Édouard Philippe fait de la politique à papa. Il se rend à Mayotte pour s'autoriser à emprunter les expressions de Zemmour et Lepen sur l'immigration, comme si la situation sur l'île est transposable à la France.
La distance pardonne les excès de langage et la grossièreté, l'andouille du Havre (aurait dit mon regretté Nicolas) adopte alors sans sourciller un vocabulaire limite xénophobe en s'adressant à des noirs contre d'autres noirs... ça passe mieux, y a pas de préjudice ! Des mots qu'il n'oserait pas prononcer en métropole. Quel courage !
Mayotte est une terre d'extrême-droite, en témoigne l'accueil toujours très chaleureux qu'elle a toujours fait à la fille du borgne : 53, 77 % à la dernière législative.
C'est pour cela que les politiciens de droite et d'ailleurs y courent pour chasser le comorien, l'esprit débordant de sous-entendus et d'insinuations qui puent du fion.
Depuis le temps qu'ils courent derrière le FN, ils n'ont pas encore compris qu'ils ne font que le renforcer dans le discours et les idées.
Mais seule l'image compte. Édouard avec sa belle chemise blanche de commercial en pompe à chaleur et ses lunettes de soleil accoudé au bastingage, en train d'admirer le bleu de l'océan en rêvant de l’Élysée. L'hagard du Nord se tripote dans les colonies devant les caméras et les suiveurs qui cliquent-claquent kodaque à tout va, c'est bien cela qui restera finalement.
Ainsi que la sempiternelle rengaine sur le contrôle de l'immigration, comme à chaque campagne présidentielle.
Grotesque !

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