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dimanche 9 avril 2017

Yes oui can !

Bon, je ne vais y aller par quatre chemins, je mets les deux pieds dans le plats et je l'annonce tout de go : moi aussi j'aurais aimé lui piétiner les testicules à l'affreux Bachar (à voile) lorsque j'ai vu les mômes gisant par dizaines, morts dans d'atroces souffrances, gazés comme des insectes.

Obama la grande classe a laissé faire le tyran en déclarant aux yeux du monde qu'il n'avait aucune stratégie pour la Syrie. Il s'est contenté d'empocher un Nobel de la paix en sachant qu'il laissait la voie libre à Assad pour continuer à assassiner son peuple et vider son pays. Et il y a déjà eu gazage pendant son mandat, sans réaction. Inviter Beyoncé à la maison blanche pour guincher avec bobonne avait sans doute plus d'importance. Bah !

Encore une fois, les bons sentiments et les discussions interminables sur d'hypothétiques résolutions internationales sans issue, n'auront pas suffi à freiner le tyran. Bien au contraire. Il s'est adjoint les services du riant Poutine pour finir de tétaniser toute volonté belligérante contre lui depuis l'Europe. 

Trump a eu l'opportunité de frapper les esprits et donner une triple claque : d'abord au Russe pour lui montrer qu'il n'en avait pas peur, au  Syrien à qui il a montré qu'il pouvait le frapper quand il le voulait et au reste du monde qui l'avait pris pour un débile sans couilles. J'avoue que j'en fais partie mais ça ne compte pas.

Bref, Trump a fait ce que tous les "démocrates" rêvaient secrètement de faire. sauf que peu d'entre-eux ont l'honnêteté de l'avouer publiquement et de l'en remercier. La leçon donnée par le crétin notoire laisse pantois et on le comprend. 

A présent, il déplace des navires vers l'autre cinoque de Corée au cas où il décide d'envoyer des missiles chargés de nucléaires sur ses voisins et ce malgré les soutiens bruyants des anciens camarades communistes de Russie et de Chine. 

Kim est prévenu, l'homme orange a déjà un index sur le bouton. 
 

lundi 17 décembre 2012

Les gros culs

Pendant que les gamins de Newtown déposent des peluches en hommage à leur petits camarades assassinés, le stand de tir de la ville voisine d'à peine quelques miles, est plein à craquer de membres venus brûler quelques cartouches pour se défouler. 

La belle Amérique de la classe moyenne blanche et bien propre sur elle a encore donné à voir sa face la plus hideuse. Celle d'une société gavée de produits de consommation et d'images et produisant du crétin ou du tueur de masse en continu. Une société construite sur la peur.

La peur d'être privée de son train de vie prohibitif. La peur de se faire déposséder de sa grosse bagnole et de sa bicoque grotesque achetée à crédit. S'armer pour protéger son petit lopin de gazon, son frigo plein à craquer de boustifaille dégueulasse son énorme cul et son petit boulot à 6 dollars l'heure.

La droite américaine  a besoin de petits cadavres à donner à manger aux fabricants d'armes.

Car comment expliquer qu'une mère de famille, de surcroît maîtresse d'école, avait besoin de collectionner des armes de guerre sinon par une volonté délibérée et un encouragement à considérer l'achat de flingues comme un geste anodin, un acte de consommation banal.

Le second amendement de la constitution américaine a été rédigé il y a trois siècles et n'encourage en rien le massacre d'innocents. " A well regulated milicia" pouvait se justifier dans un pays en devenir, encore sous la menace d'une puissance étrangère et dépourvu d'armée régulière. Les américains n'ont depuis, aucune raison de devoir constituer des milices armées puisque l'état fédéral protège les citoyens.

Obama devrait provoquer le choc tant espéré par tant d'américains opposés aux lobbies qui arment les débiles et les délinquants. Il n'a plus rien à perdre puisqu'il a tout gagné : un second mandat pour avoir les mains libres et un prix Nobel à justifier. 

" The third rail" le troisième rail électrifié fatal à tout politicien américain, c'est ainsi que les amerloques surnomment le débat sur le port d'armes. Pour le moment, le débat a seulement été fatal à 20 petits humains qui n'ont rien demandé à personne .

Il avait promis le changement, alors c'est maintenant ... tant que les flingues du tueur sont encore chauds.

samedi 15 septembre 2012

Le jour où Mitt a niqué Barack.

Sinon, comment appeler la supercherie internationale qui se joue aux Etats-Unis et dans les pays arabes ?

Un film de mauvaise qualité tourné par acteurs qui ne connaissaient pas le but de la manœuvre, produit (aux dernières nouvelles) par une association chrétienne copte et un réalisateur porno,  fait trembler le monde arabe et oblige les américains à envoyer des navires de guerres au larges des côtes de Libye.

Voilà à quoi tient la stabilité mondiale en 2012 !

Mais les coïncidences sont parfois surprenantes ...

Les Républicains n'ont jamais caché leur hostilité à l'égard de toute politique qui tenterait d'amener progressivement la paix au moyen-orient. Une situation tendue en permanence dans ces régions constitue une aubaine pour les vrais tenants de l'affaire : les grands groupes d'armement de BTP et d'hydrocarbures. Ces derniers, tout le monde le sait, continuent à arroser les républicains pendant leur campagne électorale toujours dans l'idée de faire des affaires. Les guerres de religion ça rapporte énormément !

Lorsqu'on sait que les milieux conservateurs et religieux les plus durs soutiennent l'imbécile Monsieur Romney, il ne reste qu'un pas à franchir pour relier la campagne électorale US à la fièvre qui s'empare de la rue arabe.

J'ai encore dans les oreilles l’inattendu "A salam Aleïkoum" lancé par Obama en 2009 à l'université du Caire à l'adresse du monde musulman. Ce discours qualifié d'historique était sensé tourner la page Bush et rapprocher l’Amérique du monde musulman.

Tout cela paraît bien loin maintenant.

mercredi 3 août 2011

Les classes moyennes au secours de la droite

Les américains ont énormément de défauts et parmi ceux-ci, il y en a un que l'on gagnerait peut-être à imiter pour une fois.  Ce sont les joutes frontales, franches et massives, auxquelles se livrent  démocrates et républicains sur les gros sujets du moment. Dans ce pays, le problème est posé crument et sans précautions oratoires contrairement à nous qui privilégions les tournures et les circonlocutions qui ne sont compréhensibles qu'à partir de bac + 12 (et j'exagère à peine) et pour une fine couche d'experts qui se comptent sur les doigts d'une seule main. 

Le camp Obama a du faire face ces derniers jours à une bataille idéologique féroce avec la droite. N'importe quel économiste en bâtiment vous dira que le problème n'était pas de savoir s'il fallait ou non relever le plafond de la dette, mais quel genre de garanties mettre sur la balance pour permettre à l'état de continuer sa marche claudicante de malade en fin de vie. Les premiers voulant tirer davantage d'impôts aux plus fortunés pour maintenir les dépenses, les autres voulant encore moins dépenses pour ne pas avoir à mettre la main à la poche (des plus riches) . Ceci à au moins le mérite d'être très clair.

Évidement, jamais un bras de fer idéologique de cet ampleur n'aurait eu lieu au temps de l'excellentissime Georges.W Bush. Le brillant homme d'état ne laissait rien ni personne entraver ou bloquer la marche absurde de son administration vers le mur.

Je  vais finir  pas croire que la droite américaine ne pardonnera jamais au peuple d'avoir mis à la maison blanche B.Obama. Elle déteste à ce point ce président démocrate, noir de surcroît et si injustement récipiendaire du Prix Nobel de la Paix, qu'elle serait prête à mettre en péril la situation financière et la crédibilité de son propre pays face aux marchés et à ses partenaires mondiaux.

Je croyais la droite américaine et les zinzins du tea-party plus patriotes que cela, je suis déçu ...

Lorsqu'on apprend en même temps que Apple affiche un trésor plus gros que l'état fédéral US, on se dit que le camp libéral  finira assurément par gagner la partie, réduisant l'état à une poussière d'autorité qui n'a la main sur rien d'autre que de vagues services sociaux en direction des plus indigents. Les forces de l'argent auront mis la main définitivement sur les appareils exécutifs et législatifs et les isoloirs ou autres machines à voter seront mises au rebut ... stockées dans un vieil hangar, entre la démocratie et la justice.

En France, les mauvaises affaires d'Obama prennent une résonance particulière avec cette lettre adressée par notre président aux différents membres des deux chambres (d'enregistrement) leur demandant de passer outre les clivages (?) pour la mise en place et le vote d'un règle d'or budgétaire. Étrange de la part d'un président qui a donné sans compter depuis 2007.

A croire que le nouvel angle d'attaque des droites internationales est devenu économique à la faveur de la crise. La lutte contre le terrorisme islamiste et le jeu sur l'angoisse et les peurs  n'est désormais, plus rentable électoralement car BenLaden est mort, les révolutions arabes n'ont pas provoqué le raz de marée intégriste attendu et par dessus tout,  l'activité terroriste a changé de camp.

On a toujours davantage peur des choses que l'on n'est pas en mesure de comprendre et d'expliquer,  et les questions économiques constituent un angle d'attaque électoral idéal car à l'instar du sentiment d'insécurité et du réflexe de survie, elles touchent à la crainte et l'angoisse de la dépossession. Les classes moyennes seront les premières à se sentir visées dans le cas où les états décident d'augmenter les impôts, elles seront en première ligne dans les prochain combats électoraux dans les pays avancés et elles risquent de servir idéologiquement les droites dans leur course au moins d'état.

mercredi 4 mai 2011

Nage avec les poissons.

L'opération américaine contre Benladen est à mon point de vue une réussite dans le sens où un type recherché par tous les services du monde ne pouvait se laisser attraper facilement sans opposer de résistance. L'issue fatale faisait partie des scénarios envisageables du point de vue militaire. 

L'opération d'inhumation en pleine mer peut aussi se comprendre étant donné qu'aucune nation n'aurait été en mesure d'accueillir la tombe d'un symbole si encombrant. De plus, ceux qui mettent en doute la validité rituelle d'une inhumation maritime ne connaissent pas l'histoire des guerres maritimes islamiques durant lesquelles les soldats tués ne pouvaient  être inhumés en terres impies et lointaines et devaient, selon la tradition, être assez rapidement rendue aux éléments.

Aussi pour mesurer l'étendue du succès de l'opération, il faut observer l'attitude et les commentaires du gouvernement français et de son président . Le retard à l'allumage français n'a échappé à personne et les commentaires vont bon train pour mettre en doute les éléments apportés par les américains sur le sujet. Pas plus tard que ce midi, je voyais un Juppé, le sourire narquois, exposer ses doutes et ses craintes. On l'a connu plus sérieux et davantage convaincu lorsqu'il s'agissait de défendre le bilan de l'opération foireuse dans le désert du Niger pour libérer les otages français, justifier la non-intervention de l'armée française dans l'arrestation  de Gbagbo et plus dernièrement les bombardements de Tripoli qui font des victimes parmi les enfants. La solidarité avec les alliés a des limites !

Comme je le disais, plus ironiquement dans un billet précédent, Sarkozy a dû l'avoir bien mauvaise d'avoir été mis au courant par la presse que Ben Laden avait été tué. Obama l'a gentiment remis à sa place, une fois de plus, en le faisant redescendre de son nuage rose de président du G20. La dernière fois c'était lorsque la France s'est rendue compte qu'elle ne disposait pas assez de munitions pour continuer à pilonner Tripoli, laissant ainsi Mouammar reprendre du terrain.

Je n'ai jamais caché ma sympathie pour Obama et malgré les difficultés qu'il rencontre avec les républicains et les défauts de l'administration US, j'admire le fait qu'il ait réussi à doter ses concitoyens d'une assurance maladie en allant à rebours d'un mouvement global qui se veut sans autre alternative. Sa réactivité face aux crises (on se souvient tous de Bush qui survole en hélico les victimes de Katrina...) et la prise de risque énorme concernant la dernière opération qui révélera certainement d'autres zones d'ombre.

Dire qu'il en tirera un avantage électoral ne fait pas de doute et c'est tant mieux. Avant lui, les candidats républicains tiraient avantage eux, de l'existence de la menace Benladen pour se maintenir.

En France, nous sommes habitués à voir  notre exécutif grimacer à chaque fois qu'Obama réussit et c'est bien dommage car avec la disparition du chef d'El Qaida, il y a de fortes chances pour que le mouvement terroriste islamiste s'essouffle et que les peuples arabes reprennent force et courage  pour renverser les derniers dictateurs qui persistent grâce au spectre de la menace islamiste. Une majorité de musulmans est soulagée par la mort du saoudien et aimerait tourner la page pour que cesse de l'amalgame fait entre leur pratique religieuse et le terrorisme et pour cela devraient remercier le président américain ( pour une fois ) .

Il fut un temps où la France pouvait se vanter d'avoir une politique arabe. Aujourd'hui elle n'a même plus de politique internationale crédible nonobstant le recrutement du meilleur d'entre eux.

jeudi 20 janvier 2011

L'effet papillon.

La Chine n'est certes pas un géant aux pieds d'argile car du point de vue économique elle est en passe de renverser l'hégémonie occidentale et ouvrir un nouveau cycle de civilisations. 

Mais tout développement économique et industriel ne peut s'exonérer d'un autre, un peu plus problématique pour des dirigeants rigides et froids : le développement des moyens de communication et d'information et leurs inévitables conséquences.  Bien que la Chine s'obstine à vouloir contrôler le Web, elle ne pourrait à terme endiguer  la demande de plus en plus pressante ( et menaçante) de liberté de parole et de démocratie de sa population.

Nous avons tendance en Europe à prendre les chinois pour des braves travailleurs sans cervelle ni discernement, tout juste capables d'un sourire de remerciement pour un bol de riz et 120 dollars  pour  45 heures de bagne hebdomadaire. Le jour où l'information nous parviendra sans filtres, nous comprendrons que ce peuple a des aspirations  bien plus hautes et que sans aucun doute il arrivera à défaire le joug dont l'ont affublé ces pseudo-communistes-néo-arrivistes.

Oncle Hu vient de faire une déclaration particulièrement surprenante qui constitue une première mondiale : il a admis devant les journalistes américains que son pays avait encore à faire sur le plan des droits de l'homme et des libertés. Certes ce n'est pas grand-chose mais ça vaut son pesant d'or pour tous les opposants au régime.

J'ouvre ici un parenthèse à l'intention des nains politiques qui nous gouvernent pour dire que cette déclaration s'est faite juste avant une signature de contrats faramineux de 45 milliards avec des opérateurs américains. Il faut cesser de nous faire croire que l'art de la courbette et la vile révérence est un passage obligé vers de supposés contrats. Du dernier voyage d'oncle Hu à Paris ne subsistent que l'humiliation et le ridicule pour qui vous savez. Rassurons-nous, ce ne sera pas la dernière fois.

Je suis certain que la Tunisie,  ce petit pays d'à peine 10 millions d'habitants réputés pacifiques, est entrain de donner une belle leçon et une frousse innommable, non seulement aux petits despotes de la région mais également à ceux des grandes puissances qui répriment toute opposition interne et négligent les aspirations démocratiques de leurs concitoyens.  

Je suis personnellement  satisfait qu'Obama ait réussi fissurer  les principes de l'impassible  oncle Hu devant le monde. Je rappelle que le président américain était allé personnellement au devant des caméras pour "saluer le courage et la dignité" du peuple tunisien alors qu'à l'Élysée, on s'est contentés d'un communiqué laconique et tardif.

Le ministre de l'industrie tunisien devrait proposer à la France l'expertise de son pays dans la fournitures de chapeaux  (chéchias) à avaler, il paraît que les stocks ont fondu à vue d'œil ces jours-ci rue du faubourg saint-Honoré.

mercredi 3 novembre 2010

Chronique d'une défaite souhaitée.

Je reprends le titre du dernier billet du camarade blogueur Olivier en y changeant le dernier terme qui selon mon point de vue serait plus approprié. 

Oui, je n'ai jamais caché tout au long de mes billets mon admiration et mon soutien à Obama et je ne suis évidement pas d'accord pour dire qu'il a échoué. Il a perdu 4 sièges de plus qu'au midterms de Clinton, et contrairement à lui, il a préservé sa majorité au sénat. Rappelons que Clinton a fait deux mandats.

Mais revenons un peu sur les détracteurs de Barack et ils sont nombreux. Nous savons,  à commencer par la France que si Obama était soutenu par une majorité de français, il ne l'était pas par notre président. Il faut dire que les évènements qui ont suivi lui ont donné de bonne raisons ! Nobel de la paix, s'il vous plait !  Le genre de distinction qu'on ne trouve sous n'importe quelle talonnette. 

La crise aidant, les gouvernements européens qui se sont droitisé à outrance n'ont eu aucun mot ni aucun geste en soutien au président américain dans ses entreprises de régulation financière ni dans sa tentative de renouer le dialogue entre palestiniens et israéliens.  Notre dirigeant à nous s'est juste contenté de gesticulations verbales assorties de sentences grimaçantes n'impressionnant guère que la ménagère de plus de cinquante ans, et encore.

Un bombardement médiatique incroyable a lieu en ce moment en France avec pour titre "la  grosse défaite d'Obama" et pour sous-titre " On vous l'avait bien dit, hin hin, qu'il ne ferait plus le malin "

Des reportages en long et en large sur le tea-party ont fleuri dans nos télés et radios, rapportant sans aucune analyse critique journalistique ni recul professionnel les meetings de ce mouvement pourtant initié par une frange de fachos ultra conservateurs dont le seul moteur est une haine profonde et ancestrale envers les noirs et les musulmans,  mâtinée de libéralisme outrancier. Du pur journalisme, du vrai tout comme on l'aime rue du Fbg St Honoré.

Obama détient encore un gros capital confiance dans son pays contrairement à qui vous savez et il a œuvré pour l'intérêt du plus grand nombre de ses concitoyens au risque d'en contrarier quelques uns. D'autres continuent à faire tout le contraire dans leur pays au mépris des règles.  Les mères grizzli peuvent continuer à se défouler en buvant de la bière et en tirant sur des boîtes de conserves avec un lance roquettes si ça les chante, cela ne refera pas bander leur maris.

Obama n'est pas encore écarté de la scène internationale et nul n'a l'envergure pour prétendre le supplanter à ce niveau. Surtout pas ceux qui,  passent leur temps à mépriser les faibles,  à étouffer les scandales, veulent bâillonner  la presse et les juges dans leur pays et encore moins ceux qui  se tapent de putes mineures dans leur villa lors de partouzes avec kadhafi. 

D'ailleurs à propos de Berlusconneries, on attend toujours la protestation officielle  et véhémente de Hosni Moubarak à l'ONU contre celui qui a osé faire passer sa nièce pour une voleuse.


samedi 11 septembre 2010

Vite piquez-le !

La haine profite d'une boîte de résonance extrêmement plus grosse que tout le reste en ce moment, il suffit d'en pincer la moindre petite corde pour obtenir un vacarme planétaire. 

L'exemple nous vient des Etats-Unis où un obscur pasteur , accompagné d'une vingtaine d'illuminés ont trouvé -on ne sait pas quel miracle divin- des porte-voix assez puissants pour que le monde entier entende le déversement purulent de leur haine imbécile. Ce type a pris le monde à témoin pour effectuer une espèce d'autodafé moderne sur le coran, le livre sacré des musulmans.

J'ai du mal à imaginer ce pauvre pitre écumant, perdu dans le marigot floridien capable seul de faire autant de raffut même s'il touche à un sujet aussi sensible,  à notre pauvre époque. 

Les soutiens ont donc naturellement fleuri partout à l'intérieur même du pays. Les républicains,  sans cesse à la recherche d'un angle d'attaque,  font feu de tout bois pour affaiblir Obama car soyons clairs : ils ne l'aiment pas. Pas de la même manière qu'ils détestaient Clinton, non. Ils ne l'aiment pas d'abord parce qu'il   est noir. Ils ne l'aiment pas ensuite parce qu'il représente un petit espoir pour les pauvres de son pays. Les républicains le font passer pour un musulman chez 20% de la population et ameutent leur fâcheux autour de ground zero contre l'établissement d'une mosquée dans ce quartier. Alors le pasteur illuminé de Floride,  quel beau prétexte pour mettre le feu !

La seconde chambre de résonance vient des pays musulmans eux mêmes. L'image de hordes dépenaillées par une misère volontairement infligée par leurs dirigeants font le tour du monde médiatique pour maintenir le niveau de crainte au plus haut. Désireuse d'en découdre en ayant  les deux pieds enfouis dans des immondices jetées-là par ses dictateurs, la  foule hagarde de musulmans fanatiques pakistanais aux yeux injectés de haine, brandissent un livre que la plupart d'entre eux ne peut  pas même lire. 

Cette frange hystérique de l'islamisme intégriste, toujours prête à brûler les drapeaux devant des caméras occidentales complaisantes aimerait elle aussi torpiller Obama car  il est en passe de réussir à faire dialoguer les palestiniens et les israéliens.  Barbus de tous bords, unissez vous !  Ne laissez aucune chance au dialogue et à une éventuelle paix car elle est contraire aux intérêts de vos maîtres : la finance internationale, la pègre et les fabricants d'armes.

Le sentiment général de haine, de méfiance et de peur est largement entretenu en Europe aussi.  Les médias se délectent à  répandre à chaque fois de nouvelles informations sur le pasteur givré car les tracas que peut provoquer la droite américaine au président Obama font  l'affaire de certains leaders européens profondément blessés dans leur égo par ce que représente cet homme (suivez mon regard) . 

Une vague de peur venant de l'étranger est le parfait accompagnement de l'accès de fièvre sécuritaire qu'on a vécu cet été en France. D'ailleurs, on commence déjà  à entendre ça et là des personnes qui évoquent des menaces d'un attentat en France. On va nous refaire le coup de vigie-pirate et des niveaux d'alertes. C'est paraît-il le seul moyen pour que l'électorat de droite retrouve le chemin des urnes, ou devrais-je dire : le seul moyen pour que l'électorat retrouve les chemin des urnes de la droite. Un grand merci au Pasteur Terry Jones de nous avoir remis le trouillomètre à zéro !

jeudi 2 septembre 2010

Fausse route.

Dans le jargon médical, cet incident pourrait parfois avoir des conséquences graves chez les personnes fragiles. 

Il en est de même dans cette rentrée politique au niveau des membres du gouvernement. Agacements, hésitations, envies d'ailleurs, dégoût d'un côté. Obstination malsaine, ambitions perverses, désinvolture et aplomb de l'autre.

Notre petit G1 trépigne d'impatience en attendant la présidence du G 20. Enfin un répit ? Peut-être pas,  car la côte de popularité vacillante du chef en interne commence à entacher sérieusement le crédit de la France à l'international. Vivement critiqué pour sa gestion de Roms par l'ONU, l'Europe et même le Vatican, complétement discrédité par son manque de décision et son inhibition dans la lutte contre les paradis fiscaux et la spéculation financière occulte et enfin ne sachant guère donner de garanties sur la réduction de déficits français, Gonzo 1er arrivera bien faible à cette présidence.

Bien sûr, l'opinion française aura droit quotidiennement à son image du chef, index et menton tendus vers le ridicule,  mais en vain. Ça ne suffira pas pour cacher la merde au chat. D'autant plus que son rival Obama continue tranquillement  à marquer son mandat et l'opinion mondiale en imprimant son rythme : lentement mais fermement. Il a réussi à  réunir les acteurs du drame qui se joue  en Palestine et en  Israël, conflit que tout le monde avait opportunément oublié ces derniers temps. Par ce geste, Obama rappelle à tous que  ce qui se passe au moyen-orient a des répercussions graves dans les sociétés tant occidentales qu'orientales. Il a attendu le moment  du retrait définitif de l'armée en Irak pour redonner un départ positif.

Pendant ce temps, les nains politiques font bas commerce avec les rubans de la république et jouent aux bureaux de placement pour leurs femmes et enfants. S'acharnent sur les faibles et dépouillent les nécessiteux.
Ils osent tout et c'est en cela qu'on les reconnaît.


mercredi 23 juin 2010

Yes they can !

Il y a des gens comme ça: tout ce qu'ils touchent devient de l'or.

Il y en a d'autres : tout ce qu'ils touchent devient de la merde.

Une fois n'est pas coutume et n'étant pas un footeux acharné, j'aimerais exprimer aujourd'hui ce que m'inspire la qualification des USA en huitièmes de finale de coupe du monde.

J'ai tout de suite pensé à Obama. Vous savez, le grand président à qui tout le monde exige toujours plus. Celui qui, quoiqu'il fasse, ne trouvera jamais grâce aux yeux du reste du monde. Quand Bush survolait en hélico, et avec une semaine de retard, un zone inondée avec des cadavres qui flottaient encore à la surface et ensuite rentre dans son ranch pour le week-end : personne ne trouve rien à redire. Obama arrive à obtenir la tête du patron de BP, empêche les actionnaires d'empocher du pognon, oblige le pollueur à monter un fonds de plusieurs milliards pour indemniser les dégâts et fait plonger l'action de BP en bourse : moi je dis chapeau bas l'artiste !

Chez nous, lorsque l'équipe de France gagne : c'est l'équipe Black, Blanc, Beur qui gagne. Quand elle perd, elle ne représente pas la société française, elle est traitée de ramassis de racaille, de caïds et devient prétexte à questionnement sur l'identité française. Triste retour aux fondamentaux.

L'équipe des USA s'est qualifiée pour les huitièmes de finale.

Il y a des gens comme ça : tout ce qu'ils touchent devient de l'or.

mardi 6 avril 2010

ça y est je craque...

Ce jour béni où Obama a trouvé grâce aux yeux du chroniqueur Bernard Guetta ce matin sur Inter.

C'est ce titre que j'avais choisi pour le billet d'aujourd'hui mais il est un peu long. Il en dit long sur l'abandon et la tristesse dans lequel sont plongés nos chroniqueurs vedettes. Le harassement se distingue dans les propos et la lassitude pointe le nez. Oui, la réalité est peu flatteuse et les faits sont impitoyables : pendant que les uns vont de l'avant et font preuve de stratégie patiente et intelligente pour arriver sans vacarme à des résultats positifs, les autres s'agrippent à des pauvres petits principes érigés en mode de gouvernement et plongent dans la médiocrité et l'arrivisme le plus honteux.

Ce discours devant les étudiants de Columbia et le ton utilisé a été un choc et un vrai crève-coeur . Je me demandais où il fallait rire, et à quel moment il fallait pleurer. Que cette scène ait lieu dans un meeting électoral à trifouillis-sur-seine après un long repas arrosé, passe encore. Mais au States et devant un parterre d'étudiants censés représenter l'élite avec laquelle nos enfants devront traiter plus tard, c'en est trop ! Mais c'est vrai qu'à New-York, personne ne lit la presse française.

A beauf is born.



jeudi 28 janvier 2010

Moi personnellement, Je

Le contenu des discours m'intéresse de moins en moins du fait qu'il devienne  récurent. Il  emprunte  des démonstrations tortueuses  pour aboutir  généralement aux mêmes conclusions.
Ce qui est intéressant aussi à examiner, c'est le temps médiatique, l'opportunité.
Le discours sur l'état de l'union, est un moment important dans la politique américaine. Il est d'autant plus attendu, que c'est le premier de B.Obama. C'est l'occasion pour le président américain de décliner les grandes lignes et tracer des perspectives pour son pays tant au niveau local que international.
Alors quel rapport y t-il selon vous entre le discours de l'état de l'union et le discours  de notre président à Davos ?  Réponse : le temps médiatique.
Cette occupation médiatique par tous les moyens, conduit parfois à des manœuvres assez grossières imaginées par des esprits torturés.
Obama tient en ce moment un discours très ferme vis-à-vis des  banquiers et des spéculateurs financiers. Il tente de leur reprendre la main sur l'économie américaine. Pour le marquer à la culotte et tenter de le coiffer au poteau, le président français cherche à le devancer, le reléguer au second plan en allant à Davos pour y tenir un discours ahurissant sur " la moralisation du capitalisme" et autres contes à dormir debout.  Ce discours a évidemment fait doucement rire les personnes présentes qui n'ont même pas applaudi d'ailleurs. Il n y a plus que les lecteurs du Figaro, Xavier Bertrand et Jean Pierre Pernaut  qui y croient encore.
Alors chuut il ne faut pas les réveiller !!!

vendredi 22 janvier 2010

La plus grosse

Le désastre de Haïti fait des victimes collatérales en France et produit des conséquences inattendues dans la politique française. Dans un élan commun, nombre de commentateurs et observateurs de tous bords dénoncent une hégémonie à venir des USA sur  Haïti tant les forces déployées par ce pays sont gigantesques, comparées aux autres. Dès la catastrophe annoncée, Sarkozy s'est empressé de se mettre  au devant de la scène afin de dire aux Haïtiens et au Monde Entier que la France ne laissera pas tomber  ce  pays qui lui est  lié historiquement et linguistiquement. Cette attitude du président Français relance le duel grotesque qu'il a entamé unilatéralement avec Obama. Le problème est qu'il le fait sur les ruines encore fumantes  de Haïti.  Et l'on va voir ce que l'on allait voir.  Mauvaise pioche et mauvaise idée. Cette réaction était des plus prévisibles. Très rapidement, la réalité reprenant ses droits, la portée du discours se réduisit à l'envoi de secouristes, d' Arno Klarsfeld comme émissaire spécial et de  Alain Joyandet, arrivé à bord d'un jet privé de luxe, loué à un prix prohibitif et  à grand renfort de  caméras  , d'une vingtaine de CRS  pour  " empêcher les pillages "  (où ça ?) , d'un blocage au niveau du rapatriement d'orphelins en attente d'adoption.  Evidemment , tout cela  n'a pas pu échapper aux Haïtiens qui faute de pouvoir se nourrir de grandiloquence ,  se sont rués pour accueillir leurs sauveurs.  L'amertume au niveau français est palpable et on ne sait plus de quel côté pencher.

1 - Continuer à jouer au coq vaniteux qui invoque le mythe d'une grandeur passée  et  dont la belliquosité  n'impressionne plus grand monde.
2 - Se résoudre à n'être finalement qu'un  élément constitutif d'un plus grand groupe,  l'Europe, auquel  il faudra joindre sagement sa voix pour plus de lisibilité et de crédibilité au niveau international.

je doute, pour le moment de la deuxième possibilité car notre pays est   tellement remué, balloté  par les faux débats et les problématiques artificielles pour que l'effort de réflexion et de décisions communes soit mené sereinement et efficacement.

mercredi 23 décembre 2009

Obama

L’élection d’Obama a suscité un espoir incroyable aux États-Unis et dans le reste du monde. Il a été immédiatement dépositaire d’un potentiel de confiance immense et s’est vu chargé d’une responsabilité très lourde : il a été élu président après W.Bush.
Ce mec est immédiatement entré dans la légende, d’abord pour les américains et spécialement les noirs. On se souvient de la gestion humaine ignoble des conséquences de l’ouragan Katherina, qui jusqu’à aujourd'hui , ont laissé des centaines de milliers de noirs américains dans la misère.
Obama doit gérer deux guerres qu’il n’a pas commencé et auxquelles il doit mettre fin. Il essaye également de procurer à 40 millions de citoyens un moyen  de pouvoir se soigner et soigner leurs enfants. Il doit faire cesser l’ignominie de Guantanamo, fermer les  prisons où l’on  torture. Il doit présenter un plan convenable pour que des vraies  négociations aient lieu entre Palestiniens et Israéliens. Faire face à l’appétit démesuré de la Chine. Trouver une parade aux vannes racistes de Berlusconi. Devenir aussi écolo que Sarkozy et trouver grâce à ses yeux . Finalement il est intimement prié de mériter son prix Nobel !

Bush faisait doucement sourire avec son air de demeuré, mais personne n’en attendait grand-chose. Il ne pouvait pas décevoir. Lui.

lundi 30 novembre 2009

Cher Père noël.


Cher papa noël
Pour mon noël de cette année, je voudrais bien un joli gros navion pour moi tout seul, tu sais, un beau nairbus tout neuf à 185 millions. Un peu comme celui du grand américain. (Comme je le déteste çui-la !) Mais quand même… c’est tellement beau de se faire admirer par tout le monde, descendant tout seul la passerelle d’un navion qu’est rien qu’à moi, aussi grand et aussi beau. 

D’autant plus que je vais en avoir beaucoup besoin l’année prochaine : je serai en permanence quelque part dans le monde pour sauver la planète des guerres, des famines, du réchauffement du climat, de la crise économique et les banques. (Parce que l’autre là…çui que je déteste tant, il fout rien tellement qu’il est nul) . 

Je pourrais pas rester pour régler ces problèmes en France parce que c’est rien que des attardés de hazbeen ici. Ils ne comprennent rien à mes réformes tellement qu’elles sont efficaces. Mais « nul n’est prophète en son pays » comme on disait, et le "nul" dont on parlait, c'est moi.

p.s Je te remercie pour ton dernier cadeau. Elle était très belle ma nouvelle fiancée de gauche, seulement, elle ne chante pas aussi bien que Mireille Mathieu.
Signé: Nicolas. S

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