Mon choix électoral ira dès le premier tour à Emmanuel Macron. J'ai décidé de le soutenir, depuis le moment où François Hollande a décidé de ne pas se représenter.
Il aurait été parfaitement logique que ce soit ce dernier qui se représente pour le camp progressiste, social et démocrate, mais d'autres dans son propre parti en ont décidé autrement. L'obstruction permanente des 10% de frondeurs ont obligé tout l'appareil trébuchant du PS à monter des primaires contre leur propre sortant. Résultat, ces nains politiques en sont à se disputer les fonds de classement avec Dupont-Aignan.
Je soutiens Emmanuel Macron pour un tas de bonnes raisons. La principale étant que ses propositions entrent dans le domaine du possible car rien n'est pire que de laisser rêver le gens ensuite les laisser dériver vers le doute, la remise en cause des institutions et le rejet des valeurs républicaines, en faire des "déçus" qui tomberont dans les bras de ceux qui sont encore plus "populistes" qu'eux. Tout comme dans la gauche, certains se diront encore plus à gauche.
Mélenchon parle très bien mais évite soigneusement d'entrer dans les détails de son projet. L'usine à rêves qu'il propose ne sera qu'une friche de déceptions lorsque élu, la lune qu'il désignait dans ses grandes messes ne se résumera qu'au petit doigt avec lequel il l'avait montrée. Chavez, Tsipras, Podemos auront été les précurseurs de l'instabilité chronique de leurs pays, je ne vois pas pourquoi il faudrait les suivre sur ce chemin.
Quant au FN dont la candidate est en prise avec la justice, il cessera avec Macron de constituer l'épouvantail électoral qui permettait aux deux appareils de gauche et de droite de se maintenir en vie et d'attirer les votes craintifs. Nul appareil, nulle crainte. les lois sur l'éthique et la transparence seront durcies et la justice passera.
La France n'a pas besoin d'épouvantails ni qu'on fasse siffler les adversaires dans les meetings. Elle n'a pas besoin de fausses colères de tribunes. Elle n'a besoin de l'insulte ni du mépris.





