lundi 17 avril 2017

Ce sera lui

Mon choix électoral ira dès le premier tour à Emmanuel Macron. J'ai décidé de le soutenir, depuis le moment où François Hollande a décidé de ne pas se représenter.

Il aurait été parfaitement logique que ce soit ce dernier qui se représente pour le camp progressiste, social et démocrate, mais d'autres dans son propre parti en ont décidé autrement. L'obstruction permanente des 10% de frondeurs ont obligé tout l'appareil trébuchant du PS à monter des primaires contre leur propre sortant. Résultat, ces nains politiques en sont à se disputer les fonds de classement avec Dupont-Aignan.

Je soutiens Emmanuel Macron pour un tas de bonnes raisons. La principale étant que ses propositions entrent dans le domaine du possible car rien n'est pire que de laisser rêver le gens ensuite les laisser dériver vers le doute, la remise en cause des institutions et le rejet des valeurs républicaines, en faire des "déçus" qui tomberont dans les bras de ceux qui sont encore plus "populistes" qu'eux. Tout comme dans la gauche, certains se diront encore plus à gauche. 

Mélenchon parle très bien mais évite soigneusement d'entrer dans les détails de son projet. L'usine à rêves qu'il propose ne sera qu'une friche de déceptions lorsque élu, la lune qu'il désignait dans ses grandes messes ne se résumera qu'au petit doigt avec lequel il l'avait montrée. Chavez, Tsipras, Podemos auront été les précurseurs de l'instabilité chronique de leurs pays, je ne vois pas pourquoi il faudrait les suivre sur ce chemin. 

Quant au FN dont la candidate est en prise avec la justice, il cessera avec Macron de constituer l'épouvantail électoral qui permettait aux deux appareils de gauche et de droite de se maintenir en vie et d'attirer les votes craintifs. Nul appareil, nulle crainte. les lois sur l'éthique et la transparence seront durcies et la justice passera. 

La France n'a pas besoin d'épouvantails ni qu'on fasse siffler les adversaires dans les meetings. Elle n'a pas besoin de  fausses colères de tribunes. Elle n'a besoin de l'insulte ni du mépris. 

mercredi 12 avril 2017

La degringolada





Bon... c'est vrai que ce n'est pas complètement faux, mais c'est tellement bien dit. 

Hamon commence déjà à parler de sa campagne au passé, il fera le même pourcentage que lorsqu'il était frondeur à l'assemblée. Fronder c'est bien, mais avoir un projet et des idées c'est mieux.

Hop ! ça c'est fait.

dimanche 9 avril 2017

Yes oui can !

Bon, je ne vais y aller par quatre chemins, je mets les deux pieds dans le plats et je l'annonce tout de go : moi aussi j'aurais aimé lui piétiner les testicules à l'affreux Bachar (à voile) lorsque j'ai vu les mômes gisant par dizaines, morts dans d'atroces souffrances, gazés comme des insectes.

Obama la grande classe a laissé faire le tyran en déclarant aux yeux du monde qu'il n'avait aucune stratégie pour la Syrie. Il s'est contenté d'empocher un Nobel de la paix en sachant qu'il laissait la voie libre à Assad pour continuer à assassiner son peuple et vider son pays. Et il y a déjà eu gazage pendant son mandat, sans réaction. Inviter Beyoncé à la maison blanche pour guincher avec bobonne avait sans doute plus d'importance. Bah !

Encore une fois, les bons sentiments et les discussions interminables sur d'hypothétiques résolutions internationales sans issue, n'auront pas suffi à freiner le tyran. Bien au contraire. Il s'est adjoint les services du riant Poutine pour finir de tétaniser toute volonté belligérante contre lui depuis l'Europe. 

Trump a eu l'opportunité de frapper les esprits et donner une triple claque : d'abord au Russe pour lui montrer qu'il n'en avait pas peur, au  Syrien à qui il a montré qu'il pouvait le frapper quand il le voulait et au reste du monde qui l'avait pris pour un débile sans couilles. J'avoue que j'en fais partie mais ça ne compte pas.

Bref, Trump a fait ce que tous les "démocrates" rêvaient secrètement de faire. sauf que peu d'entre-eux ont l'honnêteté de l'avouer publiquement et de l'en remercier. La leçon donnée par le crétin notoire laisse pantois et on le comprend. 

A présent, il déplace des navires vers l'autre cinoque de Corée au cas où il décide d'envoyer des missiles chargés de nucléaires sur ses voisins et ce malgré les soutiens bruyants des anciens camarades communistes de Russie et de Chine. 

Kim est prévenu, l'homme orange a déjà un index sur le bouton. 
 

samedi 25 mars 2017

Unionons-nous quoi !

J'aime bien Benoît Hamon mais je trouve qu'il surjoue l'indignation et s'y réfugie beaucoup trop rapidement faute de trouver des réponses aux très nombreuses questions qui sont posées à la gauche à l'occasion de cette élection. Il dramatise et théâtralise ses positions tout en évitant soigneusement d'expliquer pourquoi sa campagne patine et pour quelles raisons il n'attire que peu de soutiens.

Il ne serait pas juste qu'il attende des ralliements naturels et automatiques de la part des cadres socialistes, encore moins de la part de ceux qui comme lui, ont, ou participent actuellement  au gouvernement. Il est encore moins intelligent de traiter de "traîtres" des types comme Le Drian, qui annoncent publiquement leur soutien à Macron.

D'une part parce qu'en terme de traîtrise à son camp, Benoît n'est pas en reste. Il est même multirécidiviste en la matière puisque dès son congédiement du gouvernement, il n'a cessé de voter contre les lois proposés par un exécutif issu de son parti. Il ne s'est pas privé de piétiner le président dès qu'il en avait l'occasion, donnant ainsi l'opportunité à l'opposition de rire en faisant de même, et ça c'est très mal.

D'ailleurs, jeter aussi facilement au goulag les gens qui ne sont d'accord avec sa ligne n'est pas très "unificateur" car un candidat doit pouvoir réunir des gens autour de lui pour le second tour. Jadot est bien gentil mais son ralliement prématuré et grossièrement intéressé n'a  pas provoqué le sursaut attendu. On peut même dire que ce fût un beau flop.

Deuxio, en politique il faut savoir doser sa parole et éviter d'insulter l"avenir. Car l'avenir c'est l'appel au vote Macron lorsque celui-ci sera seul face à MLP au second tour. Benoît se fera un devoir de se mettre en marche et n'acceptera pas qu'on le désigne comme "traître", à moins que ...

... qu'il ne se mettre dès à présent derrière l'égo mafflu de Mélenchon et de jouer les insoumis d'opérette, enfin se désister étant donné que le front de gauche réalise de meilleurs scores que le PS dans les sondages. L'union de la gauche enfin... ! Mais après ça, il lui faudra insulter un par un les 90% des cadres socialistes qui refuseront de le suivre dans sa déroute et qui ne veulent pas entendre parler d'une union avec le leader de FDG.

Bon je répète pour les sourds qui ont lu trop vite :

MELENCHON FAIT UN MEILLEUR SCORE QUE LE PS DANS LES SONDAGES !

Je crois que le PS a du gros soucis à se faire.




samedi 18 mars 2017

Concours de bites à gauche

Cette fin de semaine politique est chargée comme l'haleine d'un blogueur amateur de boissons fermentées de ma connaissance. Jugez par vous-même : 

Rassemblement populaire à Bastille des sympathisants de Mélenchon samedi et gros meeting de Hamon à Bercy dimanche.  La gauche véritable va reprendre le terrain politique aux costards de Fillon et aux Phillipoteries du dépressif du même nom. Enfin on va causer des problèmes de fond !

Car le problème de fond reste la taille du zboub des deux leaders !

Le Montebourg insolent, oublieux de l'insoumission irrémédiable du Jean-Luc a osé lui proposer de se mettre derrière le Benoît, et en bon ordre de marche pour justement damer le pion aux marcheurs du traître Hollandiste. Ce que le gourou exorbité de la secte Phi lui rétorque non sans ricanements fraternels : "ils disent ça passque les sondages les donnent devant, mais ils ne perdent rien pour attendre !" 

Ce qui n'est pas tout à fait faux ! 

La taille finale des mandrins turgescents des deux leaders qui rêvent de faire sauter Marianne sur leurs genoux sera donnée après le comptage des manifestants ce week-end. Qui va rassembler le plus de monde ? Qui sera devant dans les sondages à paraître lundi ? Qui devra se ranger derrière qui ?

Après la consultation de ma boule (maboul) de cristal, je peux d'ores et déjà affirmer que le total des deux bites n'excèdera par les 25 (%) ! Ce qui fera séparément deux jolies petites zigounettes qui n'arriveront même pas au deuxième tour ! 

Allons camarades ! Tous ensemble, tous ensemble !

mardi 14 mars 2017

Défendons Fillon !

Oui, surtout le laisser s'enfoncer et emmener avec lui cette droite odieuse au fond des cuvettes. Le caniveau.  Voilà le futur de cette caste finissante de magouillards déguisés en milords. Morgue british et raie sur le côté, monsieur probe tapait dans la caisse comme un petit malfrat en prenant ses grands airs ! Je souris.

Fifi pousse l'art de détrousser le contribuable en obligeant sa propre descendance à lui rendre un pognon gagné dans des conditions discutables, mais néanmoins légales. Une rétrocession qui n'est pas sans rappeler les pratiques de rétro-commission largement utilisées par les affairistes qui gravitent librement autour de son camp. Il dépouille en utilisant ses enfants comme bouclier humain, quelle pitié ! Ses amis de bénitier de Sens Commun qui gorettent leur "un papa, une maman !" dans les manifs pour tous doivent bouffer leur missel devant tant de honte.

Je ne demande pas le retrait de Fillon... jamais ! Qu'il y aille, courageusement, emmenant la horde de névrotiques qui le suivent comme des affamés, qu'ils franchissent le pas de cette présidentielle vers ce précipice du grotesque. La tête haute et les mains crades !

Vive Fillon et adieu la droite... à dans 5 ou 10 ans voire jamais !

mardi 7 février 2017

La vérité si je mens !

"Avoue ce que personne ne te reproche pour ne pas avoir à t'expliquer pour le reste" Voilà en gros la ligne de défense de Fillon lors de sa fausse conférence de presse hier.

Étant cloué au lit pour cause de crève, j'ai suivi de près l'opération "brouillard sur la France" du candidat LR, et je peux vous dire que ça mal démarré. Les médias avaient annoncé une heure d'émission, entre 16 et 17. Résultat, l'homme arrive devant les micros à 16h15, fait son discours liminaire, 15 minutes et accepte la dernière question à 16h50.

Le demi-millier de journalistes présents, étaient prévenus : pas une question sur l'affaire en cours.... autant dire circulez, y a rien à voir. 

Fidèle à son côté grenouille de bénitier, Fifi l'embrouille a adopté sa posture christique en faisant contrition et en offrant son corps et ses comptes en banque alors que personne ne lui avait rien demandé. D'ailleurs personne ne lui a rien demandé à propos du travail de Pénélope à la revue des deux mondes ainsi que ses liens avec les clients de son cabinet de conseil devenus partenaires une fois premier ministre. 

Personne non plus pour faire remarquer que la dame a gagné insolemment plus que le suppléant de son mari... qui devait certainement avoir moins de compétences qu'elle. 

Non plus, lorsqu'il a osé affirmer sans vergogne : "j'ai décidé il y a trois ans de mettre fin à la collaboration avec ma femme sachant que les français ne comprendraient et que ça pourrait nous porter préjudice" N'importe qui vous dira qu'il n'avait d'autre choix étant donné la nouvelle loi de transparence réclamée par Hollande, votée par la gauche et qui rendait sa situation tout de même un peu louche du point de vue éthique. Plus c'est gros, plus ça passe.

L'illusion fera long feu. Fillon prend ses sympathisants pour des blaireaux, c'est leur problème, mais en avril, c'est les français qui lui montreront qu'ils ne sont pas tous débiles.

Allez hop.... à confesse !


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