
Depuis sa calamiteuse méprise sur Jean-Baptiste
Botul de la Pampa, Bernard-Henri Lévy a observé un silence radio bien inhabituel de la part d'un show man, intello-matamore multi-entarté et VIP pipole de sa trempe.
Peut-être a t-il préféré ne pas parasiter les vocalises improbables que sa joyeuse moitié a égosillé dans tous les médias nationaux et qui a fait dire à la critique guindée qui fait et défait les modes et à l'élite intello parisienne , à quel point ce dernier album fut
"exquis" et
"tellement ... anticonformiste" , alors qu'il était tout simplement nul à chier.
Notre bel entarté réapparaît à la faveur d'un noble combat (comment pourrait-il en être autrement ?) Il a enfourché à nouveau son destrier médiatique , toujours aussi gentiment mis à sa disposition, pour cavalcader cette fois-ci à travers les déserts d'Irak et d'Arabie, traverser l'Euphrate jusqu'à l'antique Perse, pour tenter de soustraire une pauvre femme à la vindicte barbue de méchants mollahs jeteurs de fatwas et de cailloux lapidateurs. Il emporte avec lui cette fois-ci, en guise de caution ou de faire valoir, le mari de sa meilleure copine Carla.
Malheureuse Sakineh! Non seulement elle risque sa vie dans cette histoire mais si de surcroît, elle ne trouve que BHL et Chouchou pour
soutenir sa cause dans le monde, elle est doublement dans de beaux draps.
Souvenons nous de l'inoubliable
promesse faite à la face du monde, un soir d'errance, d'oubli et d'ivresse de
donner la citoyenneté française à toute femme martyrisée dans le monde. La courte et néanmoins riche histoire de ce quinquennat nous a montré à quel point des affaires similaires ont été conduites avec le tact, la diplomatie et la
discrétion nécessaire au bon dénouement de ce genre d'opérations.
BHL quant à lui, nous a livré à l'occasion de plusieurs crises mondiales, des
reportages édifiants et des témoignages mordants qui nous obligent à nous questionner nous-même sur la profondeur de nos propres engagements civiques et humains.
Le sort de Sakineh et de ses sœurs d'infortune ne doit pas être uniquement remis aux mains de pitres, il doit être porté par les associations qui
luttent chaque jour pour le droit des femmes. De toutes les femmes. En attendant, ces mêmes associations voient le montant de leurs subventions et aides de l'état diminuer année après année par les mêmes qui devant les caméras font des moulinets, et jouent les fier-à-bras pour épater la galerie.
Seulement, il se trouve que la galerie commence à se lasser et à trouver que ça commence à bien faire .