vendredi 11 mai 2018

Vous serez effondrés un jour... comme tout le monde

Lorsque la jeune Naomi avait appelé les urgences de l'hôpital, l'opératrice n'avait rien trouvé de mieux à lui dire "Oui, vous allez mourir certainement un jour comme tout le monde…" avant de lui raccrocher au nez et la laisser crever au bout du fil.

Aujourd'hui, on ajoute à l'ignominie de la chose, la froide et implacable inhumanité de la machine à broyer.

Car on vient lire dans certains canards comme ici, que l'opératrice est "effondrée" affirme-t-on de source syndicale. par ailleurs, la même source, toujours syndicale parle de "faute professionnelle" due aux 2000 à 3000 appels par  jour (?) Les mêmes ajoutent qu'elle avait été "conditionnée" par les pompiers qui lui avaient passé l'appel.  Ensuite s'ensuit une série de noyade de poissons : des questionnements sur les conditions difficiles de travail dans les urgences et d'autres considérations d'ordre général, bien sûr sans un seul mot  pour la famille de la victime.

Voilà qui ressemble fort à un début de défense de la part de la "source syndicale".

Je rappelle quelques faits  :

L'enregistrement a été heureusement révélé trois long mois après les faits par un journal alsacien, ensuite on apprend que le corps de la jeune femme a été laissé hors chambre froide pendant quatre jours sans autopsie. Clairement l'hôpital avait tout l'air de vouloir mettre la mort de la jeune femme sous le tapis, mais il y a eu un grain de sable qui a tout fait dérailler :  la fuite de l’enregistrement des deux entretiens téléphoniques avec les "riantes"opératrices de retour de vacances.

Combien d'autres "fautes professionnelles" non révélées, soigneusement couvertes par les services, les corporations médicales et les syndicats plus soucieux de '"l'effondrement"de leur collègues ?

On a licencié des gens pour moins que ça. Bien moins.

dimanche 6 mai 2018

Ce déferlement qui ne vient pas

Mais qui a bien eu lieu dans la tête de certains et qui ne l'ont bien sûr pas fait exprès voyons ! Mais oups quoi !

Corbière, le bien logé insoumis de son état et député Oups, a remis un louche de fake news à la sauce gôgôche après le faux mort de Tolbiac. Son patron, faute de pouvoir se dédoubler en hologramme, s'ubiquise en faisant du discours ambulant sur un char de carnaval et braille à s'en décrocher les chicots que la vague déferlante va tout submerger demain et qu'on on rasera gratis !

Pour espérer l'"extraordinaire succès" à Corbière, ils n'ont qu'à gagner la coupe du monde (comme sur la photo)... ou bien se faire élire !


vendredi 4 mai 2018

Blague block

On s'en doutait un peu, mais lorsque l'information est confirmée par un média aux sources sérieuses, on ne peut s'empêcher d'être plié de rire.

"Centralien à 4200 euros mensuels, fille de chercheur CNRS..."  C'est le profil des émeutiers qui ont cassé des vitres et cramé une bagnole qui, au passage , risquait de foutre le feu à tout un immeuble à la marge du défilé du premier Mai.

Voilà donc cette jeunesse dorée parisienne, culpabilisée par l'extrême gauche de faire partie de l'élite reproduite par papa-maman, et poussée à se déguiser, aller se faire des frayeurs en jouant à l’intifada classe VIP entre 14 et 16 heures.

C'est cette gauche qui prétend défendre les vrais smicards, les chômeurs et les contractuels qui servent à assurer les "acquis sociaux" de ceux qu'ils remplacent, sans jamais y avoir droit ?

Sans blague ?

Le pire est de les voir s'effondrer en larmes lorsqu'ils se retrouvent au commissariat, alors que les fils de bonne famille ne risquent pas grand chose car on leur reconnaîtra l'erreur de jeunesse.

samedi 28 avril 2018

Bal tragique à Tolbiac

La seule vraie victime après l'évacuation matinale de Tolbiac est l'extrême gauche française et ses organes officiels ou pas comme le média, payé par les adhérents du parti politique la France insoumise.

Le fake news a été relayé avec enthousiasme et une certaine gourmandise par les illuminés de la néo-gogoche Mélenchoniste, qui ne voyant aucune convergence arriver, sortent la vieille méthode de la rumeur pour exciter les plus débiles d'entre-eux et susciter de la vraie violence cette fois-ci.

Grossier ! (et périlleux pour le peu de crédibilité politique qui subsiste à ces gugusses)

Leïla la mytho a dit avoir vu des flics fracasser des crânes et Taha son poto de la FI les a vu essuyer des flaques de sang révolutionnaire sur la dalle de l'université ! Témoignages poignants mais faux. Pitoyable, Gérard Miller vient à la rescousse avec son manuel du petit psychiatre de bistrot et transforme le faux meurtre d'un étudiant en vrai "traumatisme" de ceux qui ont vu les flic évacuer leur fac. Y de quoi rester choqué de rire à vie !

Pire encore, la discrétion de violette de la plupart des journalistes face à ce fait qui émane d'un phénomène pourtant gravissime, à la base de toutes les atteintes contre les fondamentaux de notre république et de nos démocraties. Le traitement médiatique à peine a-t-il effleuré l'affaire, la reléguant à un mauvais jeu d'enfant qu'ils veulent laisser croire comme inoffensif.  

Inoffensif ?

Vraiment ?

lundi 16 avril 2018

Jean-Jacques Plenel

J'ai regardé l'entretien donné par Emmanuel Macron à Plenel et Bourdin et le moins qu'on puisse en conclure sur la forme est que les deux vieux baroudeurs du journalisme  ont trouvé un petit gars bien coriace dans lequel ils ont abandonné quelques dents.

D'abord Bourdin et son ton populeux qu'il donne d'une voix faussement colérique, un coup de tonnerre avec lequel on veut impressionner les enfants, mais son erreur est là : croire que l'âge précoce du capitaine lui permettrait de lui faire la leçon et de le sermonner. Puis il y avait ces interventions permanentes et intempestives pour couper la parole aux deux autres et se mettre en scène, petit potentat méprisant comme il doit avoir l'habitude sur son plateau à BFM et RMC. "Avez-vous pensé à NOS retraités qui subissent la hausse de la CSG maintenant alors qu'ils doivent attendre encore deux ans pour la suppression totâââââle de la taxe d'habitation !" Pouah !

Plenel est resté fidèle à son habitude : hautain, boursouflé de faux bon sentiments, pleurnicheur et dans la posture permanente du martyr. Il est resté planqué dans l'ombre de Bourdin, en cela fidèle à la ligne politique d'extrême gauche qu'il défend, toujours cachée derrière les populistes qui lui permettent d'avancer et faire tourner leur petite épicerie à indignations. Il s'est érigé comme d'habitude en président du tribunal des vertus, commissaire politique d'un peuple qu'il ne connait pas. Il a invectivé, posé des questions sentencieuses et orientées sur la personne et s'est contenté d'afficher son sourire entendu pendant deux heures quarante, grimace de dédain qui ne le quitte plus désormais.

Sur le fond, un redite des postures et principes déjà mille fois répétés. 

En résumé, un  concours de bites un peu ennuyeux où deux journalistes ont fait du grand cinéma pour montrer leur extrême bankabilité dans le milieu.

On n'avance pas beaucoup!

jeudi 5 avril 2018

Mélenchon ce grand convergent

Le leader d'extrême gauche s'est encore illustré par sa grossièreté légendaire lors d'une manif où il disait que les journalistes faisaient "un travail de merde". Trump est passé par là ! Oubliés les ennuis de financements chelous de sa campagne et les déboires de sa chaîne télé qui elle, fait de l'excellent  boulot journalistique en lui léchant les roustons dans les sens du poil. Vive la convergence des luttes !

Faut dire que la défaite lui reste encore en travers de la gorge.

L'effarante incrédulité avec laquelle il avait accueilli les résultats du premier tour qui le classait tout de même bon 4è derrière un Fillon pourtant dans la merde jusqu'au col de son costard de luxe, son refus de donner des consignes de vote et les piètres résultats des législatives ne pouvaient laisser penser qu'il en resterait là.

Le mauvais perdant se tourne alors vers son bras armé : la CGT avec ses 3 ou 4 % de syndiqués et les unions d'étudiants, tout aussi peu représentatifs, pour redonner un coup de manivelle social et faire reculer le gouvernement. Enfin obtenir une victoire sur Macron. De quoi venir plastronner devant les médias de merde pour dire qu'il a gagné. 

Le procès en légitimité fait contre ce président et ce gouvernement est assez inquiétant. Il participe à cette entreprise de sentiment dangereux de délégitimation généralisée : contre, pêle-mêle, les médias, la justice, la police, l'armée, la politique... etc. Jeu dangereux qui laissera la porte ouverte aux barbaries et à la sauvagerie qui nous guettent de près.

Pour bien illustrer justement ce qui se passe dans la mentalité de certains cheminots, j'ai regardé un reportage où un  gréviste expliquait ses raisons : 

- Je suis issu d'une famille de cheminots,  mon grand-père et puis  mon père... et je n'aimerai pas laisser mes enfants avoir moins que ce que moi j'ai eu. (pour aller vite, hein). 
Peut-être faudrait-il retirer de la tête de ce genre de types que la SNCF n'est pas un "bien familial" dont on peut hériter. Cela fera déjà un excellent début. 

Il est effarant de constater que cette corporation est devenue une sorte de petite bourgeoisie jalouse de son petit train de vie parsemé d'avantages et ne fait que reproduire les schémas que dénoncent à longueur de discours lénifiants et pompeux ses chefs. C'est mal.

Quant aux étudiants, que dire devant cette chose pathétique que de les voir se branlouiller devant les vieilles affiches de 68 et venir réclamer qu'on leur accorde la moyenne pour finir une année scolaire passée pour la plupart sur les terrasses des cafés. Ils dénoncent le nouveau système parcour'sup conçu pour une meilleure orientation... des futurs bacheliers.
 
A force de converger Mélenchon rêve peut-être de déboulonner le gouvernement et le président élu, et de venir au pouvoir à la tête d'une future alliance populiste comme en Italie. Les Français accepteront-ils de voir un clown et une gnère hystérique aux manettes ? J'en doute fort.



vendredi 30 mars 2018

Les cheminots ne prennent jamais le train

Je l'avoue, je prend le train assez peu fréquemment mais c'est curieux de se rendre compte qu'à chaque fois, c'est le bordel intégral.

Tenez, pas plus tard que le week-end dernier je devais rentrer chez moi lundi. j'avais confortablement tablé sur un car qui m’amènerait à tome vers les 17h en partant de la gare de Lens vers 10 heures du matin via Paris.  Un court passage dans les couloirs puants du RER pour rejoindre la gare de Lyon, ensuite nach Lyon puis Montélimar. Une promenade de santé je vous dis.

Mais peau de zob !

Gare de Lens : retard  indéterminé pour Paname, résultat mon transfert entre deux gares limité à 40 minutes cramé! Gentille, la dame coincée dans son fauteuil rouge pour cause de surpoids me propose un Lens-Lille-Lyon. Youpi ! Je rattrape largement. Va benêt, je remonte encore plus profondément dans le chnord à patate, quitte à redescendre dans mon sud à pébrons dans les temps.

Mais peau de gland !

En gare de Lille, 20 minutes de retard pour cause de "sortie tardive des dépôts". Argument qui a subitement muté en affreux bagage abandonné. Entre nous on se demande bien comment un bagage a pu atterrir dans un train qui a dormi dans un dépôt tgv. Passons. Le contrôleur jovial sans raison apparente mais je veux bien admettre, vient nous annoncer que le chauffeur est un cador, il va fouetter le cocher et faire chauffer les pistons qu'on allait voir ce qu'on allait voir.

Mais peau de bite ! 

En gare de Ch. De Gaulle (toujours ce grand con) des passager OUIGO indélicats ont eu le tort d'aller poser une fesse sur les beaux sièges de MON tgv. Ni une ni deux, les gars annoncent que le train ne fera pas un mètre avec des vulgaires ouiguistes de mes deux à bord. Bilan, encore 20 minutes dans le cul. Reusement les trains entre Lyon et la capitale du nougat sont fréquents... j'arriverai plus tard chez ouam ! Qu'à cela ne tienne, y a des choses plus graves comme une blenno purulente ou un militant de debout la France. Après ça, rien ne peut t'arriver, tu dis.

Mais peau de quéquette !

Le train au départ de Lyon est bondé comme le rapide Calcutta-Peshawar à l'heure de pointe. Je parcours la distance jusqu'à Vienne le nez collé à la vitre entre deux wagons, pratique pour admirer le paysage d'arrière-ville essentiellement composé de casse de bagnoles, de cimetières, stations d'épuration et d'aires de gens du voyage. A Montélimuche, mon car parti, fallait poireauter environ deux heures pour prendre le dernier. Aucun agent visible dès 19 heures à la gare.

Rentré à la maison à 23 heures, crevé mais plein d'amour pour la défense des intérêts acquis des cheminots et des syndicats qui nous traitent d"usagers" alors qu'on est juste clients vu qu'on nous transporte pas gratis, hein !


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