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jeudi 13 janvier 2022

La marche turque

 

Quand je vous dis qu'il faudrait s'attarder parfois sur les petites rubriques apparemment sans importance ! 

Ainsi, comme une augure du monde qui nous attend, et à l'instar des meetings virtuels à venir du camarade Mélenchon, un agriculteur turc a fait chausser une de ses vaches des lunettes de réalité virtuelle pour lui passer des images de prairies verdoyantes où elle pourrait s'égailler librement, croyant brouter de l'herbe fraîche avec le trou de balle exposé plein sud. Le tout en écoutant du Mozart. 

Résultat la bovine fournit une plus grosse production de lait ! 

Sans hésiter, l'heureux pégus projette d'équiper toutes ses vaches avec ledit jouet afin de clouer la concurrence, se faire un max de blé pour s'offrir plein de nouvelles épouses.  

Avouez que ça ouvre de nouvelles et fort intéressantes perspectives pour ce pays.

Ainsi, nous pourrions suggérer à son sultan, Recep le Grand, d' équiper chacun de ses concitoyens de ces lunettes afin de leur passer en boucle des images virtuelles d'un monde où son pays serait un paradis démocratique, géré par un sultan bon, agissant sous une charia bienveillante.

samedi 24 février 2018

On est chez nous

Chaque année, le président de la république en fonction doit aller au comice agricole pour se faire huer, siffler, jeter des œufs. Bref c'est l'exercice d'humiliation imposée par je ne sais quelle tradition et qui semble bien contenter la société car elle fait causer dans les chaumières, donner à ironiser aux esprits chagrins, fait tourner l'éditorialiste sur les plateaux télé et refait bander l'opposition.

L'élu ainsi martyrisé devra continuer son chemin de croix dans les travées puant la merde de bétail, l'anus de volaille et le jus de cochon et subir les quolibets et les insultes. Passer par le rituel de l'explication virile entre quat-zieux avec l'abruti du jour et finir en avalant, sous les yeux menaçants des producteurs, toute la boustifaille et le pinard qu'ils lui proposent.

Cette année on a eu droit au même cirque avec en sus cette phrase slogan du groupuscule Génération Identitaire "on est chez nous" maintes fois entendue naguère dans les meetings de ce qu'on appelait le Front National. Le gugusse en question est venu au devant du président pour lui cracher au visage le malaise paysan vu et corrigé par une fédération de ploucs célébres qui réclame l'usage de pesticides, les subsides européens, le massacre de loups, moins de normes, pas d'importations,  plus d'exportations (faut être débile !) , moins de charges, la baisse du prix du gasoil et une sosie de Marion Maréchal pour chaque paysan célibataire ou un Kendji pour les pébronnes esseulées.

Le monde agricole est en crise et lorsqu'on voit qui est à sa tête, on comprend vite pourquoi. 

J'espère qu'un président ou une présidente viendra un jour briser cette fatalité pitoyable. Quelqu'un qui aura le cran de nous épargner ce spectacle affligeant de voir le leader d'une puissance mondiale aller volontairement se faire insulter et houspiller par des abrutis manipulés par la FNSEA.

mercredi 19 août 2015

Crise porcine

En attendant l'arrivée du virus qui nous décimera tous à la rentrée avant les prochaines vacances au ski où nous serons bloqués dans dix centimètres de neige, arrêtons-nous un instant pour contempler du haut de notre petit tas de fumier national ce qui a animé notre été dans les médias. 

Je veux parler de la crise œdipienne profonde qui secoue la famille LePen (sans en tirer la moindre larme).

Aux dernières nouvelles, la grande tata ne sera pas au bureau exécutif qui se chargera de vider son papa du parti dont elle voudrait refaire les chiottes. Cette triste histoire d'enfant indigne d'ingratitude a remué jusqu'à Mamie Christine Boutin qui a témoigné de son saint écœurement devant une telle engeance. Y a plus de respect !

Le parti des "valeurs" en oublie celle qui a fondé la culture judéo-chrétieno-islamique qui a consacré le pater familias et l'a déposé au centre de la famille traditionnelle. Image même du créateur, le paternel en prend aujourd'hui un sacré coup dans ses généreuses couilles, dispensatrices de vie et de députées françaises blondasses.

Flairant ce délitement des mœurs, tel un petit vautour affamé au ventre gonflé, Sarkozy a volé en cercles tout l'été autour du charnier parricide. Il n'a cessé d'enchaîner les sous-entendus à l'adresse de l’électorat réputé sur-diplômé et archi-cultivé frontiste, parlant même de récupérer toutes les "Madeleines" de ce parti. Mais le photoshopé de Murtoli, ne disposant pas du volume cérébral suffisant, a tout bonnement oublié qu'il avait déjà subtilisé la plus belle des "Madeleines"à ses concurrentes de droite.

Pour en revenir à la crise du porc qui secoue violemment notre beau pays en ces temps moroses de rentrée scolaire, on notera ceux,  néo-FN, qui ne se privent pas de jeter de l'huile sur le feu en organisant une grande fête du cochon en pleine université d'été du parti. 

Hasard ou bien ?

vendredi 15 mars 2013

Du cheval pour mon royaume !

L'industrie de l'agroalimentaire continue à refaire l'actualité en France après la fonte des neiges et l'élection du pape François, présenté comme "normal" par les chroniqueurs de droite qui n'en finissent pas de mouiller leurs petits slips d'admiration. Dorénavant la droite tient elle aussi son François "normal".

Donc nos experts en alimentaire jurent qu'ils n'ont pas vu, qu'ils ont été trompés par leurs fournisseurs, qu'ils sont tout à fait blancs comme neige dans ce scandale globalisé.

Pourtant, a les entendre dans les émissions sur la bouffe dont on est submergés, salons de l'agriculture et émissions talk-show de haute teneur, en tartiner des tonnes sur le savoir-faire français, la gastronomie, l'expertise de l'industrie française et le professionnalisme légendaire de nos louchebems, rien n'aurait pu passer à travers leur oeil aguerri. A les croire, ils te diraient la provenance de la vache juste en regardant dans un os à moelle. Ils te repéreraient la viande verte sans même déballer le carton, te renifleraient du pas convenable juste en tâtant du sot-l'y-laisse ... des pros je vous dis !

Les maquignons du surgelé nous ont même bien fait rire avec leur fable "c'est la faute à l'Europe" qui a obligé les roumains à réformer leurs chevaux d'attelage pour mettre aux normes leur véhicules domestiques (et la Dacia, c'est pour les chiens ? ). Chevaux que par charité chrétienne, on a bien voulu les débarrasser pour quelques kopecks, histoire d'aider un pays du tiers-monde. Ensuite vint le storytelling en vogue (au FDG) * : le trader ! Le sombre petit trader crochu, ramassé au fond de son bureau d'on ne sait où, qui donne des ordres de vente et d'achat en cliquant sans discernement. 

Facile.

Seulement voilà, il se trouve que suite à la découverte chevaline, les contrôleurs sont sortis de leur torpeur libérale et se sont mis à contrôler ... et là, horreur ! Pas un jour qui passe sans un nouveau scandale : des miettes d'os et de ligaments dans les tortellini, du cheval dans les boulettes Ikéa et même un taux anormal de matières fécales dans les tartes au chocolat ! Du cheval encore dans les cantines et comble du sacrilège : du porc dans des saucisses halal de poulet ! 

Je trouve que dans ce dernier cas, les limites de l'insoutenable ont été franchies : mettre du cochon dans des saucisses de poulet, c'est impardonnable !

Mais promis juré, les industriels vont y mettre de l'ordre. Les cadors de la malbouffe nous promettent du 100% traçabilité de la bidoche du 100% bœuf. En réalité, ils nous promettent juste ce qu'il y avait d'écrit sur leurs boîtes de bouffe dégueulasse hautement tarifée depuis des années et rien de plus.

Seulement, ils vous disent cela en rajoutant avec un délicieux regard bien salingue, que si on veut de la qualité, il va falloir la payer plus cher maintenant. Moralité : vous aviez de la merde car vous vouliez payer pas cher.

Hé bien fallait le dire plus tôt.

* Petite vanne pour voir s'il reste un peu d'humour aux camarades de la vraie gauche.

vendredi 8 juin 2012

Le paysan nourrit la France (et inversement)

L'UMP reste un parti de dinosaures bien qu'il contient dans ses rangs quelques jeunes. Ce sont des jeunes vieux. 

Ils ont l'esprit déjà ridé par l'idéologie qu'ils ont tétée dès la naissance. Ils sont déjà avachis par l'administration d'une forte dose d'idées réactionnaires auxquelles ils font semblant de croire. Certains appelleront ça le syndrome du fils parfait. Ils sont raidis par les conservatismes hérités de papa-maman, héritage tout à fait inutile et n'ayant aucune valeur numéraire.

Lorsque j'ai vu et entendu les paroles du clip de campagne de l'UMP pour les législatives, j'ai cru à une blague grossière et caricaturale. J'avais tort ! Pour moi, ses concepteurs sortaient tout droit des actualités Gaumont de 1940. Ils montrent une France figée à l'époque du maréchal. Drapeaux, famille, devoir, traditions et sauvegarde de la civilisation occidentale. Un vrai cauchemar en noir et blanc !

L'image du paysan qui nourrit la France m'a beaucoup fait rire car j'ai du mal à imaginer le staff UMP, en majorité composé d'élus bourgeois, manucure, costard cravate Zadig de Voltaire hors de prix, avec les relations qu'on leur connaît et un train de vie au dessus du commun, en défenseur de la bonne paysannerie sous prétexte qu'il va une fois par an se crotter les souliers et se faire photographier serrant les louches calleuses du péquenot de la Somme porte de Versailles. ( J'aurai pu dire  Drôme ou autre, je ne suis pas chauvin) .

Cette idée de paysan a tout de suite résonné avec l'affaire du volailler Doux qui s'apprête à mettre sur la paille des dizaines d'éleveurs de poules et envoyer des centaines d'employés chez Pôle-emploi (au moins certains parmi eux arrêteront de baver sur les chômeurs assistés puisqu'ils en feront partie ... mais passons, ce n'est pas le sujet )  je disais donc que le multi-millionnaire Doux va mettre au chômage des centaines de pauvres employés qui ne demandaient rien à personne, qui ont juste eu le malheur de travailler pour une boîte dont l'équipe dirigeante s'était embringuée dans des affaires internationales et a échoué.

Ce groupe selon les derniers rapports de Bruxelles, est celui qui bénéficie le plus des subventions agricoles européennes ( avec le prince de Monaco, ne me demandez pas pourquoi ! ) . Il  détient un gros monopole sur l'achat,  la transformation et  la distribution des produits poulaillers en France, c'est dire le poids économique local et national qu'il représente, mais ça ne lui suffisait pas, il a voulu étendre son rayon d'action au Brésil où il a fait choux blanc (Faça  couve-flor branca comme on dit dans la Favéla). 

Inutile de vous rappeler mon hostilité à l'égard de ce genre de groupes agro-alimentaires qui localement se mettent en état de quasi-monopole auprès des pouvoirs publics, de leurs fournisseurs ainsi que de leurs clients, devenant ainsi l'acteur incontournable sans qui rien ne pourrait se faire. De plus, ils s'arrangent pour appauvrir davantage  les pays déjà exsangues, comme en Afrique par exemple, en les inondant de produits industriels de mauvaise qualité à des prix défiant toute concurrence car subventionnés par l'argent de la PAC, tuant ainsi toute la production locale.

Je ne parle même pas des dégâts que causent ces produits gavés aux antibiotiques, engraissés avec je ne sais quoi et entassés dans des structures gigantesques, charriant maladies et déformations, sur la santé des gens ainsi que sur l'environnement.

Il en va ainsi des principaux secteurs de l'agriculture française aujourd’hui. Intensive, elle se fait toxique pour l'environnement et la santé des citoyens immédiats. Invasive, elle réduit à néant les programmes de développement en autonomie des populations pauvres du monde ainsi que leur agriculture locale. 

La paysan nourrit la France et mon cul c'est du poulet ?

dimanche 26 février 2012

Et prend les agriculteurs pour des ploucs [suite]

La photo était pourtant belle : le président entouré d'un essaim de gardes du corps pour éviter un remake du casse toi pov'con, bordé à sa gauche par le gentil et lisse ministre de l'agriculture toujours considéré à tort comme un bébé Chirac, et à sa droite par le vigoureux Christian Jacob,  président du groupe UMP à l'assemblée nationale, ancien président du syndicat des jeunes agriculteurs de Seine et Marne, autant dire un connaisseur. Il y avait aussi l'inévitable caution chasse et ruralité en la personne de Nihous soi-même qui est gentiment entré dans les rangs.

Pourtant il manquait une personne dans cette belle photo, et pas des moindres vu qu'elle occupe un poste important dans la campagne : la porte-parole du candidat. Nathalie Kościuszko-Morizet a mystérieusement et brutalement disparu des écrans radars après avoir été en permanence dans le sillage du président depuis plusieurs semaines. Qu'est-ce à dire ? A t-elle eu peur de coincer ses hauts escarpins dans les caillebotis des porcheries industrielles ou de souiller ses blanches et aristocratiques menottes ? La vérité, je le crains, est que l'entourage viril du candidat n' a pas voulu de l'ancienne ministre de l'écologie car la mode n'est évidemment plus au Grenelle.

Pensez-donc, après avoir occupé les gazettes avec son tout nouveau costume vert, le petit géant du même nom a vite tourné casaque après le fiasco retentissant des Grenelles un et deux. Incapable de fixer son attention sur un même sujet plus de deux jours, il s'est vite détourné de l'écologie et a laissé les autres bâcler les dossiers, comme un enfant suractif qui se désintéresse rapidement de tous ses jouets. Les agriculteurs devraient se méfier car avec eux comme avec les autres, il avait tout promis et finalement n'aura rien honoré.

Mais la photo était presque parfaite. Même les envoyés spéciaux des rédactions des chaînes tout infos mouillaient bruyamment leur culotte durant leur reportage. A l'image de J.Bertolus sur I-télé qui oubliant toutes les règles de la retenue journalistique, s'est mis à s'agiter fébrilement en louanges pour le maquignon du salon. Ou bien cette journaliste de BFM qui faisant fi de toute la déontologie qu'exige le métier, s'est trouvée opportunément sur le chemin du président pour lui demander : " Que répondez-vous à F. Hollande qui se gargarise de rester 10 heures dans le salon ? " Au grand bonheur du maître à penser Olivier Mazerolles qui devait boire son petit lait du matin.

Pourtant tout a été fait pour que cette journée soit marquée d'une pierre blanche, même un sondage aux petits oignons plaçant Sarkozy en tête des intentions de vote dans le monde agricole est sorti simultanément. 40% des agriculteurs interrogés étaient favorable au candidat de la droite. Ce qui nous laisse 60% de sondés qui ne sont pas d'accord avec lui ... une paille ! 

L'agriculture française va bien ! Voilà le maître mot de la visite du président. Certes, les grands céréaliers voient leurs revenus augmenter ainsi que les gros producteurs viticoles ... mais quid des autres ? C'est le grand classique du Sarkozysme : on prend  le seul exemple qui fonctionne et on cache derrière lui  tout ce qui ne marche pas.

Les 60% qui restent savent bien que ça ne va pas si bien que cela. Ils savent que les taux de suicides et de cancers sont très élevés dans la profession. Que la plupart des exploitants sont asphyxiés par les semenciers et les crédits. Qu'ils sont écrasés par la grande distribution et exploités par les distributeurs. De cela, pas un mot du président. 

Pas un mot non plus pour ceux qui veulent défendre un modèle sain et plus respectueux de l'environnement, des producteurs bio, de plus en plus nombreux. De ceux qui veulent défendre la diversité et le terroir contre l'industrie agro-alimentaire. Ceux qui ne veulent plus de marées vertes sur les plages bretonnes et qui s’élèvent contre l’agrandissement incontrôlé des exploitations porcines. 

Fidèle à sa triste et grotesque habitude, il s'est contenté de tirer quelques fléchettes sur son adversaire socialiste en raillant  la candidate écologiste et leurs soi-disant arrangements, histoire d'obliger la petite douzaine de personnes qui le suivait à rire alors que tout le monde avait en tête les dissensions et les guéguerres que se mènent les ténors de son propre parti.

La candidat joue avec les agriculteurs comme il a joué avec les français. Il profite du salon pour faire des belles images et des beaux commentaires à sa gloire, mais personne n'est réellement dupe et on a tous vu qu'il avait gardé longtemps dans sa bouche le morceau de saucisson qu'il n'arrêtait pas de mâcher et remâcher pour faire semblant. La question est : l'a t-il avalé ou bien craché dans la plante verte ?

vendredi 24 février 2012

Sarkozy remet les deux pieds dans la bouse

A l'occasion d'un entretien accordé à des gazettes agricoles, l'ami des paysans et de la terre qui ne ment pas nous a ressorti sa fameuse rengaine sur "les tracasseries administratives" et "l'empilement des normes et des réglementations".

Souvenons-nous qu'il avait proféré ces mêmes insanités lors de la remise de la breloque nationale à son ancien client et ami, Jacques Servier. 


Je ne résiste jamais à repasser ce croustillant extrait, symbole de toute la flamboyance du dogme sarkozyste. Depuis, l'ami Servier est resté bien à l'abri des tracasseries et sa petite affaire s'enlise doucement dans les sables de l'oubli . On attend toujours qu'un gouvernement courageux et soucieux de l'intérêt des citoyens ne décide d'autoriser les actions de groupe car pour l'instant, les scandales s'accumulent, PIP, amiante etc ...et c'est l'état qui indemnise en attendant que la justice ne commence à lever une vague paupière.

Aujourd'hui, le président nouveau se remet à conspuer le problème extrêmement agaçant des normes et des contrôles . Il ressort le couplet de l'écologie ça suffit comme ça quelques jours avant la grand messe. D'ailleurs, ce salon agricole que les politiciens, Chirac en tête (de veau), ont transformé en plus grand rendez-vous politique de la France pour leur gloriole, est sensé être le point d'orgue de toute campagne électorale digne de ce nom. La bonne popularité du candidat se jaugera au nombre de sauciflard beurre qu'il aura ingurgités, au nombre de ballons de pif avalés et au nombre de poignées de mains et de sourires rougeauds qu'il aura suscités à son passage. Réduire tout un pays à une espèce de comice pétainiste annuel ... c'est pitoyable ! 

Le candidat schizophrène va jusqu'à dire qu'il a remis le poste de NKM à Fillon pour rassurer les agriculteurs que l'écologie c'est bien fini puisque le secrétariat d'état n'existe plus. Faut dire que l'absence de la nouvelle porte-parole ne sera ressentie que par le maître d'hôtel et l'équipe de domestiques qui lui  bourdonnaient autour pour la servir. Une grosse perte pour l'écologie.

Bref, encore une fois il redonne un blanc-seing aux agriculteurs peu soucieux d'environnement et les encourage à agrandir leurs exploitations, multiplier l'usage de pesticides et désherbants, polluer l'atmosphère et les cours d'eau, déverser encore plus de lisier et mettre plus d'algues vertes sur les plages. Toutes ces joyeusetés qui pourtant produisent des taux élevés de cancers dans la profession et entraînent la disparition progressive des petites exploitations au profit des industriels du secteur. Diversité et fraîcheur des produits contre productivisme et phytosanitaire ... sans compter l'hécatombe de mortalité chez les abeilles.

Mais pour la droite, rien n'est assez beau et rien n'est aussi important que le vote Sarkozy. Non ?


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