jeudi 23 février 2012

Odieux !

Je vous avertis : le moindre pet de travers du président-candidat sera branché sur haut-parleurs et fera l'effet d'un coup de tonnerre.  Étant donné la pauvreté de ses propositions et l'indigence de son bilan, il ne devra compter que sur l'effet brosse à reluire des cireurs en chef et leur capacité maladive à faire résonner la vacuité de ses grimaces et de ses bafouillements répétitifs.

Définitivement, il aura décidé de venir parler aux citoyens quand bon lui semble. C'est la politique de l'actionnaire comme dirait le triste Val. Il se fait inviter à sa guise sur les grands plateaux mais attention toujours seul. Jamais aucun contradicteur en face, jamais aucun adversaire politique. Personne pour lui déplaire.

De cette façon, il vient monologuer, certain que son baragouin serait repris, corrigé, filtré, remis en forme et restitué de manière présentable à l'oreille du péquin. C'est nouveau, ça vient de sortir : c'est la campagne électorale du moi-je-tout-seul face aux français. Tant pis pour les autres candidats qui se font malmener sur les plateaux. Qui se font trouduculter dans tous les recoins par les questions insidieuses des experts qui se délectent à demander tous les détails, les titres et les sous-titres, les lignes et les interlignes. En plus, on leur demande de faire vite, très vite car le CSA veille. Facile !

Ce matin, les titres sont tous à la gloire du mea-culpa, du changement profond du candidat. Fini le président des riches, le président décomplexé qui n'aime pas demander pardon ... tous cela à cause d'un vague et inaudible bégaiement feint et calculé qu'on essaye de nous vendre comme sincère et qu'on est priés de  croire.

Le Fouquet's finit par nous être présenté comme l'unique erreur de ce quinquennat  alors qu'il n'en est que la foutraque prémice. La première erreur d'un série qui n'en finit plus ... jusqu'à l'affaire Véolia-Borloo, c'est à dire hier. L'entendre demander pardon juste pour être allé fêter sa victoire dans un restaurant est odieux et insultant pour notre intelligence. C'est loin d'être suffisant, le compte n'y est pas !

Il vient comme ça au devant des gens, avec on ne sait quels bouts de ficelles et de tissus encore,  pour rapiécer une millième fois une proposition de réforme approximative sur le travail, mille fois amendée, mille fois revue et corrigée, mille fois adaptée, reniée, critiquée puis retoquée. C'en est trop, ça devient agaçant à la fin !

De toutes les façons, jamais il n'aura  assez de temps et d'émissions télé pour se faire pardonner de tout. D'ailleurs personne ne lui demande de s'excuser, on ne s'excuse pas de ce qu'on est.

 L'incompétence et le mépris ne se pardonnent pas, on s'en sépare, on s'en défait et on les oublie.

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