire remarquer qu'on est les champions du monde pour payer des études longues et compliquées pour constater l'évidence. Mais c'est normal puisque le haut fonctionnaire chargé des rapports à enterrer ne traverse jamais le périphérique.

A force de brailler que l'islamo-gauchisme n'existe pas, le gauchisme finira par faire pareil. Il laissera le champ à l'islamisme. Mais laissons-le nouer sa corde du pendu, l'ouvrage donne du sens au néo-bourgeois oisif et rythme sa longue journée de bonheur monotone. 

Charlie n'en finit pas de tuer la gauche. Car à chacun des cris désespérés des gauches, LFI, EELV et PS pour gagner le vote communautaire, le souvenir de Charlie viendra les tuer un peu plus. A chaque déclaration, ils perdront un point dans les intentions de vote.

Le pire pour eux sera que les musulmans eux-mêmes leur demanderont des comptes pour les avoir amalgamés avec des terroristes.

 

lundi 30 novembre 2020

La hollandisation de Macron

Hollande est connu pour avoir abandonné un second quinquennat alors qu'il présentait un excellent bilan. Il aurait pu refaire un tour si les prescripteurs avaient été loyaux et un minimum honnêtes envers son action. De plus, il parlait au centre gauche, libéral et social. C'est à dire le cœur de l'électorat qui fait les élections.

Macron semble suivre le même chemin, bien qu'on eut crû un moment qu'il saurait éviter l'écueil. Il a nommé un premier ministre à l'envergure de sous-préfet beaucoup trop tôt, croyant pouvoir manager seul et sans entrave sa fin de mandat. Souvenons-nous de l'épisode désastreux de Cazeneuve. 
 
Le premier ministre actuel n'est reconnu ni respecté  ni par LREM ni par ses propres ministres. Il ne contrôle rien et laisse les conneries s'accumuler. 

Macron est en train de tomber exactement dans le même piège que Hollande. Il va se laisser ensevelir par une ou deux affaires montées en épingle et par épisodes pour pourrir l'ambiance générale et hystériser tous les débats. Puis la loi qui viendra planter les derniers clous du quinquennat. Pour Hollande c'était la loi de déchéance de nationalité pour les coupables de terrorisme, pour Macron ce sera l'article 24 pour le floutage du visage de policiers dans l'intention d'attenter à leur sécurité.

Deux remarques. Les deux lois semblent tomber sous le sens, et doivent être sujet à consensus car in fine, elles n'ont d'autre but que préserver la nation et ses protecteurs, la preuve est que la majorité des français ne s'y est pas trompé pas et adhère clairement. Dans les deux cas, l'hystérie et le ventilateur à caca est actionné par la gauche qui brandit l'épouvantail habituel de la dictature raciste qui empêche l'expression de la presse etc..
 
Deux commentaires. Dans le premier cas, ça montre que le microcosme médiatique et politique est parfois bien moins connecté à l'opinion publique que les exécutifs. Dans le deuxième, c'est dans les affaires de délinquance, trouble à l'ordre et terrorisme islamiste que la gauche ne laissera personne légiférer. La petite gauche, qui sous des dehors humanitaires, égalitaires, culturels et sociaux, n'a de but que l'affaiblissement des forces de l'ordre, des institutions et de notre république.

La preuve à la dernière manifestation où les forces de l'ordre se sont laissé défoncer sur ordre d'une hiérarchie tétanisée par la tyrannie des réseaux sociaux et la peur de la bavure pendant la dispersion. Personne à gauche pour condamner... puisque naturellement plus personne à gauche lors de la dispersion pour calmer les troupes.

La gauche fait tout pour faire dégager les gouvernements de centre libéral-social, pro-européens et démocratiques et se trouve incapable de se faire élire et  prendre le pouvoir, sûrement par manque de courage politique. On aura grâce à eux une majorité de votes pour le RN. 

Il est possible que Marine Lapine propose de jolis strapontins gouvernementaux à Mélenchon et ses sbires. Qui sait ?


vendredi 28 août 2020

Tête de Piolle

“Rentrer dans cette logique de guerre de provocations avec les dealers, c’est malsain”,

Eric Piolle est maire (EELV) de Grenoble depuis 2014, reconduit en 2020. Autant dire que ses administrés sont contents de lui puisqu'ils le réélisent. 

Dans cet article, relatant l'affaire des dealers lourdement armés et équipés qui se sont filmés pour montrer c'est qui le patron et faire rire "la gosse darka" la faune de débiles de leurs réseaux sociaux, on a le sentiment que l'édile vive dans le monde de Oui-Oui. Un petit pays vert, où tout va très bien se passer, malgré les apparences et les chiffres. Mais quels chiffres?

Ceux de la délinquance et des règlement de comptes armés qui flambent dans cette ville et qui relèguent Marseille à une cour de récréation de primaire. Piolle, en bon "ayatollah" vert uniquement préoccupé par la paix sociale, l'aménagement de terrasses végétalisées et les voies cyclables, considère qu'il n'a aucune responsabilité dans ce qui se passe dans sa ville au point de vue sécuritaire.

Ainsi, en bon écologiste social, il n'avait rien trouvé de bon à dire sur le scandale "burkini à la piscine municipale" à l'époque, rien non plus sur les meurtres par arme à feu dans ses rues. 

Et dans cet article, il dénonce d'abord et uniquement un coup de com en accablant fortement les services de l'état, avant de faire une légère remontrance, presque en s'excusant " pour une simple provocation" de la part des dealers, il aurait dit "enfantillages" que ça aurait été pareil.

“Je regrette fortement que le ministre (Gérald Darmanin, ndlr) s’engage dans cette logique où on pointe du doigt un quartier de telle ou telle ville”

Eric Piolle, soulignant que le quartier Mistral était aussi animé par “une vie culturelle, d’éducation, sportive”

Si ça se trouve,  c'était juste le tournage d'un documentaire à vocation préventive et éducative, subventionné par la mairie via une association de quartiers.

mardi 7 juillet 2020

Je dirais même plus...

Puisque vous êtes là, autant vous infliger ma propre analyse sur le dernier remaniement. 

D'abord écouter les commentaires des esprits chagrins et les mauvais coucheurs pour voir là où la douleur est la plus aiguë. Manifestement c'est à gauche que ça couine le plus, comme d'habitude. "Un gouvernement Sarkozy bis", "Macron confirme sa droitisation" et autres conneries du même tonneau. 

Castex est un gars des territoires, il a un accent effroyablement provincial et n'a gêné personne lorsqu'il fut missionné pour le déconfinement. Connu pour être un homme de dialogue, bref un centriste bon teint sans excès, chargé d'amener le bateau à bon port pour les élections de 2022.

Hier la même gauche traitait Hollande de président de droite, et a tout fait pour le faire perdre, alors faut-il s'étonner de ces croassements malfaisants ? Macron, n'a jamais dit qu'il était de gauche. Dire qu'il fait du Sarkozy en mettant Darmanin à l'intérieur, c'est oublier que ce type était déjà au gouvernement depuis le début du quinquennat et a quitté sa famille politique depuis les frasques de Fillon.

Depuis des années, la gauche défend les casseurs contre les flics, trouve à s'entendre avec les islamistes, dénigre la justice, monte les colères et la défiance envers les institutions, encourage les communautarismes et les idéologies particularistes importées des US, comment lui donner les clés d'un ministère chargé de défendre la République ?

Les autres ministres ne semblent pas poser problème.

Reste l'énigme Dupond-Moretti.

La première réaction fut celle du syndicat des magistrats et a été très violente "une déclaration de guerre " pas moinsse ! Voilà ! Il suffit de voir où ça couine le plus comme je disais plus haut.

Il va y avoir du sport de ce côté là on dirait. 

mardi 5 mai 2020

Dissolvons tout ça !

Jouons les madame Irma.

Allez... avant la fin de l'année, Macron serait bien avisé d'annoncer la dissolution de l'assemblée nationale, comme l'avait risqué Chirac en 97. Ça n'a pourtant pas empêché sa réélection pour un second mandat... souvenez-vous. Mais la question n'est même pas là.

La dissolution permettrait de mettre fin, provisoirement, au bordel politique infâme auquel est soumis ce pays. Jugez plutôt : en trois ans de présidence une année de gilets jaunes, une année de grèves puis une épidémie qui finit de mettre à genoux les gens et l'économie pour au moins un an supplémentaire... Des emmerdes volant en escadrille serrée !

La communication sur le manque de matériel médical a été des plus calamiteuse et c'est une erreur grossière que ce gouvernement paiera cash. La suite risque être encore plus catastrophique car les acteurs agissants dans notre société sont à cran. La crise de nerfs guette et rien de plus opportun qu'une dissolution pour apaiser l’inflammation sociale qui couve. Celle qui bloquerait tout pour de bon et nous amènerait à des extrémités politiques fâcheuses et regrettables.

Rappeler les citoyens aux urnes, c'est les remobiliser autour d'une question importante. Un nouvel objectif et les mettrait devant un choix politique important. Les oppositions devront se retirer les doigts du cul et montrer qu'ils n'ont pas que de la gueule. La majorité qui se dégagera devra gérer... elle n'aura pas ni choix ni des excuses. 

Une bonne remise à zéro des compteurs.

mardi 21 avril 2020

La fin des clivages ?

En ces temps où la moitié des français devient épidémiologiste et l'autre infectiologue, nous ne pouvons nous empêcher d'aller à la caricature du "village gaulois retranché" consistant en une recette de boustifaille à chaque fin d'émission médicale sur la radio ou à la télé comme un banquet final où nous serions hautement fiers et satisfaits d'être ce que nous sommes. Mais passons outre cette part d'exotisme et cette fraîcheur dilettante qui fait notre charme légendaire.

Je crains que cette épidémie ne creuse encore davantage le fossé entre la gauche (gogoche et vrauche) et le populo moyen et les prolétaires. Déjà, qu'ils se sont presque tous mis au vote à l'extrême droite, et il est à redouter (par la gauche) que les derniers résistants ne se mettent à voter pour une droite au prochain scrutin présidentiel.

Car admettons le franchement : ceux à qui réussit le plus ce confinement c'est bien la moyenne bourgeoisie instruite et bobo de gauche. 

Je m'explique.

Le télétravail par exemple, souvent il ne peut être pratiqué par les emplois sous-payés, érigés stupidement et souvent dans le mépris insidieux en héros. Une grosse cohorte aussi d'employés ubérisés et d'auto-machins. La transhumance vers les résidences secondaires et la fuite chez papa/maman à la campagne ne sont possibles que pour la première catégorie. Habitant à la campagne (Provence) moi-même, je connais des tas d'exemples de bobos des villes rapatriés dans cette nature sublime en attendant la fin. Les enfants et l'école à distance : pareil. L'éducation nationale perd des bataillons de gamins déjà naturellement fragilisés, encore plus pendant la fermeture des écoles, les parents incapables de gérer le moindre cours... occupés à bosser, à se bourrer la gueule ou à se mettre des coups de latte dans la tronche. Et cerise sur le gâteau, devinez qui seront les premiers à revenir en classe ? Les premiers punis ? Les gamins en réseau d'éducation prioritaire. Les enfants de riches pourront aller en vacances avec la bénédiction des syndicats de profs.

Qui voudrait que tout cela cesse au plus vite ? Les mal logés, les mal payés, les indépendants, les ubérisés, les petits boulots, les petites mains. Ceux qui voient leur compte en banque se vider à grande vitesse et ne peuvent compter sur la générosité de l'état.  Il est à noter que les syndicats les plus à gauche renâclent devant les décisions de reprise du travail dans les secteurs industriels, BTP,  éducation nationale et autres fonctionnaires.  On les comprend volontiers, la lutte des classes ouvrières prend un tournant sanitaire qu'il faut investir d'urgence. On s'accroche comme on peut.

Quant aux médecins, ils voudraient naturellement voir des hôpitaux sans aucun malade, nous savoir enfermés pour qu'on puisse mourir en bonne santé. On s'excuse pour le dérangement messieurs, dames !

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