La Belgique et les belges ne devraient pas trop s'enorgueillir de devenir un refuge fiscal pour les riches français qui fuient le fisc de leur pays car à part acheter des grosses et laides masures en brique dans des quartiers lugubres surévalués, à un jet de noyau de la frontière, les riches n'amènent rien à nos amis d'outre-Quiévrain.
Car le pognon qu'ils ont décidé de ne pas payer en impôts dans leur pays, il ne le paieront pas plus dans leur nouveau pays d'accueil. Cela laissera d'autant les chiffres de la croissance et des finances publiques belges au même niveau (si d'ici là on pourra prouver qu'un riche produit de la richesse pour un pays autrement qu'en payant l'impôt).
De plus, de gros soupçons pèsent sur le premier nabab français de Belgique Arnault, qui aurait planqué des milliards d'euros dans des fausses boîtes aux lettres. Il est beau l'esprit d'entreprise tant vanté par le MEDEF et ses petits lèche-culs de pauvres de droite.
Et pour couronner le tout, comme pour compléter ce tableau en mettant la petite mouche verte sur le gros tas de merde, revoilà Tapie.
D'ailleurs qui d'autre que Tapie pour représenter l'esprit d'entreprise à la française ? Le spécialiste du rachat des entreprises en difficulté, l'homme qui a aidé a karchériser l'industrie française, l'homme qui a goulument tété aux mamelles de l'argent public vient haranguer les héritiers, les fils à papa et les fraudeurs fiscaux de Neuilly et du Seizième, pour les emmener en croisade contre le gouvernement spoliateur.
Dans le sillage du gros pisseur d'avions, une révolution semble se mettre en place en France. Aidés en cela par les scribouillards du faf à train de droite du Figaro, les Afflelou et autres fortunes de France nous refont 1789 à l'envers. Gérard est devenu pour eux une sorte d’icône révolutionnaire, comme l'immolé tunisien par qui les révolutions arabes sont arrivées. A la différence que Gégé mettra beaucoup moins de temps à se consumer étant donné le peu de sang qui lui reste dans son alcool.
A l'époque de Sarkozy, les riches non contents de payer quand même des miettes d'impôts, allaient tout de même s'installer à l'étranger mais en silence et dans l'indifférence bienveillante des observateurs. Aujourd'hui l’infâme se targue et le honteux se pavane. D'ailleurs à propos de l'ex-président des riches et des entrepreneurs qui se dévouent à leur pays, vous vous souvenez ? Celui qui n'arrêtait pas de dire " La France tu l'aimes ou tu la quittes", une fois encore, il a été pris la main dans le sac et des billets plein les fouilles.
La droite et le patronat, une vraie bande de patriotes professionnels je vous dis.





